Au commencement du temps 4-7) l’étrange expérience d’Aspect.


Au commencement du temps 4-7) l’étrange expérience d’Aspect.

cerimes.frDes objections d’Einstein aux photons jumeaux : une nouvelle révolution quantique ?

Dans tous les articles de la rubrique « au commencement du temps », je souhaite approfondir ma réflexion sur « le visage de Dieu«  écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: « Au commencement du temps« .

Dans les articles précédents, j’ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu’à l’instant zéro. ces articles m’ont permis de faire un saut dans l’histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d’affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l’Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont « ma lecture »  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l’envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l’instant zéro dans l’article 3-11).

« Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s’effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est. 

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses: 

     a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.

     b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.

C’est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l’indécidable au sens de Gödel

Dans un tel contexte, l’approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? « En prenant toutefois cette approche pour ce qu’elle est et rien d’autre: une hypothèse dont l’essence mathématique correspond à la nature mathématique de « l’objet » que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l’espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l’épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j’appelle le « soi », mon « intérieur » invisible par opposition au visible…Et je trouve ça plutôt jubilatoire… »

 


Nous nous sommes d’abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possibleet au chapitre 4-2): « le passé peut-il encore exister »?.  

Nous avons ensuite  examiné les traces que nous pouvons aujourd’hui retrouver de ce instant primordial. 

Nous avons d’abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l’habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d’espace et une dimension de temps. Sur l‘axe temporel, c’est le temps linéaire que l’on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l’article 3-10) l’instant zéro, qu’on peut imaginer que l’immense force de gravitation qui règne à l’âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C’est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang. 

Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.

Dans le chapitre  4-5) l’Univers est-il rond?nous avons cherché une autre trace dans la forme de l’Univers, et dans le chapitre 4-6, dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l’énergie noire.


2) Une visite à l’institut d’optique de l’université d’Orsay en 1981.

Ce jour-là, les frères Bogdanov se trouvaient à l’université d’Orsay, au fond du laboratoire d’un jeune physicien encore inconnu, Alain Aspect. « Perpétuellement accoutré d’une blouse très blanche, le visage barré d’une moustache sévère, il s’apprêtait à réaliser pour nous – pour « temps   X » – une nouvelle série d’expériences avec son étrange « machine ». 

Le paradoxe EPR et l’expérience d’Aspect

 L’on sait que la physique quantique, contrairement à la physique classique, veut que dans le monde microscopique il soit impossible de connaître simultanément plusieurs propriétés d’une particule (principe d’incertitude de Heinsenberg) Tout ce qu’on peut déterminer, ce sont les probabilités statistiques de mesurer chaque propriété. 

Albert Einstein s’est opposé toute sa vie à cette idée, refusant de croire qu’une théorie fondamentale ait recours aux probabilités. Il a donc essayé de concevoir des expériences de pensée afin de montrer à Niels Bohr – l’un des premiers quanticiens – qu’il avait tort. Il a donc imaginé, avec deux autres physiciens, Podolsky et Rosen une expérience qui devait contredire les théories quantiques.Ainsi, en 1935, Einstein, Podolsky et Rosen (EPR), émettent l’idée d’états quantiques dits « intriqués », dans lesquels on suppose que des particules sont corrélées indépendamment de la distance qui les sépare. L’exemple connu est celui des deux photons 

qui sont émis ensemble puis séparés. En exerçant un champ magnétique sur l’un, cela entraîne la polarisation de l’autre. Ainsi, ce qui advient à l’un advient à l’autre avec une simultanéité parfaite. En d’autres termes, si je mesure les propriétés d’une des deux particules, je peux connaître automatiquement les propriétés de sa « jumelle éloignée », ce qui implique que « l’influence » constatée dans l’expérience EPR se propagerait plus vite que la lumière, ce qui est en contradiction avec la théorie de la relativité restreinte d’Einstein.A l’époque, Einstein, Podolsky et Rosen concluent que la théorie quantique est incomplète et ne peut expliquer la « réalité ».

« A première vue, la machine n’était qu’un appareillage comme beaucoup d’autres en sciences: des câbles de différentes couleurs, des bobinages cuivrés, des lentilles en réseau. Et pourtant…nous ne le savions encore, mais sous nos yeux allait se dérouler l’une des expériences les plus importantes de la physique. » Cette prouesse allait faire le tour du monde et faire valoir à son auteur la gloire et les récompenses: la médaille albert Einstein,
le prix wolf

Ce dont les Bogdanov ne se doutaient pas non plus, c’est que l’étrange expérience d’Aspect allaient leur fournir un indice expérimental fort de l’existence du temps imaginaire à l’échelle infinitésimale et (curieusement) donner en partie raison à Einstein.

liens: physinfo.org/Info_Quantique -EPR: Déterminisme ou probabilisme, réalisme ou positivisme ?

cerimes.fr(vidéo) -alain aspect: une-nouvelle-revolution-quantique

polytechnique.edu -coup-de-foudre-pour-alain-aspect (polytechnique)

sciencesetavenir.fr -la-lumiere-stoppee-et-recreee (12-06-2008)

leblogdekali.blogs -le paradoxe EPR et l’expérience d’aspect

futura-sciences.com -un-tour-de-magie-quantique-dans-le-passe-avec-des-photons-intriques

laser50ans-bretagne.fr -à la lumière du laser

rts.ch/video -interview-de-alain-aspect-physicien

www2.cnrs.fr/jourrnal -Alain Aspect Un éclaireur dans la lumière

futura-sciences.com -aprés la médaille d’or du CNRS en 2005, le-prix-wolf-recompense-alain-aspect

ifraf.org -alain aspect lauréat de la médaille Albert-Einstein

science.gouv.fr -alain aspect dans la portail de la science

letemps.cf -L’homme qui donna tort à Einstein

colloquefairecorps.wizboosite.com -intrication et désintrication

franceculture.fr (vidéo): -le jeudi 3 février 2011 avec la présence d’alain aspect

info.france2.fr -alain aspect (sans-physique-quantique-pas-d-ordinateurs)

videotheque.cnrs.fr -alain aspect

ch.hubert.pagesperso -expérience d’aspect (simple)

fr.wikipedia.org – expérience de pensée: Chat deSchrödinger

wikipedia.org -Olivier_Costa_de_Beauregard

 

3) La machine d’Aspect.

3-1) Les expériences: Alain Aspect a donc montré quelque chose d’ahurissant pour 1981, que deux photons, qui défie les lois de la physique: deux photons, apparemment séparés par une grande distance (ici 12 m, mais elle peut être beaucoup plus longue), ne le sont jamais et continuent d’interagir malgré l’espace qui les sépare, comme s’ils échangeaient instantanément des informations. Comme si pour eux, ni le temps ni l’espace n’avaient d’existence. Et pourtant…

Dans Wikipédia on lit: a) L’intrication quantique est un phénomène qui a été pour la première fois mis en évidence par Erwin Schrödinger en 19351.

La mécanique quantique stipule que deux systèmes quantiques différents (deux particules par exemple) ayant interagi, ou ayant une origine commune, ne peuvent pas être considérés comme deux systèmes indépendants. Dans le formalisme quantique, si le premier système possède un état |\psi\rangle et le second un état |\phi\rangle, alors le système intriqué résultant est représenté par une superposition quantique du produit tensoriel de ces deux états : |\psi\rangle|\phi\rangle. Dans cette notation, il apparaît nettement que l’éloignement physique des deux systèmes ne joue aucun rôle dans l’état d’intrication (car il n’apparaît aucune variable de position). L’état quantique intriqué reste identique — toutes choses étant égales par ailleurs — quel que soit l’éloignement des deux systèmes.

Par conséquent, si une opération de mesure est effectuée sur ce système quantique intriqué, alors cette opération est valable pour les deux systèmes composant l’intricat : les résultats des mesures des deux systèmes sont corrélés.

b) Ce résultat a profondément choqué Albert Einstein qui avait une vision réaliste locale de la physique. Cette vision mène à la conclusion que si l’acte de mesure influe sur les deux systèmes, c’est qu’il existe alors une influence se propageant d’un système à l’autre, à une vitesse ne pouvant excèder celle de la lumière. Or le formalisme quantique prévoit que l’influence de l’acte de mesure sur les deux composantes d’un système intriqué est instantané, quel que soit l’éloignement des deux composantes.

Toujours en 1935, Albert EinsteinBoris Podolsky, et Nathan Rosen (E.P.R.) ont alors imaginé une expérience de pensée qui, si on estimait que les états intriqués existent réellement, mène à un paradoxe : soit une influence se déplace plus vite que la lumière (non-causalité), soit la physique quantique est incomplète. Aucun des deux termes de l’alternative n’était acceptable à l’époque, d’où le paradoxe.

Ce paradoxe était d’une grande importance historique, mais n’a pas eu de retentissement immédiat. Seul Niels Bohr a pris au sérieux l’objection apportée par ce paradoxe, et a tenté d’y répondre. Mais cette réponse était d’ordre qualitatif, et rien ne permettait de trancher de manière indubitable entre les deux points de vues. Ainsi, la réalité de l’intrication restait alors une question de point de vue sans support expérimental direct, l’expérience EPR n’étant pas réalisable (à cette époque) en pratique.

En effet, deux obstacles majeurs s’opposaient à la réalisation de cette expérience : d’une part les moyens techniques de l’époque étaient insuffisants, mais aussi (et surtout) il n’y avait apparemment aucun moyen de mesurer directement (par des critères quantitatifs) les effets EPR.

c) Les choses sont restées à peu près en l’état jusqu’en 1964. Le physicien irlandais John Stewart Bell publia alors un article dans lequel il mit en évidence des effets quantitatifs et mesurables des expériences de type EPR. Ce sont les fameuses inégalités de Bell. Ces inégalités sont des relations quantitatives que doivent vérifier les corrélations de mesures entre systèmes qui respectent totalement la causalité relativiste. Si ces inégalités sont violées, alors il faut admettre des influences instantanées à distance.

Ces inégalités permettaient de lever un des deux obstacles à la réalisation d’expériences EPR. Mais en 1964, les moyens techniques étaient toujours insuffisants pour mettre en place concrètement ce type d’expérience.

d)  La réalisation d’expériences EPR a commencé à être techniquement envisageable à partir de 1969, un article ayant été publié montrant la faisabilité d’une expérience

3-2) Le problème avec ces expériences était notamment une source de particules intriquées peu fiable et à faible débit, ce qui nécessitait des temps d’expériences s’étendant sur plusieurs jours en continu. Or, il est excessivement difficile de maintenir des conditions expérimentales constantes et maîtrisées sur un temps aussi long, surtout avec des expériences aussi délicates. 

En 1980, il manquait donc encore une expérience décisive vérifiant la réalité de l’état d’intrication quantique, sur la base de la violation des inégalités de Bell.

Alain Aspect a spécifié son expérience pour qu’elle puisse être la plus décisive possible, c’est-à-dire :

  • Elle doit avoir une excellente source de particules intriquées, afin d’avoir un temps d’expérience court, et une violation la plus nette possible des inégalités de Bell.
  • Elle doit mettre en évidence non seulement qu’il existe des corrélations de mesure, mais aussi que ces corrélations sont bien dues à un effet quantique (et par conséquent à une influence instantanée), et non à un effet classique qui se propagerait à une vitesse inférieure ou égale à celle de la lumière entre les deux particules.
  • Le schéma expérimental doit être le plus proche possible du schéma utilisé par John Bell pour démontrer ses inégalités, afin que l’accord entre les résultats mesurés et prédits soit le plus significatif possible.

La suite fait maintenant partie du patrimoine scientifique. Alain Aspect a donné des explications en public au cours d’une Conférence donnée à l’IAP le 2 mai 2007.

 

4) l’inséparabilité quantique

 

L’avenir de l’énergie solaire propre pourrait bien dépendre de la capacité des scientifiques à percer les mystères de la photosynthèse

 

Ainsi Aspect était arrivé à mettre sur un plan expérimental l’expérience de pensée EPR qu’on pouvait penser à priori seulement imaginer « spéculation théorique » et de l’ordre des réflexions métaphysiques expérience qui n’aurait pu être conçue sans Jonh BellEn 1981, les frères Bogdanov rencontraient au CERN Jonh Bell, proche de Roman Jackiw, l’un des examinateurs de leur thèse. Bell et Jackiw sont devenus célèbres pour avoir découvert en 1969 la fameuse « anomalie de Bell-Jackiw« , à la base du modèle standard des particules élémentaires. Cinq ans plus tôt, bell avait achevé la construction de son édifice théorique bourré d’équations compliquées, les inégalités de Bell. Bell avait pour objectif de réfuter le point de vue d’Einstein à propos du paradoxe EPR, conçu pour « épingler » une propriété nouvelle de la théorie quantique dont le coup d’envoi avait été lancé en 1927, lors du grand congrès de Solvay sous l’égide de Niels Bohr. Einstein, qui avait souvent des discussions houleuses avec Bohr, trouvait beaucoup de choses contestables dans cette théorie malgré le fait qu’il en avait lui-aussi été à l’origine. En particulier, que veut dire « non-séparabilité? Que deux particules issues d’une même source ne puissent pas être séparées quelque soit leur distance apparente, Einstein jugeait cette conclusion inadmissible, elle conduisait inévitablement à la disparition du temps et de l’espace.

liens: video.google.fr/videoplay -intrication quantique

owl-spip.ch -non-séparabilité et inégalités de Bell  http://www.wolfram.com/cdf-player/

aflb.ensmp.fr -Non sŽparabilitŽ et réŽtrocausation OLIVIER. COSTA DE BEAUREGARD

molaire1.perso.sfr.fr -non séparabilité quantique

forums.futura-sciences.com -non-separabilite

chaouqi.net -la-non-separabilite

astronomes.com -le paradoxe epr et la non-séparabilité

gerp.free.fr -non séparabilité et parapsychologie

universalis.fr -separabilite-et-non-separabilite (le débat einstein-bohr)

www.science-et-magie.com -la survie et inséparabilité

charlatans.info -confusion quantique

rmitte.free.fr/science -et le réel alors?

leplus.nouvelobs.com -du-quantique-au-classique-que-percevons-nous-reellement-du-monde

ungraindesable.blogspot.fr -l’émergence

http://espritscience.blogspot.fr/2010/01/forme-et-interpretation.html

www.beebac.com -L’intrication quantique, ou le rêve de la communication instantanée

humanosphere.info (vidéo) -le-cheveu-que-vous-avez-perdu-il-y-a-20-ans-interagit-encore-en-temps-reel

hypnose-psy.com -hypno création quantique


5) Les variables cachées?

Einstein était persuadé qu’il devait exister ce qu’il appelait des « variables cachées » dans la nature qu’il suffisait de connaître pour venir à bout de ce problème embarrassant de communication instantanée.  Et du même coup retrouver le comportement déterministe de la nature. La réponse de Bell, un demi-siècle plus tard, très subtile, a montré que l’existence de « variables cachées » entrait en contradiction avec la mécanique quantique. Bernard d’Espagnat savait que le « théorème de Bell » pouvait être vérifié expérimentalement. Et c’est ce qui l’a poussé à confier à Alain Aspect la responsabilité de mener et de réussir de manière éclatante,comme nous l’avons vu, la fameuse expérience (D’Espagnat fut directeur du Laboratoire de physique théorique et des particules élémentaires à l’Université Paris-Sud 11 à Orsay (1980-1987). Il a en particulier contribué à éclaircir les enjeux théoriques des expériences d’Alain Aspect sur le paradoxe EPR).

Mais, comment la comprendre? Les physiciens sont parvenus à se mettre d’accord sur les résultats et leur interprétation, mais ont-ils vraiment saisi la signification profonde de ce mystérieux phénomène de non-localité?

liens: fr.wikipedia.org -variable cachée

forums.futura-sciences.com -variables-cachees-non-locales

fr.wikipedia.org/wiki Théorie_de_De_Broglie-Bohm (à variables cachées)

forums.futura-sciences.com -epr, Aspect, non-localité et variable cachée

techno-science.net -paradoxe EPR et intrication (interprétations)

 

6) De la non-localité au temps imaginaire…

hypno création quantique (et temps imaginaire?)

 

strange-univers.over-blog.com -Le temps n’existe pas?

 

*Dés 1978, les deux physiciens théoriciens Jonh F. Clauser et Abner Shimony résumaient l’état d’esprit de l’époque: « L’on peut maintenant affirmer avec une confiance raisonnable que, soit la thèse du réalisme, soit l’idée de localité doit être abandonnée. Quel que soit le choix, il va changer radicalement nos conceptions de l’espace-temps? »

*Où en est-on actuellement? ...

Avec technoscience.netToutefois, si ces expériences impliquent que l’on renonce à l’une des trois hypothèses (on s’est décidé pour la localité), elle ne permettent nullement la transmission d’un signal plus vite que la lumière (sans quoi d’ailleurs soit la causalité, soit la relativité serait violée).

Un enthousiasme encombrant: Un colloque organisé de façon hâtive à Cordoue — non par des physiciens, bien que plusieurs fussent invités — fut l’occasion pour un certain nombre de «  parapsychologues  » ou spécialistes des «  sciences occultes  » de se réclamer de cette expérience pour alléguer de la possibilité théorique de phénomènes comme télépathie, télékinésie et autres, au milieu de physiciens qui ne pouvaient démentir. Cette excitation explicable sans doute par la nouveauté du propos se calma par la suite, et l’effet EPR fait aujourd’hui partie du quotidien de la physique.

Des conclusions plus sereines: Les points établis par cette expérience sont les suivants 
  • Les inégalités de Bell sont violées (ce qui implique que l’hypothèse de localité est fausse) ;
  • Il n’existe donc pas de variables cachées locales (c’est-à-dire attachées aux particules) contrairement à ce qu’espérait Einstein (en revanche, l’expérience n’exclut pas les théories à variables cachées non-locales) ;
  • Si on veut conserver l’hypothèse d’une limite à la vitesse de transmission d’une information (c, vitesse de la lumière), il faut admettre que deux particules créées conjointement, même géographiquement séparées, peuvent continuer à se comporter comme un système unique (non-localité).

Finalement le principe de causalité reste valable, mais on ne peut considérer les destins des deux particules comme des événements distincts, ayant ou non un rapport de cause à effet.

Interprétation romanesque: Le chercheur Etienne Klein donne une métaphore très touchante de l’effet EPR: Deux coeurs qui ont interagi dans le passé ne peuvent plus être considérés de la même manière que s’ils ne s’étaient jamais rencontrés. Marqués à jamais par leur rencontre, ils forment un tout inséparable. Si cette interprétation n’améliore pas forcément la compréhension physique du phénomène, elle brise le mythe selon lequel les scientifiques sont dépourvus de sentiments.

*Curieusement, ne peut-on retrouver ici Einstein, qui a raison d’affirmer que l’inséparabilité quantique viole les contraintes habituelles de l’espace-temps. Mais que se passe-t-il lorsque le temps de notre Univers devient imaginaire? En temps imaginaire, il n’existe plus d’échelle, plus aucune distance mesurable. Dans un tel espace, avec une telle métrique, les points ne sont plus séparés de manière définie et les particules élémentaires (apparemment séparées dans le temps réel), ne le sont plus. Une autre manière de « résoudre » le paradoxe EPR? Voir les objets à l’échelle quantique comme liés par une sorte « d’effet tunnel » en temps imaginaire? On reste cependant sur une relation non-locale entre les phénomènes pouvant être parfaitement être localisés et identifiés dans l’espace-temps.

lienstechno-science.net -le temps pourrait devenir une dimension d’espace

lejournaldudruide.blogspot.fr -les-theories-pre-espace-temps

strange-univers.over-blog.com -Le_temps_nexiste_pas

fr.wikipedia.org -Topologie

forum.orange.fr -einstein et la mécanique quantique…

forums.futura-sciences.com -variables-cachees-non-locales

 

7) La vision d’Einstein.

a) A propos du concept de non-localité qui avait tant chagriné Einstein, les frères Bogdanov pensent qu’avec ses fameuses variables cachées, Einstein avait en tête des variables « non locales ». Or, c’est justement ce qu’apporte le temps imaginaire, qui apparaît comme une variable cachée (en 1935 personne n’avait en effet la moindre idée de ce que pouvait être un temps imaginaire). Surtout, elle est non locale, par construction en fait, en raison de sa nature topologique. Si c’est la cas, il pourrait y avoir une « réhabilitation » des variables cachées d’Einstein, après sa fameuse erreur de la constante cosmologique, dont on a vu qu’elle est aujourd’hui partiellement résorbée par les évènements récents qui entourent l’énergie noire. Et cela pourrait amener une fascinante confirmation de l’existence d’une dimension de temps imaginaire à l’échelle de Planck.

b)  La notion de non-localité s’inscrit dans une famille de phénomènes généraux appelée « effet tunnel« « L’effet tunnel désigne la propriété que possède un objet quantique de franchir une barrière de potentiel même si son énergie est inférieure à l’énergie minimale requise pour franchir cette barrière. C’est un effet purement quantique, qui ne peut pas s’expliquer par la mécanique classique. Pour une telle particule, la fonction d’onde, dont le carré du module représente la densité de probabilité de présence, ne s’annule pas au niveau de la barrière, mais s’atténue à l’intérieur de la barrière, pratiquement exponentiellement pour une barrière assez large. Si, à la sortie de la barrière de potentiel, la particule possède une probabilité de présence non nulle, elle peut traverser cette barrière. Cette probabilité dépend des états accessibles de part et d’autre de la barrière ainsi que de son extension spatiale ».

Lors de mesures fines, les expérimentateurs ont constaté que le franchissement de l’obstacle ne prend aucun temps, il est instantané. 

« Si, au niveau mathématique l’évaluation de l’effet tunnel peut parfois être simple, l’interprétation que l’on cherche à donner aux solutions révèle le fossé qui sépare la mécanique classique, domaine du point matériel suivant une trajectoire définie dans l’espace-temps, de la mécanique quantique où la notion de trajectoire simple disparaît au profit de tout un ensemble de trajectoires possibles, dont des trajectoires où le temps apparaît complexe ou imaginaire pur… où les vitesses deviennent imaginaires. »

On notera à ce propos que la durée de traversée tunnel d’une particule à travers une barrière quantique a été, et est encore, le sujet d’âpres discussions. Des études assez nombreuses dans le domaine électromagnétique ou photonique ont révélé l’apparition de ce que l’on peut interpréter comme des vitesses supraluminiques, respectant toutefois la relativité restreinte : il s’agit du phénomène connu sous le nom d’effet Hartman« .

Complément: Effet Hartman

Lors de la traversée par effet tunnel il peut s’avérer que le sommet du paquet d’ondes, associé à une particule, apparaisse franchir la barrière de potentiel à une vitesse supérieure à la vitesse de la lumière. L’effet Hartman, ainsi nommé parce que d’abord décrit parThomas E. Hartman1 en 1962, est associé à une très faible transmittivité que montre la barrière tunnel. Pour les particules de masse non nulle, il est assez souvent caché ou pollué par le filtrage haute fréquence que constitue la barrière, due à la grande dispersion de la transmittivité.

Une étude théorique, ou numérique, révèle facilement que le temps de traversée tunnel (défini par le seul moyen du suivi du sommet du paquet d’onde) devient indépendant de l’épaisseur de la barrière, menant à une vitesse supraluminique. L’analyse théorique relie le phénomène au suivi du sommet du paquet, obtenu par la méthode de la phase stationnaire appliquée sur le paquet d’onde incident et le paquet d’onde transmis.

Le phénomène existe aussi lorsque l’on traite la particule quantique d’une façon relativiste, ou que l’on travaille directement sur desphotons2. C’est d’ailleurs sur ceux-ci que les premières manifestations expérimentales ont été observées. D’autres cas sont à citer à propos de signaux électromagnétiques sur des lignes.

La relativité restreinte n’est pas violée, en ce sens que l’information portée par ces paquets d’ondes ne peut se déplacer plus vite que la vitesse de la lumière : ce n’est pas le sommet du paquet qui est la signature de l’information.

Les physiciens ne mettent pas en doute l’effet Hartman, mais plutôt l’interprétation du phénomène comme la définition d’un temps de traversée tunnel.

c) Interprétation des frères Bogdanov:  »plutôt que de parler de vitesse infinie, (ou imaginaire, comme disent certains), nous pensons qu’il est plus naturel de considérer ici que le temps de déplacement de la particule est devenu imaginaire », et ce ne sont pas les seuls. Des physiciens mathématiciens (tels le  russe Youri Manin), pensent en effet que l’effet tunnel est une preuve expérimentale de l’existence du temps imaginaire au niveau le plus profond de la réalité. Voici ce que Youri Manin  en dit: « Un exemple standard consiste à interpréter l’effet tunnel de la mécanique quantique en terme d’évolution classique du système en temps imaginaire » (dans « Mathematics as Metaphor« ).

Dans le Cours de mécanique quantique avancé, on peut lire: « l’intégrale de chemin permet de retrouver par des méthodes plus intuitives le nombre d’approximations semi-classiques. Par exemple, on déduit de l’approximation semi-classique de l’opérateur d’évolution [19] des estimations semi-classiques des amplitudes de diffusion [22], comme des approximations pour le spectre du hamiltonien [13]. Sa version en temps imaginaire (Feynman-Kac) permet d’étudier l’effet tunnel dans l’approximation semi-classique[17]. L’intégrale de chemin est alors dominée par des solutions de type instantons [4] et le calcul de leurs contributions implique l’introduction de coordonnées collectives [12]. Le comportement aux grands ordres de la théorie des perturbations autour de l’approximation harmonique est obtenu par un calcul analogue a celui de l’effet tunnel [16]. » 

De même, Dans techno-sciences.net :« Si, au niveau mathématique l’évaluation de l’effet tunnel peut parfois être simple, l’interprétation que l’on cherche à donner aux solutions révèle le fossé qui sépare la mécanique classique, domaine du point matériel suivant une trajectoiredéfinie dans l’espace-temps, de la mécanique quantique où la notion de trajectoire simple disparaît au profit de tout un ensemble de trajectoires possibles, dont des trajectoires où le temps apparaît complexe ou imaginaire pur… où les vitesses deviennent imaginaires. »

liens: lerepairedessciences.fr -effet tunnel

fr.wikipedia.org -Nanotechnologie (effet tunnel…)

numilog.com -Cours de mécanique quantique avancée (Magistère Interuniversitaire de Physique)

techno-science.net -effet tunnel

numilog.com -Cours de mécanique quantique avancé (Magistere Interuniversitaire de Physique)


d) Qui sont ces mathématiciens?

Youri Manin est Professeur à l’institut Max Planck de Bonn, dont il a été longtemps le directeur, président du comité de la médaille Fields, il est l’un de ceux qui ont apporté une contribution essentielle à la construction des groupes quantiques. Il a aussi été la directeur de thèse de Vladimir Drinfield, mathématicien surdoué, médaille d’or aux Olympiades internationales de Bucarest en 1969, puis médaille Fields pour ses découvertes dans la domaine des groupes quantiques, dont il a inventé le nom dans un article fondateur « Quantum Groups » en 1985:

Détail intéressant noté dans wikipedia, il est également un expert des instantons, ces mystérieux « objets » qui pourraient exister en temps imaginaire que nous avons évoqué dans des articles précédents. 

Complément à ce paragraphe.

Dans wikipedia on trouve: Drinfeld’s work connected algebraic geometry over finite fields with number theory, especially the theory of automorphic forms, through the notions of elliptic module and the theory of the geometric Langlands correspondence. Drinfeld introduced the notion of a quantum group (independently discovered by Michio Jimbo at the same time) and made important contributions to mathematical physics, including the ADHM construction of instantons, algebraic formalism of the Quantum inverse scattering method, and the Drinfeld–Sokolov reduction in the theory of solitons. He was awarded the Fields Medal in 1990.

Inna Lukyanenko explique ce qu’est un groupe quantique: « The term « Quantum Group » is due to V. Drinfeld and it refers to special Hopf algebras, which are the non-trivial deformations (« quantizations ») of the enveloping Hopf algebras of semisimple Lie algebras or of the algebras of regular functions on the corresponding algebraic groups. These objects first appeared in physics, namely in the theory of quantum integrable systems, in the 1980′s, and were later formalized independently by Vladimir Drinfeld and Michio Jimbo. In this talk I will explain the main idea of deformation and introduce the simplest and historically the first example of a Quantum Group. »

 

en.wikipedia.org -Quantum_affine_algebra

futura-sciences.com -Un test de la gravitation quantique à boucles et des supercordes avec Fermi ?

 

8) Conclusion de cet article.

Les expériences d’Aspect, (et leurs nombreuses variantes), dont celles du physicien autrichien Anton Zeilinger ont été à l’honneur en 2009 puisque celui qui en a été l’initiateur, Bernard d’Espagnat a reçu l’une des plus hautes distinctions existant pour un physicien: le prix TempletonAnton Zeilinger  »a été spécialement connu pour son expérience de téléportation quantique à Innsbruck et à Vienne. Celui-ci est surnommé « Mr. Beam ». En outre, il travaille sur l’application de la physique quantique, particulièrement dans les nouveaux domaines de l’information quantique et de la cryptographie quantique. »

Les frères Bogdanov ayant retrouvé Bernard D’Espagnat chez lui en mars 2009, ce dernier a longuement parlé de l’expérience d’Aspect qu’il avait conçue dans les années 1970 avec Jonh Bell. Ils lui ont confié que selon eux, la corrélation instantanée entre particules élémentaires avait lieu « hors de l’espace-temps », dans le « temps imaginaire » et que la réussite des expériences de ce type constitue un indice en faveur de l’existence d’un temps imaginaire (au sens mathématique), qui aurait précédé le temps réel, celui dans lequel nous vivons. Et, plus bouleversant pour l’esprit, il existe un lien profond, en train d’émerger, entre la « téléportation quantique » et les nouvelles approches de la théorie de l’information. l’une et l’autre impliquent l’existence du temps imaginaire. Ce qui renvoie à la question de l’origine du temps.

Avant de quitter ce domaine de la non-localité, rappelons l’interprétation de Olivier Costa de Beauregard (qui a proposé le principe d’une causalité rétrograde et y greffe la correspondance avec la psychokynèse) et dont wikipedia dit: « Pour ces phénomènes de corrélation entre particules ayant été soumises à une interaction (Cf. inégalités de Bellparadoxe EPRintrication, etc.), il propose une interprétation alternative à celle de non-localité énoncée par Bernard d’Espagnat.

Pour Costa de Beauregard, les phénomènes parapsychologiques tels que la psychokinèse, la télépathie et la précognition trouvaient leur explication dans son principe de la causalité rétrograde, le seul permettant de penser le paradoxe EPR et de rendre compte des diverses variantes de l’expérience d’Aspect, d’après lui. Il a révélé en privé les implications parapsychologiques de la causalité rétrograde en physique quantique en 1951 à Princeton et a graduellement dévoilé ses opinions sur le sujet, jusqu’au Colloque de Cordoue, où il figurait, avec JosephsonBohm et Capra, parmi les physiciens qui estimaient que la parapsychologie ne contredisait pas la physique1. Quand il s’avisa d’une analogie possible entre la psychokinèse et les états corrélés en mécanique quantique, il essaya de prouver qu’elle en était une réalisation expérimentale, et s’est lancé, avec son habituel enthousiasme, dans la vérification expérimentale de la parapsychologie 2. Il fut un des membres de la Fondation Odier de psycho-physique.Il a proposé une hypothèse partielle des transmutations biologiques à faible énergie3, basée sur les réactions protons-neutrinos, à l’instigation de Corentin Louis Kervran 2. »


Maintenant, dans le prochain article, toujours en compagnie des frères Bogdanov, nous allons rechercher une nouvelle trace du temps imaginaire, cette fois au fond d’un trou noir.

 

Avant de quitter l’étrange expérience d’Aspect, j’ai vu: elpti.skyrock.com

Enlevements ... temoignage ... OVNI ... Il serait tempsde réagir ...

http://elpti.skyrock.com/20.html

 

fermaton.over-blog.com -A propos de l’effet tunnel: THEOREME_DE_LESPRIT_ET_DE_LAMOUR_DIVIN


fr.wikipedia.org -Causalité (physique)

michel.bitbol.pagesperso-orange.fr -Interieur_du_Monde

 


 

Au commencement du temps 4-6) Le secret de l’énergie noire…


Au commencement du temps 4-6) Le secret de l’énergie noire…

Dans tous les articles de la rubrique « au commencement du temps », je souhaite approfondir ma réflexion sur « le visage de Dieu«  écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: « Au commencement du temps« .

Dans les articles précédents, j’ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu’à l’instant zéro. ces articles m’ont permis de faire un saut dans l’histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d’affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l’Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont « ma lecture »  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l’envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l’instant zéro dans l’article 3-11).

« Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s’effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est. 

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses: 

     a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.

     b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.

C’est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l’indécidable au sens de Gödel

Dans un tel contexte, l’approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? « En prenant toutefois cette approche pour ce qu’elle est et rien d’autre: une hypothèse dont l’essence mathématique correspond à la nature mathématique de « l’objet » que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l’espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l’épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j’appelle le « soi », mon « intérieur » invisible par opposition au visible…Et je trouve ça plutôt jubilatoire… »

 

Nous nous sommes d’abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possibleet au chapitre 4-2): « le passé peut-il encore exister »?.  

Nous avons ensuite  examiné les traces que nous pouvons aujourd’hui retrouver de ce instant primordial. 

Nous avons d’abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l’habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d’espace et une dimension de temps. Sur l‘axe temporel, c’est le temps linéaire que l’on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l’article 3-10) qu’on peut imaginer que l’immense force de gravitation qui règne à l’âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C’est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang. 

Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.

Dans le chapitre  4-5) l’Univers est-il rond? nous avons cherché une autre trace dans la forme de l’Univers

Aujourd’hui, nous chercherons une nouvelle trace dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l’énergie noire.


2) L’hypothèse de l’accélération de l’expansion de l’Univers.

le LHC

Effectuons un retour en 1997 dans ce laboratoire qu’est le CERN, à Genève, dans la division théorie, où onze ans plus tard, sera mis en service le plus grand accélérateur de particules au monde:  le LHC. Les frères Bogdanov s’entretiennent avec le physicien italien Gabriele Veneziano (Veneziano a développé la théorie des cordes et l’a étendue à la cosmologie des cordes (vidéo)sur un sujet mystérieux et difficile à admette à l’époque mais qui s’est progressivement imposé au fil des années dans le cadre de leurs travaux de thèse sur l’origine de l’Univers, « avant » le Big Bang: selon les calculs, non seulement l’expansion de l’espace-temps ne s’achèverait jamais, mais elle irait en s’accélérant. En 1997, cette idée n’éveilla guère l’enthousiasme des théoriciens du CERN. Pendant plus d’un an cette hypothèse n’eut donc aucun écho.

liens: grindaizer.blogspot.fr -grenoble-le-lhc-et-le-reste

blogg.org/blog -gabriele veneziano

 

3) Les supernovae lointaines.

Mais en octobre1998, une nouvelle fracassante fait le tour des laboratoires astronomiques du monde entier et la une des journaux, parmi lesquels la revue Nature, qui titre en gros caractères: « la révolution de l’année ». Pourquoi tant d’agitation? La lumière émise par certaines de ces étoiles lointaines en train d’exploser montre qu’elles se situent bien plus loin que que ce que l’on croyait. La solution s’impose alors très vite, ahurissante: l’expansion de l’Univers est en train de s’accélérer. Comme propulsés par une force invisible dans le vide grandissant, étoiles et constellations s’éloignent irréversiblement les unes des autres et s’écartent de plus en plus, sans jamais revenir en arrière. Jusqu’à l’infini et que, dans un avenir immensément lointain, le ciel devienne noir pour toujours. 

Et, l’année suivante, le 26 juin 1999, les deux frères furent autorisés à présenter leur « prédiction », encore très mal acceptée par certains membres du jury, lors de leur soutenance de thèse. Il devenait alors possible d’apporter une réponse à cette question, l’une des plus troublantes qui aient hanté l’homme: le temps a-t-il eu un commencement?


4) Le grand mystère.

Star wars épisode VII

 

Avant de répondre, examinons ce phénomène très mystérieux.

*L’énergie noire est une forme hypothétique d’énergie qui remplirait tout notre Univers et qui a été indirectement mise en évidence par diverses observations astrophysiques, notammentl’accélération de l’expansion de l’Univers.

L’Univers est non seulement dans une phase d’expansion, mais aussi dans une expansion qui s’accélère.

Du fait de sa nature répulsive, l’énergie noire a tendance à accélérer l’expansion de l’Univers, plutôt que la ralentir, comme le fait la matière normale par effet attractif gravitationnel.

Une façon intuitive de visualiser l’expansion de l’Univers est de prendre l’analogie d’une toile élastique que l’on étire dans toutes les directions:

Si l’on dessine des motifs sur la toile, alors ceux-ci vont grossir en même temps qu’ils semblent s’éloigner les uns des autres lorsque l’on étire la toile.

Par contre, si au lieu de dessiner des motifs on colle sur la toile un objet rigide (une pièce de monnaie par exemple), alors, en étirant la toile, on va éloigner les objets les uns des autres, mais cette fois ils vont garder une taille constante.

C’est un processus de ce type qui est à l’œuvre avec l’expansion de l’Univers.

L’expansion de l’Univers ne signifie pas que les objets astrophysiques voient leur taille varier.

Ce n’est que leur distance mutuelle qui varie au cours du temps, et ce uniquement pour des objets suffisamment éloignés.

Historique: Historiquement, la seule forme d’énergie (hypothétique) se comportant comme de l’énergie noire était la constante cosmologique, proposée dans un autre contexte par Albert Einstein en 1916.

En 1916, date à laquelle l’expansion de l’univers n’était pas connue, Albert Einstein considérait que l’Univers devait être statique, aussi lui fallait-il introduire une nouvelle force s’opposant à la force de gravitation, afin d’expliquer pourquoi l’Univers ne s’effondrait pas sur lui-même sous sa propre force d’attraction gravitationnelle.

Le candidat idéal qui fut trouvé est la constante cosmologique Λ, qui permettait de contrebalancer l’effet attractif de la force gravitationnelle.

La constante cosmologique est un paramètre rajouté par Einstein à ses équations de la relativité générale, dans le but de rendre sa théorie compatible avec l’idée qu’il y avait alors un Univers statique.

La constante cosmologique représente une densité d’énergie constante qui remplit l’espace de façon homogène.

Elle introduit une sorte d’énergie (un champ scalaire constant) présente en tout point du continuum spatio-temporel, qui, avec un choix convenable de signe et de valeur, peut s’opposer à la gravité et modifier le profil d’évolution de la taille de l’Univers.

En 1929, Edwin Hubble observe un décalage vers le rouge (redshift) des galaxies qui témoignerait d’un Univers en expansion.

La Loi d’Hubble énonce que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse approximativement proportionnelle à leur distance.

Autrement dit, plus une galaxie est loin de nous, plus elle semble s’éloigner rapidement.

Cette loi ne concerne bien évidemment que la partie de l’Univers accessible aux observations (Univers observable).

L’extrapolation de la loi de Hubble sur des distances plus grandes est possible, mais uniquement si l’Univers demeure homogène et isotrope sur de plus grandes distances (ses propriétés ne changent pas).

C’est le principe cosmologique qui dit que l’Univers est:

homogène: l’Univers est invariant quand on se déplace dedans, son apparence générale ne dépend pas de la position de l’observateur.

isotrope: l’Univers est invariant quand on regarde dans différentes directions, son aspect ne dépend pas de la direction dans laquelle on l’observe.

La conséquence immédiate de la loi de Hubble et de l’expansion de l’Univers est que celui-ci était par le passé plus dense et donc plus chaud, et de là découle le modèle du Big Bang.

Il semblerait que, deux ans avant Hubble, Georges Lemaître avait prédit l’existence de cette loi…un nouvel exemple de la loi de Stigler.

Suite à la découverte de Hubble, Albert Einstein revient sur l’introduction de la constante cosmologique, la qualifiant de « plus grande bêtise de sa vie. »

Il est alors revenu à son équation originelle (où la constante cosmologique Λ ne figure pas), jugée plus conforme avec les observations de l’époque.

Un temps abandonnée par la cosmologie, cette constante cosmologique a été récemment remise au goût du jour après la découverte dans les années 1990 de l’accélération de l’expansion de l’Univers (mis en évidence par des mesures sur des supernovae, le fond diffus cosmologique, lentilles gravitationnelles…), et on a vu apparaître un regain d’intérêt pour cette constante cosmologique.

Elle décrirait une force ou énergie, encore hypothétique, qui accélèrerait l’expansion de l’Univers, appelée énergie sombre (ou énergie noire).

Elle demeure compatible avec l’ensemble de la théorie de la relativité générale.

Dans le cadre de la théorie d’Albert Einstein, lorsque qu’on cherche à construire un modèle cosmologique, un univers dynamique est bien plus naturel qu’un univers statique.

Elle permet donc de s’appuyer sur les lois de la Relativité Générale pour définir une sorte d’énergie invisible qui se comporte contre la force de gravitation et qui accélère l’expansion de l’Univers.

L’énergie noire se comporterait ainsi comme une force gravitationnelle répulsive.

Certains y on vu une nouvelle force de l’Univers, la cinquième après les quatre autres déjà connues. D’où le nom qu’on lui attribue parfois: la quintessence. Pour d’autres, elle a quelque chose de vaguement inquiétant, comme un « mauvais côté de la force » et lui ont donné un nom évocateur, qui pourrait servir de titre au mythique épisode VII de « Star Wars » l’énergie sombre. 

L’énergie noire reste un mystère total. Son origine et son contenu sont totalement inconnus.

*Dans wikipedia.fr on trouve: En cosmologie, l’énergie sombre, ou énergie noire (dark energy en anglais) est une forme d’énergie inconnue en laboratoire emplissant tout l’Univers et dotée d’une pression négative, qui la fait se comporter comme une force gravitationnelle répulsive. L’énergie sombre est indirectement mise en évidence par diverses observations astrophysiques, notamment l’accélération de l’expansion de l’univers.L’énergie sombre est, en termes de densité d’énergie, la composante majeure de l’univers. Elle représente 65 % à 80 % de la densité d’énergie totale de l’univers (72 % d’après le site de la NASA1). En 2012, sa nature reste un mystère. Le terme d’énergie sombre est un terme générique qui englobe tout phénomène physique imitant une forme d’énergie à pression suffisamment négative.

 

*La découverte imprévue de l’expansion accélérée de l’univers en 1998 a nécessité de reconsidérer une vieille énigme de la physique et de la cosmologie, remontant aux travaux d’Einstein : celle de laconstante cosmologique.

Étroitement liée à la notion d’énergie du vide quantique, l’expansion accélérée impliquerait que plus de 70 % du contenu de l’univers est sous forme d’une énergie inconnue. Face à cette énergie inconnue, celle équivalent à la masse de la matière composant les étoiles et les cellules de notre corps apparaît comme une quantité presque négligeable. Cette énergie mystérieuse, signalant peut-être une nouvelle physique au-delà du modèle standard, a reçu le nom d’« énergie noire » (Dark energy en anglais).

Plusieurs explications théoriques ont été proposées à son sujet et ce dossier a pour but de passer en revue certaines d’entre elles, parmi les plus prometteuses. Pour cela, Futura-Sciences a interviewé l’un des grands spécialistes français de ces théories, Philippe Brax, qui a bien voulu nous faire bénéficier de ses lumières en répondant à nos questions.

En somme, tout le monde s’accorde aujourd’hui à dire que l’énergie noire est une sorte de « pression négative », une « énergie fantôme ayant des points communs avec la célèbre constante cosmologique introduite par Einstein en 1916, avant qu’il la récuse comme étant « la plus grande erreur de sa vie ».

liens: sciences.blogs.liberation.fr -l’univers qui accélère vaut le nobel

futura-sciences.com/fr -définition d’accélération de l’expansion de l’univers

wikipedia.org -Accélération_de_l’expansion_de_l’Univers

clearharmony.net -l’expansion accélérée de l’univers ébranle le fondations de la physique

fr.wikipedia.org -énergie sombre

podcastscience.fm -dossiers énergie noire

boulesteix.blog.lemonde.fr -l’énergie noire

astro2009.futura-sciences.com -une-particule-cameleon-pour-expliquer-lenergie-noire

agoravox.fr -l’énergie noire contrôle les amas de galaxies

edelweiss2.in2p3.fr -expérience pour détecter les wimps

futura-sciences.com/fr -matiere-noire-des-milliards-de-wimps-traverseraient-notre-corps-chaque-seconde

futura-sciences.com/fr -nouvelle lumiere sur l’énergie noire grâce aux cépheides

lsst.in2p3.fr/Science-LSST -l’énergie noire (télescope LLST)

amp2005.blog.lemonde -énergie noire, nouvelles particules

cavainc.blogspot.frsciences-astronomie -qu »appelle-t-on énergie sombre?

astronomienfolie.free.fr -expansion_univers_acceleration

lal.in2p3.fr -l’énergie noire (laboratoire de l’accélérateur linéaire)

planetastronomy.com -énergie noire

rsfblog.canalblog.com -nouvelles des galaxies

jp-petit.org/science -énergie noire: dossier CNRS

fin-du-monde.org -matière noire (vidéo)

science-cosmique.net -le modèle cosmologique

cosmosgate.free.fr -matière noire

http://irfu.cea.fr -énergie noire (service d’astrophysique laboratoire AIM)

cerimes.fr -energie-noire-et-matiere-noire (vidéo IAP)

apc.univ (astoparticules et cosmologie) -l’énergie noire

hal.in2p3.fr/docs -These_AGorecki (modèle standard cosmologique et énergie noire)

etudiant-scientific.forumactif.com -expansion-de-l-espace-temps

wikipedia.org/wiki -Expansion_de_l’Univers

techno-science.net -le temps pourrait devenir une dimension d’espace

 

5) Le dilaton et le temps imaginaire.

Après cette vision récente de l’Univers, revenons en 1998. Ce que les frère Bogdanov soutenaient à leurs interlocuteurs parmi lesquels se trouvait Gabriele Veneziano, c’était leur idée sur la possibilité qu’une fluctuation de la signature de la métrique implique nécessairement la présence dans les équations d’une nouvelle force. Il devait s’agir de ce qu’on appelle en physique théorique un « champ scalaire« , présent dès la phase « quantique » de l’espace-temps, avant le Big Bang. Ce champ devait être profondément associé à la fluctuation quantique temporelle de l’Univers à ce moment-là. Une fois le Big Bang déclenché, il devait se détacher de la métrique et donc, d’abord « dilater » l’espace-temps, puis « accélérer » son expansion. Or, en physique, il existe un champ, dit « scalaire » qui ressemble un peu à ce phénomène, on l’appelle dilaton, le dilaton qui  selon certaines hypothèses de la théorie des cordes, serait apparu dès l’instant de planck. Comme l’écrit l’astrophysicien Andrew Taylor en 2008 (« in the dark universe« ) : »une origine possible de l’énergie noire est qu’elle pourrait être causée par des fluctuations du vide. »

Selon certains théoriciens, le dilaton pourrait provenir de ce qui est appelé « une réduction dimensionnelle« , c’est à dire ce qui se passe lorsqu’une des dimensions d’espace-temps disparaît. Considérons alors qu’à l’instant zéro, le temps est soumis à une telle réduction, au point de ne plus apparaître dans les équations. Comme le physicien théoricien Costas Kounnas l’a fait remarquer aux Bogdanov, , il n’y a alors pas d’autre choix que de remplacer la dimension réduite par du temps par le dilaton complexe, un champ ayant une partie réelle et une partie imaginaire pure. Et… la dilaton complexe transforme (inévitablement?) la quatrième coordonnée, le temps, en une coordonnée de temps imaginaire pur. 

liens:

champs: fr.wikipedia.org -Champ_scalaire

aalem.free.fr -CHAMPS-DE-VECTEURS

perso.ens-lyon.fr/francois.delduc -champ scalaire quantifié

futura-sciences.com -la physique des champs scalaires (l’univers-inflationnaire)

fr.wikipedia.org/wiki/Théorie du champ unifié de Heim (pas très connue ni diffusée)

dilaton: wikipedia.org -Dilaton

indico.in2p3.fr -tous noirs dans les théories (maxwell-einstein-dilaton)

ncatlab.org -dilaton

arxiv.org -dilaton au LHC

answers.com -dilaton        wordnik.com -dilaton

http://arxiv.org -le dilaton et la gravité modifiée

io9.com -dilaton prd.aps.org -au LHC,Le dilaton, un boson pseudo-Nambu-Goldstone

scribd.com -la théorie des cordes (alexandre depire) Le-dilaton

hal.archives-ouvertes -dilaton

fr.wikipedia.org -Réduction_dimensionnelle


6) Conclusion.

non localité quantique


http://www.astrosurf.com/luxorion/quantique-teleportation.htm

L’énergie noire, si son existence est confirmée semble être à l’origine de l’accélération de l’espace-temps. C’est un fort indice expérimental d’une nouvelle « trace » de l’existence d’un temps autre, un temps imaginaire avant le Big Bang.  Dans l’article suivant, « l’étrange expérience d’Aspect » nous examinerons les questions que pose la « non localité » et leur interprétation comme nouvelle trace du temps imaginaire.

Mes liens pour les articles « au commencement du temps »

 

Autres lienshttp://catalogue.polytechnique.fr/Files/p_PrincCosmo.pdf

tel.archives-ouvertes.fr -théorie des cordes: configurations dépendantes du temps (these)

Au commencement du temps 4-5) L’Univers est-il rond?

 

 

Au commencement du temps 4-5) L’Univers est-il rond?


Dans tous les articles de la rubrique « au commencement du temps », je souhaite approfondir ma réflexion sur « le visage de Dieu«  écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: « Au commencement du temps« .

Dans les articles précédents, j’ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu’à l’instant zéro. ces articles m’ont permis de faire un saut dans l’histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d’affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l’Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont « ma lecture »  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l’envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l’instant zéro dans l’article 3-11).

« Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s’effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est. 

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses: 

     a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.

     b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.

C’est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l’indécidable au sens de Gödel

Dans un tel contexte, l’approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? « En prenant toutefois cette approche pour ce qu’elle est et rien d’autre: une hypothèse dont l’essence mathématique correspond à la nature mathématique de « l’objet » que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l’espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l’épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j’appelle le « soi », mon « intérieur » invisible par opposition au visible…Et je trouve ça plutôt jubilatoire… »

 

Nous nous sommes d’abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): « le passé peut-il encore exister »?.  

Puis nous avons pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l’habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d’espace et une dimension de temps. Sur l‘axe temporel, c’est le temps linéaire que l’on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l’article 3-10) qu’on peut imaginer que l’immense force de gravitation qui règne à l’âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C’est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang. Nous allons découvrir que c’est elle la cinquième dimension, le temps imaginaire.

L’histoire d’une cinquième dimension peut être localisée à partir de juillet 1938, alors qu’Einstein, en compagnie de Peter Bergmann, vient de publier une important article dans lequel il écrit: « Nous allons montrer qu’il est possible d’assigner une réalité à la cinquième dimension sans entrer en contradiction avec les caractéristiques à quatre dimensions du continuum physique ». Dans les chapitres qui suivent, nous allons essayer de découvrir la nature de cette cinquième dimension afin de comprendre ce qu’elle est, et comment les scientifiques l’utilisent dans leurs calculs. Car, peut-être bien que la cinquième dimension du temps imaginaire a précédé celle du temps réel.

Et enfin nous avons trouvé dans mon article 4-4): une première trace dans le feu du big bang


2) La forme de l’univers.

Une autre trace du big bang est à rechercher dans la forme de l’Univers, dans  la courbure de l’espace. Dans mon article 4-1) comment tout cela est-il possible?, nous avons noté qu’après COBE lancé le 18 novembre 1989, les données du satellite d’observation du fonds cosmologique WMAP ont fait l’objet d’un dépouillement complet en mars 2006. Elles ont  fait apparaître que notre espace physique à 3 dimensions semble plat, mais pourrait être doté d’une courbure très légèrement (marginalement disent les experts) positive:  Presque plat

Dans l’article de 2003, Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c’est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.

Planck Surveyor a semble-t-il confirmé ces résultats; donnera-il des informations plus précises sur la courbure de l’Univers? Pour le moment, il semble donc que l’espace à trois dimensions, celui dans lequel nous vivons, pourrait avoir une courbure « marginalement » positive. Ce qui veut dire qu’il pourrait ressembler à quelque chose de sphérique, la forme la plus simple des objets à courbure positive, comme nous le verrons dans le chapitre 4. Ce fait est très important, car si l’Univers peut être rond, cela peut permettre d’y trouver une nouvelle trace du temps imaginaire.  


3) Quelle est donc la forme de l’Univers? A quoi ressemble-t-il?

 

hypersphères

Pour la première fois, la science, ou plus exactement nos moyens d’observation, nous permettent d’entrevoir une réponse. Mais, d’abord, que veut dire voir à quoi il ressemble? Nous vivons « dans » un espace-temps à 4 dimensions, 3 directions d’espace et 1 direction e temps. C’est sans y penser que nous visualisons un objet à 3 dimensions, (une chaise, un chien, notre voiture). Mais, avec une dimension de plus, tout change: il est impossible de nous représenter une sphère à 3 dimensions. Ce qu’on peut voir, c’est une sphère à 2 dimensions, par exemple un ballon de football, mais pas à 3 dimensions. De même, il nous est impossible de nous représenter l’univers dans son ensemble, puisque nous ne pouvons l’observer que depuis son intérieur, où nous sommes. De même que l’ombre d’une sphère sur un plan est un disque, l’ombre d’une sphère tridimensionnelle sur un hyperplan (plus précisément, sa projection orthogonale hyperplane) est une boule de dimension 3. Par contre, ses sections par des hyperplans sont des sphères.  

Alors, comment « voir » à quoi il ressemble? Jusqu’à maintenant, pour presque tous les astrophysiciens, l’espace à 3 dimensions dans lequel nous vivons est « plat ». Cela signifie que si nous partons droit devant nous, nous ne reviendrons jamais à notre point de départ. Pourtant, et je vais suivre sur ce point les frères Bogdanov, qui pensent que les choses ne se passent pas comme cela. En effet, aucune observation irréfutable ne permet de trancher en faveur de cette solution. Au contraire, depuis 2006, comme nous venons de le voir, depuis 2006, les données fournies par les satellites astronomiques font pencher la balance vers un espace à trois dimensions légèrement courbé. 

Mais qu’il soit plat ou courbe, il existe de nombreuses solutions possibles pour un espace à trois dimensions. Sa forme, ou sa topologie, pourrait être celle d’un cylindre, ou une forme ressemblant à celle d’un pneu de voiture (un tore). Pour un petit groupe de physiciens français, le choix s’est porté vers ce qu’en géométrie, on appelle un solide platonicien à douze faces ou « dodécahedron« . Cet objet compliqué semble aujourd’hui disqualifié.

 

liens: http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l’Univers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie

l’univers hypertore par jean-pierre luminet

luth2.obspm.fr/~luminet – l’univers est-t-il chiffonné?

images.math.cnrs.fr qu’est-ce qu’une variété

sphère tridimensionnelle

obspm.fr/actual/ forme de l’univers

dodécahédron


4) L’Univers est-il rond?

A l’échelle de l’Univers, il semble probable que le principe de simplicité domine. Par conséquent, parmi toutes les formes possibles et imaginables, il a dû adopter la plus simple. Et c’est la sphère. Mais attention, pas la simple sphère à deux dimensions comme un simple ballon, mais la sphère à trois dimensions que nous ne pouvons pas voir de l’extérieur et qui, par conséquent, échappe à toute représentation. 

Somme-nous certains que c’est la forme la plus simple? En 1904Henri Poincaré avait annoncé ce résultat dans une des conjecture les plus célèbres de toute l’histoire des mathématiques: la conjecture de Poincaré. Elle a fait partie des sept problèmes du millénaire sélectionnés par la fondation Clay au début des années 2000.

Elle fut énoncée ainsi par Poincaré: « Soit une variété compacte V simplement connexe, à 3 dimensions, sans bord. Alors V est homéomorphe à une hypersphère de dimension 3. ». Poincaré ajouta, avec beaucoup de clairvoyance, un commentaire : « mais cette question nous entraînerait trop loin »

 

médaille fields

La résolution de la conjecture de Poincaré est due au mathématicien russe Grigori Perelman. Il a fallu plus de deux ans aux meilleurs experts pour s’assurer de la validité de son impressionnante démonstration. Esprit d’une originalité extrême, son résultat sur la conjecture de Poincaré a été officiellement reconnu par la communauté mathématique qui lui a décerné la médaille Fields le 22 août 2006 lors du congrès international des mathématiciens et par l’Institut de mathématiques Clay qui lui a décerné le prix du millénaire le 18 mars 2010.
Perelman a refusé la médaille Fields (voir 2,3,4) et le prix Clay (5). Il avait déjà refusé le prix de la Société Mathématique Européenne en 1996
.

Mais aujourd’hui le « théorème de Poincaré-Perelman » est pleinement reconnu: en trois dimensions, la sphère tridimensionnelle est l’objet le plus simple qui soit.

Les travaux des frères Bogdanov sur l’Univers primordial, commencés en 1991, partaient de l’idée que l’espace à trois dimensions devait avoir la forme la plu simple possible: celle d’une sphère. Or, à cette époque, la conjecture de Poincaré n’était pas encore démontrée. Pourquoi alors ne pas adopter cette formule: « tout comme la Terre est ronde, l’Univers est rond lui aussi ».

liens: pi314159.wordpress.com -grigori perelman démontre la conjecture de poincaré

uclouvain.be -perelman et la conjecture de poincaré: la résolution d’un problème centenaire

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conjecture_de_Poincar%C3%A9

http://fr.wikipedia.org/wiki/3-sph%C3%A8re

http://www.mathcurve.com/surfaces/S3/s3.shtml

http://www.tigres-volants.org/Thias/JavaSphere.html

http://www.lesoir-echos.com/mathematiques-le-prix-du-millenaire-a-grigori-perelman/science-vie/4292/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l’Univers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie

variétés et espaces

l’univers hypertore    luth2.obspm.fr/~luminet – l’univers est-t-il chiffonné?

 

5) Une sphère à trois dimensions.

hypersphère d’un point de vue artistique

Revenons à l’image du ballon de football. C’est une surface à deux dimensions, à ne pas confondre avec une boule Soit O un point de l’espace. On appelle sphère de centre O et de rayon R l’ensemble de tous les points de l’espace qui sont situés à une distance R du point O. On appelle boule de centre O et de rayon R l’ensemble de tous les points de l’espace qui sont situés à une distance du point O inférieure ou égale à R:

Sphère et boule

Dans notre cas, la sphère-Univers a trois dimensions, c’est ce que les mathématiciens appellent une hyper-sphère. Si nous ne pouvons pas visualiser cette sphère, c’est parce que nous vivons non pas « sur », mais « dans » cette surface à trois dimensions, à l’intérieur de celle-ci. Mais le ballon, possède bien un intérieur, c’est la troisième dimension, qui au sens strict, ne fait pas partie de la sphère. De même, notre sphère-Univers possède un intérieur qui existe dans la quatrième dimension: c’est le temps. D’un point de vue topologique, la droite du temps se trouve à l’intérieur de la sphère Univers, qui rappelons le n’a pas d’extérieur. C’est pourquoi, à chaque instant, l’Univers, dont le rayon, qui correspond au temps, change d’échelle.

A travers cet Univers rond, nous découvrirons dans un prochain chapitre la trace dont nous avons déjà parlé, celle du temps imaginaire. Mais l’idée de représenter l’espace ordinaire par une sphère à trois dimensions a-t-elle une chance d’être vraie?

sphère

fr.wikipedia.org -N-sphère   groups.csail.mit.edu/mac/users -hypersphère d’un point de vue artistique

memos/memoespaceland -sphère et boule


6) L’observation d’une courbure très faible, mais positive.

Dans l’article précédent, nous avons évoqué le fait que toutes les observations, notamment celles des satellites COBEWMAP et plus récemment de Planck Surveyor, suggèrent fortement que l’Univers est en équilibre thermodynamique très tôt dans son histoire  et à fortiori à l’échelle de Planck ainsi que l’analyse des traces observées par WMAP (Le rapport  spergel): 20 mars 2006. Ce jour là est publié le fameux rapport Spergel, cosigné par vingt-deux experts. Il s’agit des résultats de l’analyse portant sur les données de WMAP. 

[*David Spergel: publications 

*larecherche.fr: questions à David Spergel.

*lambda.gsfc.nasa.gov -données sur le CMB (cosmologic mocrowave background)]


 Une Conférence et Point Presse sur le dernières données (mars 2008) du satellite WMAP après 5 années en orbite (WMAP 5), s’est tenue le Vendredi 11 Avril  2008 a 14h à l’Observatoire de Paris, Salle du Conseil du bâtiment Perrault (bâtiment historique) par le professeur David N. Spergel (du Team WMAP, Université de Princeton) ainsi que des spécialistes mondiaux du sujet présents à cette rencontre.

· L’univers est baigné dans un flux énorme de neutrinos. (un bloc de Plomb de la taille du système solaire arriverait à peine à arrêter un seul neutrinos parmi les milliards qui nous traverse à chaque instant!)· La matière noire doit être non baryonique et interagit très peu avec les atomes et le rayonnement.

· La mesure de la densité de la matière noire par WMAP impose des contraintes importantes sur le modèle de matière noire avec super symétrie.

· La détermination précise des densités dans l’Univers (par rapport à la densité critique : correspond à la densité d’énergie que l’on doit avoir dans un univers homogène et isotrope en expansion pour que sa courbure spatiale soit nulle) est maintenant possible; on a testé la cohérence entre les densités WMAP et celles provenant des abondances de Deutérium. Soit 72,1% pour l’énergie noire et 23,3% pour la matière noire. Matière baryonique (atomes) : 4,6% et moins de 1% de neutrinos.

· Détermination précise de la constante de Hubble : 70,1 km/s par Mpc +/- 1,3· Détermination précise de l’age de l’Univers : 13,73 Milliards d’années (Ga) +/- 0,12. La recombinaison (CMB) s’est produit 375.900 ans +/- 3.100 après le Big Bang. À cette époque l’Univers était composé de la façon suivante : 10% de neutrinos, 12% d’atomes; 63% de matière noire (dark matter); 15% de photons et l’énergie noire (dark energy) était négligeable.· Détermination précise de la température du bruit de fond : 2,725K.

Aujourd’hui, en raison de la formidable expansion de l’Univers, la courbure est certes extrêmement faible, mais « presque plat, ce n’est pas pareil que « totalement » plat. Les mesures disent que la courbure existe et qu’elle est « marginalement  » positive. Si nous marchions droit devant nous et assez vite pour dépasser l’expansion, au terme d’un immense parcours, nous devrions finir par revenir à notre point de départ. 

Commentaires sur: 1) Presque plat… Dans l’article de 2003 , Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c’est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.

2) topologie de l’Universfr.wikipedia.org/wiki/Univers: Une importante question de cosmologie qui reste sans réponse est la topologie de l’Univers.

Est-ce que l’Univers est « plat »? C’est-à-dire : est-ce que le théorème de Pythagore pour les triangles droits est valide à de plus grandes échelles ? Actuellement, la plupart des cosmologues pensent que l’Univers observable est (presque) plat, juste comme la Terre est (presque) plate.

Est-ce que l’Univers est simplement connexe ? Selon le modèle standard du Big Bang, l’Univers n’a aucune frontière spatiale, mais peut néanmoins être de taille finie.

Une majorité d’astrophysiciens a du mal a admettre que l’Univers n’est pas absolument plat, comme le leur a souligné le physicien théoricien George Francis- Rayner Ellisécrivent les frères Bogdanov. Ce dernier s’est intéressé de très près au changement possible du signe de la quatrième coordonnée de la métrique et à l’émergence d’un temps imaginaire en régime de forte gravité. Il a été corédacteur avec Stephen Hawking d’un ouvrage sur l’espace-temps à grande échelle qui contient entre autres, les fameux théorèmes de singularité développés avec Roger Penrose. A la question des Bogdanov (les données recueillies par WMAP débouchent-elles réellement sur une courbure positive pour l’espace à trois dimensions?), il avait répondu le 17 septembre 2004: « oui c’est correct – quoique beaucoup de gens résistent à cela ». 

Cette prédiction des deux frères avait été émise dès 1991: nous vivons dans une sphère à trois dimensions dont le rayon grandit constamment. Ceux qui partagent ce point de vue sont plutôt des mathématiciens, tel l’algébriste anglais Shan Majid, de l’université de Londres (et membre du jury de l’une des thèses des Bogdanov). En 2008, il a publié un ouvrage où, aux côtés d’Alain Connes, roger Penrose et d’autres, il effectue une solide approche mathématique de l’espace-temps au moment du Big Bang. Il écrit en 2008: « Ainsi, pour chaque point de la sphère quantique S3 il existe quatre directions dans lesquelles vous pouvez vous déplacer. [...] Je prétend que la direction supplémentaire pourrait être interprétée comme étant le temps (dans space and timequantum spacetime and physical reality). » et à propos de l’Univers à grande échelle: »A chaque instant il doit vraiment être vu comme une sphère à trois dimensions.

Des raisons théoriques profondes ont conduit les frères Bogdanov vers l’hypothèse d’un Univers rond. En particulier, dans notre espace ordinaire, les physiciens détectent des grandes symétries, décrites par le groupe des rotations à trois dimensions. Ce groupe appelé SO(3) est topologiquement une sphère. A son propos, Shan Majid précise: « La première chose à dire est que lorsqu’un groupe de symétrie continu comme SO(3) est considéré en tant qu’espace, alors il possède une courbure. » 

 

Note sur la symétrie en physiqueEn physique la notion de symétrie, appelée aussi invariance, renvoie à la possibilité de considérer un même système physique selon plusieurs points de vues distincts en termes de description mais équivalents quant aux prédictions effectuées sur son évolution.

Le statut de la notion de symétrie a beaucoup évolué. D’abord reconnue comme propriété des systèmes physiques, elle a ensuite été utilisée comme méthode théorique de génération de nouvelles solutions des équations qui gouvernent l’évolution de ces systèmes (d’où l’introduction du concept de groupe de Lie) et enfin depuis la deuxième moitié du xxe siècle la notion de symétrie prend une importance encore plus fondamentale puisque depuis cette époque, une théorie quantique est toujours définie principalement par la symétrie qui la sous-tend.

Symétrie en physique classique: On présente ici les différents contextes de la physique classique où la notion de symétrie est particulièrement importante. On présente la notion d’isotropie, appelée encore symétrie de rotation, ou encore d’homogénéité qui est liée à l’invariance par translation dans l’espace.-tend.
Symétrie et conservation: Théorème de Noether (physique). Le théorème de Noether établit que pour toute quantité conservée il existe une symétrie sous-jacente de la théorie.

Types de symétrie: *Symétrie discrète: lorsque l’ensemble des opérations de transformation autorisées constitue un ensemble fini. Par exemple les cristaux possèdent…un groupe de symétrie discret appelé groupe cristallographique. D’autres symétries discrètes sont importantes en mécanique quantique: il s’agit des symétries de conjugaison de charge, de parité et d’inversion du temps qui permettent d’exprimer le théorème CPT affirmant que toute théorie quantique doit être invariante sous le produit de ces trois symétries.
                              *Symétrie continue: De façon intuitive, une symétrie est dite continue lorsque les paramètres qui la déterminent varient de façon continue. C’est le cas de la symétrie de rotation qui est associée au groupe de rotations dans l’espace par exemple. Ce dernier est paramétrisé par les trois angles d’Euler qui varient en effet de façon continue.
La structure mathématique qui sous-tend la description des symétries continues est la théorie des groupes de Lie dont le groupe des rotations est un exemple.
Symétrie globale.
*Une symétrie est globale, on dit encore rigide, si on effectue la même transformation en tous les points du système pour aboutir à une configuration équivalente. Par exemple la loi universelle de la gravitation de Newton qui s’exerce entre deux corps est inchangée lorsqu’on effectue une rotation ou une translation identique sur les deux corps. On dit donc que la loi de la gravitation universelle est invariante sous les transformations globales de rotation et de translation.
Symétrie locale.
Il arrive parfois qu’une théorie admette une symétrie bien plus grande et autorise à effectuer des transformations différentes en chaque point de l’espace. Lorsque ce phénomène se produit, on parle alors de symétrie locale.
Le premier cas connu de symétrie locale est celui de l’électromagnétisme. En effet les équations de Maxwell sont inchangées lorsqu’on change simultanément le potentiel électrique par la dérivée par rapport au temps d’une fonction arbitraire et qu’on change le potentiel vecteurpar le gradient de cette même fonction. Si cette fonction varie selon le temps et l’espace alors en chaque point on effectue bien une transformation différente. Pourtant les équations restent inchangées et les conclusions physiques restent les mêmes. La fonction arbitraire servant à construire ces transformations paramétrise le groupe de symétrie locale de l’électromagnétisme qui est notée mathématiquement .
Dans le cas qu’on vient de voir, la symétrie utilisée agissait sur les champs de la théorie, il s’agissait donc d’une symétrie interne et dans ce cas on parle d’invariance de jauge. L’électromagnétisme est donc un exemple de théorie de jauge.
Si on a affaire à une symétrie d’espace-temps, comme le cas des translations par exemple, les choses sont un peu plus compliquées d’un point de vue technique. Si la théorie est telle que cette symétrie est en plus locale, elle possède alors l’invariance par reparamétrisation de l’espace-temps, on parle encore de covariance générale, et il s’agit alors de la relativité générale. La loi universelle de la gravitation est invariante sous les transformations globales de translation mais pas locales. La relativité générale peut donc être vue comme l’extension de la gravité newtonienne pour laquelle on a agrandi l’ensemble des transformations sous lesquelles elle est invariante.
Les deux cas que nous avons vus correspondaient à des groupes de symétrie discrets. Un cas plus exotique est celui de la construction d’orbifolds en théorie des cordes qui permet de construire des exemples de symétrie locale pour une symétrie discrète.


liens: topologie et univers:mth.uct.ac.za/ george ellis/cv

mth.uct.ac.za/ réflexions sur Quantum_Gravity

ledifice.net/7045-3.html -Arkadiusz Jadczyk et la théorie de bogdanov

http://arkadiusz-jadczyk.org/index.html     http://www.mth.uct.ac.za/~ellis/nature.pdf

futura-sciences.com/fr -jean-pierre-luminet-commente-les-dernieres-observations

topologie de l’Univers.

fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l’Univers

fr.wikipedia.org/wiki/Topologie

l’univers hypertore par jean-pierre luminet

luth2.obspm.fr/~luminet – l’univers est-t-il chiffonné?

images.math.cnrs.fr qu’est-ce qu’une variété

sphère tridimensionnelle

obspm.fr/actual/ forme de l’univers

 

impan.pl -Noncommutative theory for mirror quantum spheres

wikipedia.org- Sphère de bloch

 

scientifiques: maths.qmul.ac.uk -majid: Quantum_Algebras

arkadiusz-jadczyk.org

alainconnes.org -site web

motls.blogspot.fr -le blog de motl (article de strominger: black-holes-harmonic-oscillators…)

 

Groupes: .fyma.ucl.ac.be -théorie des groupes

fr.wikipedia.org/wiki -Groupe_de_symétrie

fr.wikipedia.org -Groupe_orthogonal

fr.wikipedia.org -symétries (physique)

halshs.archives-ouvertes.fr -Groupes de Lie – groupes SO(3) et SU(2

http://www.latroika.com -groupes de rotation et espaces projectifs

eljjdx.canalblog.com -un peu de topologie pour tout le monde

techno-science.net -groupes de lie

th.u-psud.fr -structure fondamentale de la matière…groupes de lie

 

3) De la courbure de l’Univers au temps imaginaire.

Le fait que l’espace à trois dimensions soit peut-être une sphère tridimensionnelle implique qu’il est possible qu’avant le Big Bang, le temps ait pu être imaginaire. En effet, tout comme une sphère à deux dimensions est le bord d’un espace qui en compte trois, la sphère à trois dimensions est le bord d’un espace à quatre dimensions. Un espace possible est en fait l’espace-temps qui est le notre. Dans cet espace, la droite du temps a une certaine orientation à l’intérieur de la sphère. Mais on peut envisager d’autres orientations pour cette droite comme nous l’avons déjà vu dans des articles précédents: si nous faisons pivoter cette droite temporelle d’un angle droit dans le plan complexe, le temps réel devient alors temps imaginaire! Dans un langage plus « topologique », selon les frère Bogdanov, la sphère à trois dimensions est à la fois le bord de l’espace-temps ordinaire mais aussi de l’instanton gravitationnel, la boule à quatre dimensions qui représente l’espace-temps imaginaire.

Comme on l’a découvert au cours des articles précédents, ce temps imaginaire n’avait  une « existence effective » qu’avant le Big Bang (en conservant la notion communément admise du temps et en s’aventurant dans le no-man’s land hypothétique, mais combien passionnant).

Mais tout ce que nous avons vu représente, à grande échelle, une trace de ce temps imaginaire qui existait sans doute lorsque le diamètre de la sphère à trois dimensions qui matérialise le bord de notre Univers ne mesurait que la longueur de Planck (\ell_P = 1,616\ 252\times 10^{-35} m.) Et ce temps-là a existé, c’était le temps de Planck.


4) épilogue.

Pour la première fois, nous pouvons accéder à une représentation plus « fidèle » de l’Univers dans lequel nous vivons et de sa forme grâce aux satellites d’observation COBE, WMAPPlanck Surveyor et aux outils d’observation tels que le télescope spatial HUBBLE. Et s’il est validé que l’Univers est bien rond, nous aurons un indice supplémentaire du fait que, avant le Big Bang, le temps réel et le temps imaginaire coexistaient au sein d’un temps plus global, le temps complexe, non ordonné sur le plan causal.

Après les premiers indices, « la cinquième dimension« , »dans le feu du Big Bang« , nous venons de découvrir « l’Univers est-il rond? » mais il existe d’autres et d’autres indices de ce temps archaïque qui a précédé le notre. Dans le prochain article, nous allons chercher dans les profondeurs mystérieuses et inquiétantes de l’énergie noire.


Mes liens pour mes articles « au commencement du temps » 

Les légendes des cités englouties.

Les légendes des cités englouties.

facebook.com/pages -Eden-Saga

Croix ansée

 

paradis terrestre

 

En ce temps là…

 

Zodiaque de Dendérah

 

Zodiaque de dendérah

 

Jardin des délices (Bosh)

 

mine ancienne

 

pierres précisuses


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l’humanité, mais le mythe de l’Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l’ai découvert en lisant les livres d’Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme – les survivants de l’Atlantide – …et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l’Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s’intituler l’Eternité n’appartient qu’à Dieu.

 Dans les autres publications, on trouve l’astronomie selon les Egyptiens, le livre de l’au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.

 

Ma lecture de « La grande hypothèse » porte surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l’humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d’Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l’adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd’hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L’émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De « la grande hypothèse », le Figaro écrivait alors: la « construction qui s’accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps ». Et Slosman le définissait ainsi: « c’était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j’étais en train d’écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L’éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d’Abraham mais aussi d’Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l’unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie ».

 

« C’est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j’étais en train d’écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L’Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d’Abraham, mais aussi d’Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l’unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie ».    Albert Slosman



article de mon blog: la grande hypothèse 11) l’éternité n’appartient qu’à Dieu:

En  exergue:

« Se mêlant aux cendres brûlantes, les flots coulaient à même les rues. Et l’un de ces torrents avait déferlé avec rage à l’endroit même où les prêtres d’Isis s’étaient rassemblés autour des autels. »                                                                                       George B Lytton (Les derniers jours de Pompéï).                                                                                

 « Le disque solaire ne brillera plus, et les nuages le feront disparaître. La nuit régnera éternellement et les hommes abasourdis par cette absence ne pourront plus vivre ».                                                                                                                              Papyrus hiératique N° 1116    Ms du musée de Léningrad (Le conte prophétique).

Il existe des récits prophétiques du temps des premiers pharaons. Les prophètes étaient des conseillers fort écoutés des Aînés. La noirceur des tableaux qu’ils dressent de l’avenir de l’humanité n’a rien à envier à celle d’Isaïe, de Saint Jean… ou de Nostradamus. La traduction d’un récit original qui suit, « Le grand Roi et les Magiciens » a été reproduite de nombreuses fois comme un conte à dormir debout! Nul des éminents égyptologues ne conteste l’authenticité du document original qui remonte à 5 000 ans A cette époque, nos propres ancêtres vivaient nus dans des grottes enfumées! Les sauvages ne pouvaient en aucun cas être ceux qui écrivaient des récits prophétisant ce qui se produirait des millénaires plus tard. Il faut cesser de considérer ces antiques sages comme des sauvages. C’est plutôt nous qui le sommes encore avec notre course insensée aux armements! C’est le seul moyen de comprendre l’obscurantisme dans lequel nous nous enfonçons de plus en plus, et qui risque de faire glisser notre planète dans le noir absolu. Ce texte, qui remonte à la nuit des temps, met en scène Khoufou (Khéops), qui s’attribua la Grande Pyramide et fit reconstruire  pour la troisième fois le temple de la Dame du Ciel, à Dendhérah:

(Est ce que cela s’est produit en en endroit précis, ou partout où il y avait des civilisations avancées à cette époque (- 12 000 ans ou 1000 ans avant Platon, il y a 3600 ans, comme décrit pour Santorin?), un peu comme la disparitions des dinosaures.

Pour Platon , c’est un avertissement donné à l’humanité sur les conséquences d’un recherche trop poussée du pouvoir).

 

Tous mes articles sur « la grandehypothèse »:

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/11/la-revelation-des-pyramides-hd-on-vimeo.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/07/reflexions-sur-la-mythique-atlantide.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/05/pyramids-of-egypt-atlantide.html

 

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/05/la-grande-hypothese-11 c)-leternite-n-appartient-qu-à-dieu(conte prophétique).html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/04/la-grande-hypothese-11 b) -pour notre temps.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/04/la-grande-hypothese11 a) -ce-que-jai-vu-et.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/04/la-grande-hypothese10-lere-des-poissons_16.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/04/la-grande-hypothese10-lere-des-poissons.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/04/la-grande-hypothese-9-complements-sur.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/04/la-grande-hypothese-9-lere-du-belier.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/03/la-grande-hypothese-8-la-decouverte-de.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/03/la-grande-hypothese-7-la-decouverte-du.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/02/la-grande-hypothese-6-la-resurrection.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/02/la-grande-hypothese-6-la-resurrection.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/02/la-grande-hypothese-5-les-rescapes-de.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/01/la-grande-hypothese-4-lame-atlante-nest.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2010/12/la-grande-hypothese-3-le-grand.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2010/12/la-grande-hypothese-2-le-destin-secrit.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2010/12/mythes-atlantide.html

 


Autres Liens:

wikipedia.org: mythe du déluge: Le Déluge est un mythe répandu dans de nombreuses cultures. C’est aussi un des plus anciens. Il relate généralement des pluies catastrophiques et les inondations consécutives qui exterminèrent hommes et animaux à l’exception d’un seul couple de chaque espèce qui allaient repeupler la terre ensuite.uge

eden-saga.com/fr -un-dieu-unique: la-grande-hypothese-d-albert-slosman 

tradition-science.com -Slosman-et-velikovsky-les-precurseurs

christiasylf.xooit.org -en savoir plus sur albert slosman http://astrolys.forumperso.com/t454-albert-slosman-qqs-donnees-sur-ces-livres

les transgressions marines

http://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantide

lémurie

Ys

cités perdues

SANTORIN-ET-LE-MYTHE-DE-L-ATLANTIDE-

l’Atlantide découverte via google earth

http://www.dailymotion.com/video/x8lopj_les-pyramides-et-l-atlantide_webcam

http://www.dailymotion.com/video/x3qi5x_l-atlantide-2_tech

http://www.dailymotion.com/video/x4b2oc_l-atlantide-partie-1-3_news

http://www.dailymotion.com/video/x1hyu5_a-la-recherche-de-l-atlantide-1-5_tech

http://www.20minutes.fr/sciences/687012-sciences-la-cite-atlantide-engloutie-sous-marecages-espagne

dernieres-nouvelles-de-l-atlantide en espagne

http://www.dailymotion.com/video/xjtns0_dernieres-nouvelles-de-l-atlantide-1_tech

initiation of the pyramid

Entretien avec Jean-Marie Pelt (dans « le monde s’est-il créé tout seul?)


Entretien avec Jean-Marie Pelt 

1) introduction 

« Le monde s’est-il créé tout seul ? » « Telle est la question faussement naïve que s’en est allé poser l’écrivain et journaliste Patrice Van Eersel, directeur de collection chez Albin Michel et accessoirement membre illustre de l’Institut de recherche sur les expériences extraordinaires (INREES), aux « plus grands scientifiques de notre temps ». « Comment l’univers a-t-il commencé ? A-t-il existé de toute éternité ? Ou a-t-il démarré à un certain instant T ? (…) Qu’y avait-il avant cet instant T (…) Quelle est la place du hasard dans l’évolution du réel ? Qu’en est-il de la liberté humaine ? Sommes-nous étrangers au monde ? Sommes-nous au contraire les enfants que le cosmos attendait ? » Telles sont quelques-unes des questions qui émaillent ces entretiens parfois un peu décousus, mais toujours passionnants, symptomatiques des principaux courants de pensée qui agitent actuellement la communauté scientifique et parascientifique. Petite revue « au fil de l’eau » de l’ouvrage… »

En lisant cet article dans www.agoravox.fr, j’ai eu envie de rédiger des articles (un par interwiew) dans mon blog, pour méditer et partager ce qu’ont exprimé ces hommes plein de sagesse, de culture et de science, qui se sont exprimés dans le livre« Le monde s’est-il créé tout seul ?«  sous forme d’entretiens avec l’écrivain et journaliste Patrick Van Eersell

Liens: cles.com/entretiens/article/le-monde-s-est-il-cree-tout-seul

Jean marie pelt

chaouqi.net -science et conscience

wikipedia.org _Henri Atlan 

cirs.net _henri Atlan – chercheur 

wikipedia.org -Patrice_Van_Eersel 

cles.com -patrice-van-eersel grand reporter

 

 

Patrice van Eersel

« Grand reporter, sa curiosité inlassable le pousse sans cesse aux frontières de la connaissance. Écrivain, citons entres-autres Réapprivoiser la mort(éd. Albin Michel), qui poursuit l’enquête menée parLa Source noire (éd. Grasset), Tisseur de Paix (éd. du Relié) et J’ai mal à mes ancêtres, avec Catherine Maillard (éd. Clés / Albin Michel) ».

 


2) Jean Marie Pelt.

Jean Marie Pelt: d’abord professeur de biologie végétale et de cryptogamie à la Faculté de pharmacie de Nancy jusqu’en 1972, il fonde en 1971 à Metz l’Institut européen d’écologie, et enseigne la botanique et la physiologie végétale à la Faculté des sciences de l’Université de Metz. (fatrasenbleu.blog50.com -les leçons passionnées de jean-marie pelt)

C’est l’un des plus aimés des botanistes français, auteur de nombreux livres et films sur les plantes. On lui doit la série télévisée « La Prodigieuse aventure des plantes« . 

Dans un de ses interviews (dans terre sacrée) il est amené à dire: « Le problème, c’est le rapport complètement inadéquat avec la nature : au lieu de la jardiner avec amour, nous l’exploitons. Ce n’est pas de l’avoir labourée un jour, c’est de l’avoir brutalisée. Les premiers jardins ont été faits par des femmes, de manière toute féminine… 

Ensuite on a pris des socs, puis des tracteurs, puis
d’énormes bulldozers et maintenant on casse tout. On a
droit aux technologies, on n’a pas le droit d’en faire un
mauvais usage – je suis convaincu que les dérèglements
écologiques viennent d’un profond désintérêt pour la terre. 
Le fait de ne pas l’aimer, tout part de là« .

Jean-Marie Pelt est un homme multidimensionnel, tout à la fois scientifique rigoureux, connaissant bien le monde des laboratoires, écologiste de la première heure, citoyen responsable (il est adjoint à la mairie de Metz), poète contemplatif devant la beauté du monde, chrétien profondément oecuménique et Européen convaincu. Ce lecteur de la Bible, aussi très sévère avec les intégristes en appelle au retour de l’intuition créatrice dans les labos et de l’humilité mystique dans les religions.. 

J’ai été séduit par cette symbiose entre le sacré, la science et l’amour de la nature, c’est pourquoi j’écris ce premier article en donnant ma lecture de l’interview de Jean-marie Pelt.

 

3) L’entretien avec Jean-Marie Peltcles.com/entretiens/article/le-monde-s-est-il-cree-tout-seul

Dans « ma lecture » du livre « Le monde s’est-il créé tout seul?« , je résume la question puis j’exprime ce que j’ai retenu de la réponse, en ajoutant éventuellement mes commentaires.

« Distinguons bien science et spiritualité. Le scientifique en moi exige des preuves rationnelles. Le mystique pense qu’un atome qui en attire un autre, c’est déjà de l’amour!«  (Jean-Marie Pelt)


a) PVE: « Le monde s’est-il créé tout seul? … »

    JMP:  »Je dirais que c’est là une question à laquelle la science a du mal à répondre, parce qu’elle relève, en partie au moins, de la philosophie. C’est la fameuse question de la « cause première » qui a tant agité les philosophes. C’est aussi une question qui frôle la métaphysique. Quand on évoque la cause première, on évoque aussi « les fins dernières ». Donc, on est dans un domaine où la science n’est plus toute seule à apporter des réponses…« 

A voir à ce sujet mon article dans  mon blog: au commencement du temps 4-1) 

Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, les lois de la physique, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s’effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est. 

Avis d’Etienne Kleinancien élève de l’École Centrale, titulaire d’un doctorat en philosophie des sciences, directeur de recherches au CEA, dirige actuellement le Laboratoire de Recherches sur les Sciences de la Matière, installé à Saclay:

« on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses: 

     a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.

     b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.

C’est donc, comme pour la « question de Dieu », (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l’indécidable au sens de Gödel« . 

Nous y trouvons au chapitre 2) Le graal de la physique?

« Le domaine de la connaissance qui touche à cet instant zéro est presque totalement inconnu. Les ténèbres les plus épaisses, les incertitudes les plus grandes y règnent sans partage. Au fond, un ne sait rien en dire, ce qui explique la prudence d’Etienne KleinStephen Hawking peut lancer ce rappel à la réalité: « demander ce qui s’est passé avant le Big Bang revient à chercher un point qui se trouverait à un km au nord du pôle Nord! ». Un des blus brillants physiciens de notre époque, Alan Guth, qui a mis au point la célèbre théorie de l’inflation cosmique, répète lui aussi, sur un ton vaguement résigné: « L’instant de la création reste dans les ténèbres ». Ces ténèbres, insensibles à la lumière venue du dehors, commencent là où s’arrête brutalement notre réalité physique: sur le mur de Planck, là où nos puissantes théories (la relativité, la mécanique quantique), s’effondrent l’une après l’autre. .

Mais, mesurant l’abîme à franchir, Isabelle Stenger, philosophe des sciences et professeur à l’Université libre de Bruxelles fait remarquer qu’il s’agit peut-être là du « graal de la physique(?) ». Auteur avec Ilya Prigogine de plusieurs ouvrages consacrés, entre autres, à la grande question du temps, elle ira, disent les frères Bogdanov, jusqu’à écrire dans un article publié en 2004 dans les annales de l’institut de philosophie de l’université de Bruxelles: « Les frères Bogdanov étaient bel et bien convaincus après tant d’autres qu’ils voyaient se dessiner le graal physico-mathématique dont la quête définit la gravitation quantique. »

 

 

« C’est cette conviction (ou cette illusion?) de frôler quelque chose de brûlant n comme un secret ultime, qui me pousse moi aussi à aller de l’avant au-delà du mur de Planck. Il est vrai que la dimension très mathématique de cette quête jalonnée d’équations et de calculs explique sans doute aussi l’attitude de la majorité des physiciens, pour qui, en l’absence de repères matériels, il est vain, absurde même de s’interroger sur ce qui a pu se passer avant le Big Bang? »

 

 



b) PVE: « Dans  »Après nous le déluge« ?que vous avez cosigné avec Gilles-Eric Séralini, vous commencez par un exposé enthousiaste sur le miracle, mathématiquement hallucinant, de la vie sur la Terre. Vous rappelez que la probabilité pour qu’une vie biologique émerge quelque part dans l’Univers était infiniment petite et qu’il a fallu un extraordinaire concours de circonstances pour que nous habitions, par exemple, détail rarement cité, une planète penchée sur le plan de l’écliptique, qu’une lune bien placée et de taille ad hoc stabilise dans cette inclinaison  -sans quoi, la planète serait soumise à des sauts et tremblements rendant une vie complexe impossible. Seriez-vous partisan du principe anthropique?


    JMP: « Il y a deux versions à ce principe. Le principe anthropique faible, c’est l’idée que les lois de la physique sont agencées de telle sorte que nous étions productibles, que nous pouvions être là. Je suppose qu’une large majorité de scientifiques le pensent.Mais c’est une tautologie, puisque si ces dites lois de la physique avaient été différentes, nous ne serions évidemment pas là pour en parler » 
Le principe anthropique fort, lui, introduit la notion d’une volonté au départ, qui entrevoit, à la fin d’un long processus, l’existence de l’homme.Là, je suis un peu gêné par le fait que l’on laisse entrer dans la science l’idée de finalité, c’est à dire que l’on prétende pouvoir scientifiquement donner un sens à l’Univers. Je ne dis pas que l’Univers n’a pas de sens, mais cette idée, je la ressens plus dans la métaphysique que dans la science. Donc, non, je ne dirais pas que je suis un adepte du principe anthropique fort…

Maintenant, si j’introduis l’idée d’une volonté créatrice, je parle alors de mes convictions spirituelles… Je suis probablement le seul scientifique croyant chrétien de cet ouvrage. Je mesure à quel point c’est une position difficile dans la science, surtout en France. La science a toujours été très tentée par le scientisme et par un rationalisme exacerbé, où l’on considère qu’être croyant, c’est automatiquement être obscurantiste. Cela me choque d’autant plus que, adhérant par exemple à l’Êvangile de Jean, je me sens un homme de lumière. Chez saint Jean, il y a une foi profonde dans le Christ ressuscité, qui est la Lumière face aux ténèbres. Or il s’est produit une retournement tout à fait étonnant du vocabulaire, puisque désormais, c’est celui qui est croyant qui est jugé obscurantiste, donc du côté des ténèbres. (dinosoria.com _jesus_christ,  bible.catholique.org: evangile-selon-saint-jean/3264-chapitre-1)

liensPrincipe anthropique

lacosmo.com _remarques sur le principe anthropique (christian magnan)

wikipedia.org/wiki _Principe anthropique      wikipedia.org _Principe anthropique faible

fr.answers.yahoo.com -le principe anthropique fort

lebandeau.forumactif.fr _le principe anthropique fort

atoi2voir.com -le principe anthropique fort (trinh xhuan thuan)

astrosurf.com/luxorion _principe anthropique

radio-canada.ca _le principe anthropique

sceptiques.qc.ca _le principe anthropique (victor stender)

techno-science.net _le principe anthropique

futura-sciences.com _jean-pierre-luminet: principe anthropique et exoplanètes

media4.obspm.fr _anthropique (les exoplanètes)

entendre.wordpress.com _principe-anthropique-science-et-religion

asmp.fr _principe anthropique (débat avec d’espagnat…)

luth2.obspm.fr _brandon carter et le principe anthropique

editions-bayol.com _princioe anthropique (pour un principe matérialiste fort)

oncle.dom.pagesperso-orange.fr _le principe anthropique

jeanzin.fr _un-univers-a-notre-mesure (le principe anthropique a tout pour déplaire)

cvablog.com _creation et évolution /principe-anthropique

 

c) PVE: En temps que croyant chrétien, vous adhérez à ce qu’enseigne la Bible?

Family Bible, 1859

    JMP: « Oui, mais là, je m’empresse tout de suite de dégoupiller une autre grenade que vous me lancez, quant à la manière dont on lit la Bible. C’est toute la bagarre entre le créationnisme et le darwinisme. Pour moi, la Bible n’est pas un livre scientifique.C’est un livre qui « fait sens »… On se trouve un peu dans la situation de quelqu’un qui lit une fable de La Fontaine. Il sait bien que les animaux ne parlent pas entre eux. Il ne nous viendrait pas à l’idée de prendre cette histoire à la lettre. En revanche, à la fin de la fable, il y a une morale…Dans ma lecture de la Bible, c’est ce sens qui m’intéresse. Je suis donc aux antipodes des créationnistes, qui sont des adultes demeurés en enfance. 

Les quatre sens de l’Ecriture: En herméneutique judaïque et chrétienne (école scolastique), la doctrine des quatre sens de l’Écriture désigne les quatre sens selon lesquels on peut interpréter les Écritures :PeshatRemezDrashSod (dans la tradition judaïque)historique, allégoriquetropologique, et anagogique (dans la tradition chrétienne).

 

Le sens de la Bible1. Lire l’événement  2. L’exégèse historique 3. L’exégèse sociologique 4. L’exégèse psychologique 5. La lecture liturgique 6. Le texte polyvalent ? 7. Les divers sens de l’Ecriture 8. La linguiste actuelle 9. Le Lecteur de l’Ecriture 10. Critères de l’Ecriture 

kabbale.org: clés de lecture, une quête du sens. Pour les kabbalistes, il existe toujours un sens sous le sens. Chaque interprétation différente d’un texte correspond à un sursaut de conscience vers plus de compréhension, jusqu’à atteindre le Sens, union avec l’esprit même de celui qui traça les mots. Dans ce processus de connaissance, la forme peut revêtir une importance cruciale. Il est même possible d’imaginer un ouvrage dont seules les variations de l’épaisseur de l’encre sur les pages fourniraient un message. Ces considérations visent un but commun : relativiser sa perception du réel, multiplier les regards pour espérer mieux voir.

 

Frontispice du livre de la Genèse : In principio…

d) PVE: « Une Françoise Dolto aurait été d’accord avec vous, elle qui dans son Evangile au risque de la psychanalyse suggère que le livre de la genèse - l’histoire de la création du monde en sept jours – doit être lue comme s’adressant à des enfants, ou à des adultes enfants« .
    JMP: « En tant que lecteur moderne de l’Ecriture, je reçois le livre de la Genèse comme ce qu’il est, c’est à dire comme un texte écrit par des hommes exilés en Mésopotamie, six siècles avant Jésus Christ, et très malheureux de ne pas être à Jérusalem. Dans ce contexte là, ils décident de rédiger un morceau de bravoure en l’honneur de leur dieu,qu’ils hissent tout de suite au sommet pour en faire le chef suprême…ils nous expliquent que leur dieu est le créateur du monde…Et c’est assez réussi puisque leur texte est encore l’un des plus grands best-sellers mondiaux, deux millénaires et demi après! Mais encore une fois, dans ce texte, ce qui m’intéresse, c’est le sens profond. Cela dit, attention, le créationnisme est une tentation…Je pense que fondamentalement, l’ouverture appelle l’ouverture, et que la fermeture appelle la fermeture. J’adhère à ce que me dit l’homme de l’Êvangile, à ses récits, dont je reçois la substantifique moelle, dans l’ouverture de l’autre ». 

le zodiaque de Dendérah


Personnellement, je pense que pour la Genèse et la Bible  c’est beaucoup plus complexe que cela. Elles sont des Mythes  fondateurs inscrits dans la mémoire de l’Humanité. 

Je renvoie à ici à mes articles dans la catégorie « la grande hypothèse« , et en particulier à la grande hypothèse 11) l’éternité n’appartient qu’à Dieu:

 I) Préambule à l’article:

La Bible est présente  parmi les grands mythes de l’humanité, mais le mythe de l’Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l’ai découvert en lisant les livres d’Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme – les survivants de l’Atlantide – …et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l’Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s’intituler l’Eternité

 Dans les autres publications, on trouve l’astronomie selon les Egyptiens, le livre de l’au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.

Ma lecture de « La grande hypothèse » va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l’humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d’Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l’adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd’hui où on parle de plus en plus de fin du monde. L’émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De « la grande hypothèse », le Figaro écrivait alors: la « construction qui s’accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps ». Et Slosman le définissait ainsi: « c’était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j’étais en train d’écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L’éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d’Abraham mais aussi d’Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l’unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie ».

« C’est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j’étais en train d’écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L’Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d’Abraham, mais aussi d’Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l’unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie ».    Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

          1)   Le hasard existe t-il?

          2)   Le destin s’écrit-il aussi?

          3)   Le grand cataclysme.

          4)   L’âme Atlante n’est pas perdue.

          5)   Les rescapés de l’Ahâ Men Ptah.

          6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

          7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d’or.

          8 partie 1)   A la découverte de Dendérah, l’ère du Taureau en ath-kâ-ptah

          8 partie 2)   A la découverte de Dendérah, l’ère du Taureau en Ath-kâ-ptah 

          9 partie 1)   L’ère du Bélier: Moïse le rebelle

          9) compléments L’ère du Bélier, compléments sur la vie de Moïse

          9 partie 2)   Et Dieu oublia l’Egypte (Cambyse le fou)

         10 partie 1)  L’ère des Poissons: Jésus le Christ (la naissance)

         10 partie 2)  L’ère des poissons: Jésus le Christ (la vie et le mort de Jésus)

         11 partie a)  Ce que j’ai vu et compris -

         11 partie b)  Pour notre temps

11 partie c)  L’éternité n’appartient qu’à Dieu (conte prophétique)

        http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/04/les-legendes-des-cites-englouties.html

 

liens: eden-saga.com/fr -un-dieu-unique: la-grande-hypothese-d-albert-slosman

tradition-science.com -Slosman-et-velikovsky-les-precurseurs

 

christiasylf.xooit.org -en savoir plus sur albert slosman http://astrolys.forumperso.com/t454-albert-slosman-qqs-donnees-sur-ces-livres

 


d) PVE: « Et cette coexistence de deux discours ne vous gêne pas en tant que scientifique? »

JMP: « Mais pas du tout!…Je crois que je suis un vrai scientifique. J’insiste sur ce point parce que nous sommes à une époque de grande confusion, où des tas de gens s’imaginent que qu’on ne peut pas être scientifique et croyant à la fois. Alors ce sont des domaines distincts. La science doit nous permettre de mieux comprendre comment la nature fonctionne…indépendamment de toute croyance. Ma foi, elle, répond aux questions ultimes, aux causes premières et aux fins dernières, sur lesquelles la science n’a pas de discours à tenir… Beaucoup de gens n’y comprennent plus rien. Ils ne savent plus s’il faut croire ce que disent les scientifiques ou ce que disent les curés. Les curés n’ont pas suffisamment fait la révolution copernicienne qui consiste à s’exprimer comme je le fais je parle de la base, de ce qui est enseigné aux aux enfants, pas des élites de la théologie. Quant aux scientifiques, ils pensent qu’en dehors de l’objet de leur science, il n’existe rien, comme si le matérialisme était dans la nature des choses…Personnellement, je me situe entre ces deux pôles. J’appartiens aux deux ». 

e) PVE: « Concernant les créationnistes et les darwiniens, ne trouvez-vous pas que le débat « Dieu contre Darwin« , régulièrement relayé par les médias, sent le piège manichéen? Ou vous êtes matérialiste athée, ou vous appartenez au camp des demeurés, pas d’autre choix!

     JMP: « C’est ce que j’appelle un débat tronqué. D’abord il y a d’innombrables variétés de créationnistes…jusqu’aux adeptes du fameux mouvement du « Dessein intelligent« , dont on a beaucoup parlé. En face, les darwiniens nous posent un problème de pure linguistique. Car, dans la darwinisme, on met à la fois l’idée d’évolution et les processus par lesquels Darwin explique celle-ci…

1) le fait de l’évolution, auquel il est raisonnable d’adhérer et auquel j’adhère évidemment -même si des questions se posent…

Mimétisme orchidée

2) Les mécanismes de l’évolution, ce qui est tout à fait autre chose: comment ça marche? Quand on dit « darwinisme », on vent à la fois l’évolution et et le modèle d’explication.

Or, sur les mécanismes de l’évolution, je ne suis pas du tout convaincu que cela se passe « seulement » comme le pensent les darwiniens, par des mutations aléatoires triées par sélection naturelle. Je crois que ce n’est qu’une partie de l’explication, une partie essentielle, très pertinente, mais une partie tout de même…Mais à côté de ce mécanisme, il y en a certainement d’autres. Par exemple le mimétisme, qui pourrait correspondre à certaines des hypothèses du britannique Rupert Sheldraque, qu’on devrait creuser. En tant que botaniste, je suis confronté à des phénomènes de mimétisme époustouflants, quand une orchidée se déguise en insecte, prend le parfum de l’insecte, dispose ses poils comme ceux de la femelle de l’insecte, pour attirer l’insecte mâle, qui se trouve irrésistiblement attiré, se pose, s’agite, copule… Supposer que ce leurre soit apparu par le jeu du hasard même savamment baptisé « coévolution » m’interroge ». (voir sheldrake.org/homepage- et la résonnance morphique)


En fait, Le débat sur le dessein intelligent fait encore rage comme on peut le voir dans: staune.fr Dessein-intelligent-le-debatl (dont voici quelques extraits).

Les créationnistes et les partisans du « Dessein intelligent » suscitent depuis quelques années de vives réactions de la part des mouvements rationalistes, qui les accusent de défendre leur foi en se parant des allures de la science.Face à cette polémique, certains scientifiques, tout en s’opposant aux thèses créationnistes, affirment qu’il est légitime pour des hommes de science de se poser des questions métaphysiques…

Pour sa part, Trinh Xuan Thuan est frappé par l’unité qui caractérise l’univers : « Aristote pensait que le ciel et la terre obéissaient à des lois physiques différentes. Puis Newton a unifié ces lois au XIIe siècle avec la gravitation universelle. Au XXe, Maxwell unifie l’électricité et le magnétisme, qu’on pensait de natures différentes. Au XXe siècle, Einstein a unifié le temps et l’espace ; et l’on pense désormais que les 4 forces fondamentales ne sont en fait qu’une seule et même force à l’origine »…

Pour Trinh Xuan Thuan, cette position est acceptable (la séparation des deux registres scientifique et religieux), mais « l’être humain forme un tout », ajoute-t-il. Ce n’est pas par hasard que l’humanité a toujours été préoccupée par des questions de nature religieuse ou spirituelle. Manifestement, le « matériel » ne lui suffit pas. »…

En cosmologie et en astrophysique, la question d’un univers « conçu » par une intelligence supérieure anime un véritable débat scientifique, distinct de la thèse du Dessein intelligent. Mais il y a là encore une confusion, car le terme utilisé est le même en anglais : Design. La réflexion est centrée sur le « principe anthropique », à savoir l’idée que les constantes de l’univers sont précisément réglées pour l’apparition de la vie puis de la conscience. Tautologie ! affirment les athées. Nous sommes là, donc il faut bien que l’univers soit réglé d telle façon que nous existions, ce qui n’implique pas l’intervention d’un principe créateur. Mais il ne s’agit là que de la « version faible » du principe anthropique.

L’intuition d’un univers organisé. Dans sa version forte, « il exprime l’idée qu’il y a tout de même un réglage très fin dès le début de la formation de l’univers, explique Trinh Xuan Thuan . L’univers est régi par une quinzaine de constantes ; si l’on change un tant soit peu les choses, les étoiles ne se forment pas, et, puisque nous sommes tous « poussières d’étoiles », la vie ne peut apparaître car elle a besoin de la complexité des éléments lourds formés dans les étoiles. Personne ne discute ce fait. Par exemple, la densité initiale de l’univers est réglée à un facteur 10-60 près. On peut comparer cette précision à celle d’un archer qui atteindrait une cible de 1cm2 située à l’autre bout de l’univers, soit 14 milliards d’année-lumière. Mais la notion de principe anthropique est trompeuse, car elle dit que l’univers tend vers l’homme. Je préfère parler de « principe de complexité ». Pour reprendre les mots du physicien Freeman Dyson, « c’est comme si l’univers savait dès les premières secondes après le Big-Bang que la vie allait apparaître ». Je pense que l’univers tend vers la vie et la conscience, et qu’il a du sens parce que nous sommes là pour l’observer et appréhender sa beauté harmonique. Mais j’insiste sur le fait qu’il s’agit là d’un pari métaphysique, et non d’un strict raisonnement scientifique »

En anglais on parle de « finetuning », réglage fin, si fin qu’il semble résulter d’une intention.

liens: http://www.sheldrake.org/homepage.html

sceptiques.qc.ca -résonnance morphique (sheldrake a clairement délaissé la science en faveur de la théologie et de la philosophie selon ce blog)

unisson06.org/dossiers/science/sheldrake -champs morphiques dans: chaouqi.net -science et conscience

 

f) PVE: « Si cela se produisait vraiment par hasard, cette orchidée aurait eu besoin de milliards de fois plus de temps »?

    JMP: « Il aurait surtout fallu que l’idée finale soit là, à l’avance, pour que les variations aillent dans le bon sens! Il aurait fallu… que l’orchidée ait un « projet » qui se projette dans un temps lointain, pour qu’elle sélectionne les mutations qui lui permettront d’aller là-bas. Mais alors, ce ne serait plus du hasard. Donc, le modèle darwinien sur les orchidées mimétiques ne marche pas…

Ensuite, il y a ce qu’a dit le vieux Lamarck, que le jeune Darwin a détrôné. Lamarck pensait que si les girafes ont un long cou, c’est que leurs ancêtres ont beaucoup tiré dessus…Darwin a inversé la logique: le long cou, aléatoirement survenu, a donné un avantage aux girafes qui, par hasard, se trouvaient vivre près de feuillages haut perchés. Sans doute dans ce cas, Darwin a-t-il raison? Pour autant doit-on brûler Lamarck? A-t-il tout faux? Je n’en suis pas sûr.

(Le transformisme est une théorie biologique, rivale du fixisme, dont l’histoire remonte à l’époque où Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829) énonça sa fameuse théorie sur l’évolution des espèces)


g) PVE: « Boris Cyrulnik dit que les idées de Lamarck ont plutöt à remonter actuellement… »

JMP: « Il a raison. Il y a chez Lamarck une part de vérité, si bien qu’on pourrait dire que le père du transformisme c’est lui. Mais on peut remonter plus loin. J’étais récemment au tricentenaire de Buffon: déjà à son époque, donc avant la révolution française, cet homme avait des intuitions de transformisme. Buffon a écrit des choses presque identiques à Darwin sur les oiseaux, notamment qu’ils avaient des ancêtres communs…Et bien sûr que la Bible n’expliquait rien de tout cela, pensait-il ».


les théories de l’évolution: un bicentenaire. Si 2007 marquait le tricentenaire de Linné et de Buffon, 2009 est « l’année Darwin » puisque l’auteur de l’Origine des espèces, publiée il y a cent cinquante ans, est né en 1809. On pourrait bien célébrer aussi Lamarck, dont l’ouvrage le plus réputé, Philosophie zoologique, date de cette même année 1809. Cependant, si Charles Darwin est crédité, à juste titre, de l’importance donnée au hasard et à la sélection naturelle, Lamarck reste associé au concept d’hérédité des caractères acquis et, par cette injustice, on oublie qu’il fut d’abord l’auteur de la première théorie évolutionniste (au sens strictement scientifique du terme) par opposition au fixisme. Sans renier la génétique moderne, on peut donc fêter 2009 comme le bicentenaire de l’évolution biologique !


liens: monblogdereflexions.blogspot.fr -le-paradigme-de-la-complexite (voir d’autres liens)

 lionel.mesnard.free.fr -boris cyrulnik et le concept de résilience

gilles-jobin.org -boris cyrulnik_citations

www.psychoactu.org -la resilience

geol.cher.free.fr -les théories de l’évolution, un bicentenaire (et tricentenaire de linné et buffon)

resistanceinventerre.wordpress.com -sheldrake: 95% de l’hérédité échappe à la génétique (Propos recueillis par Patrice van Eersel)

agoravox.fr/actualites -rupert-sheldrake le biologiste de l’âme

elishean.org -résonnance morphique, la théorie du 100è singe

suprememastertv.com -résonnance morphique (vidéo en anglais)

sechangersoi.be -Sheldrake (du centième singe au champs morphiques)

quantiqueplanete.com -congres-quantique-lyon-2011 (voir vidéo et sheldrake)

lesinfluences.fr -Kauffman-Stuart

futuribles.com -Systémique, complexité, transdisciplinarité

wikipedia.org -Stuart_Kauffman

matierevolution.fr -qu’est-ce que l’émergence? stuart kauffman

wikipedia.org -Sigmoïde

astrosurf.com -les modèles informatiques de l’évolution

 

h) PVE: « ce qui n’empêche pas que Darwin était génial ».

     JMP: «  certes, et il n’était pas du genre à suivre la catéchisme de stricte observance! Tout au long de sa vie, il n’a cessé de se poser des questions sur son modèle. Alors que les darwiniens purs et durs  ne doutent de rien. Cela ressemble parfois à de l’intégrisme…Les vrais chercheurs scientifiques ne fonctionnent pas ainsi. Tout ce que nous venons de dire relève de la logique du cerveau gauche, qui nous pousse aux limites de nos déductions, ou de nos inductions. Je pense, comme le professeur Lucien Israël que, pour mener à bien une spéculation, il faut aussi laisser travailler l’hémisphère droit, qui est celui de l’intuition, des affects de la sensibilité. L’intuition joue un rôle essentiel en science. Je suis frappé et inquiet de voir combien, poussés par la nécessité d’avoir des résultats rapides,de publier vite, beaucoup de scientifiques finissent par avoir une approche mécanique de la biologie moléculaire…Elle n’a pas fait sa révolution copernicienne ».


 i) PVE: « Que voulez-vous dire? ».

     JMP: « En particulier, qu’elle  (la biologie moléculaire) n’a pas pris en compte l’aspect vibratoire des molécules, ce qui est incroyable. Elle est en contradiction complète avec la physique quantique, et du coup en retard. Un retard qu’elle ne comble pas, parce qu’elle a une vision mécaniste…Parfois, je me dis qu’il faudrait (leur) rappeler que dans son petit appartement de Trinity Collegele grand Newton avait des transes! Les fameuses lois de la science moderne, il ne les a pas élaborées par des raisonnements déductifs, mais par des intuitions extrêmement fortes, quand il se trouvait dans un état second…Einstein aussi a raconté que, quand il a eu l’idée de la relativité, ce fut par une sorte de révélation, où il a vu des images colorées s’imposer à lui, comme si elles lui avaient été données…La créativité en sciences, ce n’est pas seulement faire comme tout le monde, pour avoir des crédits et un public. Il s’agit de faire fonctionner, ou plutôt de laisser fonctionner les deux parts de son cerveau. 

Reprenons Darwin un instant. A la fin de sa vie, il avait deux soucis. Le premier, c’est d’avoir fait tant de peine à sa femme en affirmant que Dieu n’existait pas…Et son deuxième souci, c’est qu’il était devenu sec comme un désert, ne comprenant plus rien à l’art, à la poésie, à la musique, à rien de ce qui est véhiculé par l’hémisphère droit. Il s’était complètement gauchisé dans son cerveau. Et moi, je regrette terriblement que la science actuelle soit devenue comme cela...L’hémisphère gauche sait surtout reproduire des systèmes simples, compter, numériser, classer…Or, quand ce type de fonctionnement s’empare, par exemple de l’ADN, cela donne la logique des OGM. Je repère un gêne, je l’isole…parce que la vie est tout à fait compliquée et que cela ne marche pas ainsi. L’approche purement mécaniste produit la technologie que nous voyons. Je suis en vive réaction contre ce qu’on appelle aujourd’hui la technoscience, dont je ne suis pas sûr qu’elle va libérer l’homme. Je pense au contraire qu’elle va l’asservir et que nous allons devenir des robots ».

Lien sur Newton dernier magicien: ours.courageux.pagesperso -Newton n’était pas le premier au siècle de la Raison, il était le dernier du siècle des Magiciens

La malle de newton


Autre liens: 

artivision.fr/docs -JacquesBergier: science contemporaine et conscience alchimique

larecherche.fr -Newton et la transmutation des métaux

franceculture.fr -la perruque de newton (j. p. luminet)

decitre.fr/livres -la malle de newton

chizodoxe.com -dans-la-malle-de-newton

planetastronomy.com -la malle de newton

http://www.astrosurf.com/luxorion/newton-hommage5.htm

ovnisant.com albert-einstein-et-la-theorie-de-la-relativite


 

biodiversité

j) PVE: « Votre pessimisme ne vient-il pas du fait que vous êtes aussi un écologiste? ».

    JMP: « Certainement. L’écologie est portée par une démarche beaucoup intuitive que déductive. Car, la vie n’est pas linéaire. Elle est dialectique, yin et yang. Et puis, il y a un grand mystère écologique en biologie, c’est la biodiversité, dont tout le monde sait aujourd’hui qu’elle nous est vitale et que le réchauffement la détruit. Or le paradoxe confondant, on n’enseigne plus les plantes et les animaux dans les universités. Plus on parle de biodiversité, moins il y a de gens capables de reconnaître les plantes et les animaux qu’il faut protéger. Il y a là une incroyable contradiction…Tout le monde travaille exclusivement sur le gêne. Et moi, le « tout-gêne » me gêne. Parce que la biologie n’est pas que cela. C’est plein d’autres choses que l’on va découvrir ».

 

k) PVE: « Vous dites que la biologie moléculaire n’a pas fait sa « révolution copernicienne », qui serait d’intégrer la physique quantique, en « amont d’elle » (dans la classification des sciences selon Auguste Comte), faites-vous allusion à la manière que nous avons aujourd’hui de cultiver le terre, suivant la méthode du Baron Von Liebig, père de l’industrie des engrais, qui croyait qu’il fallait mécaniquement restituer à la terre, au gramme près, les éléments chimiques que les plantes y avaient pompés? …on a oublié que la terre avait aussi besoin d’humus et de fumier, qui sont des systèmes beaucoup plus complexes.

    JMP: « Bien sûr…Le phénomène Liebig est tout à fait d’actualité avec nos questionnements sur l’agriculture. Mais il faut se souvenir qu’à la fin de sa vie, Liebig était un peu comme Darwin. Il a pensé s’être trompé…il revenait au fumier comme une sorte de précurseur de l’agriculture biologique. On l’ignore totalement: le baron Justus Von Liebig s’est rétracté! Or toute l’énorme industrie agrochimique mondiale est fondée sur ses travaux! »

 

l) PVE: « Revenons à notre naïve question de départ: le monde s’est-il créé tout seul? Depuis quelques décennies ont fleuri toutes sortes de théories de l’auto-organisation…Je pense notamment à Ilya Prigogine et à ses structures dissipatives, qui montrent comment, dans certaines conditions, le chaos engendre spontanément de l’ordre. On n’est plus ici dans une approche mécaniste et linéaire. Ces théories ne peuvent-elles pas réussir à expliquer le monde? Mais…les théoriciens de la physique quantique n’ont-ils pas abouti à l’idée que le réel était décidément impossible à « coincer » par une approche scientifique, ou même par un système de connaissance quelconque? Ce serait alors le théorème de Gödel qui dit vrai: tout système contient forcément au moins un élément indémontrable…

    JMP: « Les deux sont vrais. Il est indéniable qu’il y a de l’auto-organisation à l’oeuvre à tous les niveaux. Mais…il y a une zone de mystère qui enveloppe le tout…tout n’est pas entièrement révélé à nos capacités de comprendre. Je suis sensible à la phrase de Saint-Paul sur le miroir un peu voilé, qui fait qu’on ne voit pas tout (Saint Paul, dans l’épître aux corinthiensmentionne le miroir qui peut faire progresser la connaissance de soi-même ; je vous en livre le passage :« La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais qu’en ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel  disparaîtra. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je résonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant).…Quand j’étais jeune scientifique, hyper-mordu par la science, je pensais que celle-ci finirait par tout éclairer…Aujourd’hui, je ne dirais plus ça. Je ne sais pas s’il faut s’en référer au théorème de Gödel ou à d’autres, mais je pense que la science est par nature enfermée dans des présupposés que lui impose la finitude humaine (Jacques Arsac écrit: Peut-être parce que je suis un scientifique, imbibé de culture scientifique, je suis très sensible à l’idée de l’infini de Dieu. Que Dieu soit infini, cela me paraît évident. S’il n’était pas infini, il pourrait y avoir un plus grand que Dieu). Et que celle-ci impose, puisque la science est produite par l’homme, une non-finitude de la scienceOn ne peut pas sortir l’infini du fini…Je pense que l’homme est un être fini, qui devrait être beaucoup humble. Cela lui ferait le plus grand bien dans ses rapports avec les autres, lui éviterait des guerres et beaucoup de misère…L’infini, le divin, si l’on est croyant, s’atteint mieux par la mystique que par la science. C’est d’ailleurs la définition même de la mystique dans les dictionnaires: l’union à Dieu…Bien sûr, je sais que cette approche sent le souffre dans la société actuelle… C’est vrai que l’ADN est une belle machine qui fonctionne d’une manière surprenante! Mais selon moi, ce n’est pas par cette voie qu’on peut aller vers l’infini. La voie mystique me semble plus sûre, si l’on veut toucher à la non-finitude…

liens: artbourgogne.free.fr/miroir -l’expérience du miroir, ou le sujet entre être et doute

remi.sentis.perso.sfr.fr- la finitude humaine et l’infini de dieu (jacques arsac)

esprit-universel.over-blog.com -rene-guenon-l-infini-et-la-possibilite

 

matierevolution.fr -les idée de prigogine fr.wikipedia.org -Système_dissipatif (prigogine)

www.universalis.fr -ilya-prigogine/2-auto-organisation

jeanzin.fr -les-limites-de-l-auto-organisation        marianne2.fr -Hommage-a-Henri-Atlan-vive-l-auto-organisation-vive-l-emergence

webinet.blogspot.fr /auto-organisation et sociétés d’insectes

villemin.gerard.free.fr -Aut-organisation

hypergeo.eu -auto-organisation

sitegb.free.fr -l’auto-organisation issue du chaos

elissalt.net -auto-organisation

 

m) PVE: « Personnellement, j’ai du mal à comprendre que l’on soit scientifique et athéeAgnostique oui. C’est même d’une certaine façon, indispensable. Mais le spectacle de l’Univers est tellement fantastique qu’affirmer savoir absolument qu’il n’y a aucun sens me paraît infantile…


psyché (michel-ange)

    JMP: « C’est parce que nous ne sommes plus dans un monde de savants, mais dans un monde de techniciens…Le choeur de notre société, c’est la technique, les engins. Les jeunes vivent de cela. Ils sont totalement instrumentalisés par un pouvoir économique qui en tire le plus grand profit et les rend hermétiques à ce qui n’est pas techno. Enlevez-leur les portables…, vous allez voir une dépression effroyable s’abattre sur la jeunesse. Le lien à la nature est beaucoup plus lointain…On ne se pose pas la question de savoir si on pourrait se passer de la nature, elle n’est plus là. 

Il se trouve que j’ai été élevé dans une ferme de l’Auvergne profonde, pendant le guerre, totalement immergé dans la nature. Cela m’a donné un sentiment d’équilibre profond. Ce furent, de loin, les années les plus heureuses de mon existence. Quand je gardais les vaches, quand j’allais glaner pour les poules…Le lien à la nature est un lien qui construit la psyché humaine (l’anima?)C’est un lien très fort, sans doute parce que notre corps, c’est aussi la nature. Mais nous en avons complètement perdu le sentiment. Beaucoup de mal-être tient à cette perte. C’est quelque chose qu’il faut redécouvrir d’urgence si nous ne voulons pas aller dans le mur. C’est dans ce lien-là qu’on découvre le lien supérieur avec la totalité, en agnostique ou en croyant, peu importe…


n) PVE: « Pourtant, les mentalités changent. Les colloques verts se multiplient et sont littéralement bondés de très jeunes gens! Et surtout beaucoup passent à la pratique ».

    JMP: « Tant mieux. Mais pour la majorité, l’homme est ainsi fait qu’il ne bouge que quand ça va très mal. Seules les grosses catastrophes pourraient le faire évoluer ».

bibleetnombres.online.fr/apocalypse L’apocalypse (le dévoilement) cosmobranche.free _ApocalypseStJean


 

o) PVE: « Boris Cyrulnik dit qu’un enfant qui manque du minimum d’affection ne se développe pas. Il peut devenir débile, être atteint de nanisme affectif, ou même mourir. On peut mourir par manque de liens affectifs.C’est comme une loi du vivant ».  

    JMP: « Mais oui. L’amour c’est la vie.C’est vrai pour les enfants comme pour les adultes. Mais c’est vrai aussi pour les autres espèces vivantes! »


p) PVE: « Irez-vous jusqu’à dire que « l’amour » est ce qui fait avancer le monde? »

    JMP: « On sort ici du discours scientifique, pour entrer dans celui des convictions. Cela dit,…Il y a l’attraction l’une vers l’autre de particules élémentaires, les quarks, qui s’attirent trois par trois, et s’associent pour donner des neutrons, des protons, des électron. Ensuite, ceux-ci s’attirent pour donner des atomes…Les organes donnent l’organisme, et les organismes s’attirent pour donner une société…Il y a une loi de coalescence d’identités, qui vont vers du plus complexe. Là, on retrouve l’idée de Theilhard de Chardin de la montée en complexité-conscience, qui passe par le seuil de la vie et par le seuil de l’esprit. Plus cela devient complexe, plus apparaissent des propriétés émergentes…Vous prenez des molécules seules qui n’ont aucun effet, vous les mettez ensemble, vous les injectez à des animaux, elles produisent un effet thérapeutique. Seules, aux mêmes doses, elles n’en produisent pas… C’est une loi essentielle de la vie et de la constitution des formes nouvelles. La sélection naturelle de Darwin intervient ensuite, éliminant les associations non viables. Mais avant que la sélection ne frappe, il a bien fallu qu’un mécanisme engendre des formes nouvelles! La mécanique de la construction est antérieure à la mécanique de l’élimination. Il faut un spermatozoïde et un ovule pour donner un bonhomme, un animal ou une plante. Au niveau humain, on appelle ça l’amour. J’y crois, vraiment!

 

q) PVE: « Si on appelle « amour » la force évolutive arrivée au seuil humain, à partir de ce même seuil, il y a aussi ce qu’on appelle « liberté », non?

    JMP: « Oui et cela comprend la liberté du non-amour. Où l’amour est, il y a aussi la liberté de lui dire non. Et si Dieu est amour, il y a la liberté de dire « Dieu, je m’en fous! » Le Dieu des chrétiens en tout cas est un Dieu à qui on peut dire ça.Parce qu’il nous veut debout.

L’amour, c’est la grande affaire, la grande question.


La devise de mon blog monblogdereflexions.blogspot.frLES MERVEILLES DE LA NATURE ME FASCINENT. MES REFLEXIONS: LE SENS DE L’UNIVERS ET DE l’EXISTENCE. 

EN MOI IL YA DEUX MONDES: LE MONDE EXTERIEUR DU « FAIRE » ET LE MONDE DE L’INTERIEUR, NON CONSCIENT,  AUTANT REEL.

MA DEVISE: L’ESSENTIEL, C’EST L’AMOUR, AMOUR DU SACRE.

MES MODELES: JESUS (l’amour), PYTHAGORE (la mathématique), EINSTEIN (la physique).

« Dieu est mort » (Nietzsche):la désacralisation est consommée! 

La Toute puissance du scientisme technologique est prégnante! La Personne humaine devient progressivement objet!

 

mfpg.be -celui qui n’aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est Amour

 



Au commencement du temps 4-4) Une première trace dans le feu du Big bang

 Au commencement du temps 4-4) Une première trace dans le feu du Big bang

Dans tous les articles de la rubrique « au commencement du temps », je souhaite approfondir ma réflexion sur « le visage de Dieu«  écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: « Au commencement du temps« .

Dans les articles précédents, j’ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu’à l’instant zéro. ces articles m’ont permis de faire un saut dans l’histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d’affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l’Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont « ma lecture »  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l’envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l’instant zéro dans l’article 3-11).

« Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s’effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est. 

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses: 

     a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.

     b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.

C’est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l’indécidable au sens de Gödel

Dans un tel contexte, l’approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? « En prenant toutefois cette approche pour ce qu’elle est et rien d’autre: une hypothèse dont l’essence mathématique correspond à la nature mathématique de « l’objet » que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l’espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l’épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j’appelle le « soi », mon « intérieur » invisible par opposition au visible…Et je trouve ça plutôt jubilatoire… »

 

Tout ceci a-t-il laissé des traces? 

Jusqu’à maintenant, et dans l’article précédent, La cinquième dimension, nous avons progressivement vu apparaître un lien entre la temps imaginaire et l’instant zéro. Mais la notion de temps imaginaire recouvre-t-elle un réalité? Parmi les indices de son existence au commencement du temps, une des premières « traces » (trace renvoie bien à l’idée de reliques), serait le fait que, tout juste avant le Big Bang, l’espace-temps était en équilibre thermodynamique. Commençons donc par retourner vers le brasier primordial!


 

2) Sur les pas de Boltzmann.

 

ludwig boltzmann

wikipedia.org: Ludwig_Boltzmann:

« En 1902 Boltzmann est revenu à Vienne à sa chaise de la physique théorique qui n’avait pas été remplie entre temps. En plus de son enseignement dans la physique mathématique, Boltzmann a été donné le cours de la philosophie du mach à enseigner. Ses conférences de philosophie sont rapidement devenues célèbres avec les assistances étant bientôt trop grandes pour le plus grand hall de conférence disponible. En fait en raison de la renommée de ces conférences Boltzmann a été invité au palais de Franz Josef ».


Automne 1902. Boltzmann donne sa première conférence générale à l’université de Vienne, sa ville natale, capitale de l’empire d’Autriche. Il ignore alors (et il l’ignorera toute sa vie), que ses travaux allaient un jour, en fait cent ans plus tard, permettre de trouver des traces de ce temps qui fut imaginaire, à l’aube des temps. Il fait montre d’une extraordinaire maîtrise des mathématiques, bien supérieure à celle de de ses interlocuteurs. Sa discipline: la « thermodynamique« . Peu nombreux sont ceux, qui, en ce temps là, savent vraiment de quoi il s’agit. Mais ce jour de 1902, ce n’est pas de la physique sont venus écouter ceux qui sont venus se presser sur les gradins ceux qui sont venus l’écouter en masse, mais… de la philosophie naturelle. Pas de formules ou d’équations incompréhensibles… Soudain, un thème retient le souffle de tous, thème que peu de scientifiques osaient aborder à cette époque: le temps et son commencement. Ce qu’il dit est si révolutionnaire, si fascinant que l’Empereur François-Joseph lui-même convie le savant à dîner au palais impérial comme le note Wikipedia.

 

3) Qu’a donc découvert Boltzmann? Une clef pour percer le secret de l’origine.


Sans elle, toutes nos tentatives pour explorer l’Univers avant le Big Bang auraient échoué. Un des chemins inattendus de cette exploration passe peut-être par un physicien théoricien de l’université américaine de Californie, du nom de Tom Banks, le directeur de thèse de Lubos Motl. Il s’est intéressé de près aux travaux de Boltzmann et a élucidé de manière convaincante la fameuse de Botzmann-Penrose: pourquoi les conditions initiales en cosmologie impliquent-elles une très basse entropie, donc un désordre minimal, alors que dans le feu primordial on pourrait penser le contraire? Tom Banks montre qu’il y a plusieurs raisons à cela dont une à garder en tête: l’Univers naissant était dans un état spécial, révolu aujourd’hui, qu’on appelle équilibre thermodynamique. La température était partout la même, à peu de choses près. Cet état contient la trace, le dernier vestige visible de l’existence du temps imaginaire au moment même du Big Bang. 

 

Revenons à Boltzmann avant d’approfondir le secret de cet équilibre thermique. Peu à peu, en cette année 1902, son équilibre commence à vaciller, tellement les enjeux sont importants. Les mystères qu’il a libérés le hantent. Ses ennemis dont Ernst Mach, sont décidés à l’empêcher de parler, et même de penser. Il a déjà fait une tentative de suicide* à Leipzig en 1901. A partir de 1903, il va lentement faire naufrage dans une dépression dont il ne pourra jamais sortir. il se pend lors de vacances familiales à Duino près de Trieste le 5 septembre 1906, à l’âge de 62 ans. Outre ses troubles de santé, il souffrait fréquemment de dépression* en raison des oppositions les plus vives qu’il rencontra, surtout dans le monde germanique, en tant que partisan déclaré de l’atomisme, pour lequel il a lutté jusqu’à la fin et qu’il considéra comme la meilleure description qui puisse être donnée, à ce moment, des phénomènes. La tombe de Boltzmann au Zentralfriedhof comporte une équation inscrite au-dessus de la statue du physicien, à savoir S = k ln ω, qui exprime l’entropie S en fonction du nombre ω des états d’énergie équiprobables possibles, avec k la constante de Boltzmann. Pour Einstein, il s’agit de la formule la plus importante de toute la science. Elle contient effectivement l’un des secrets les plus brûlants de notre Univers.


4) L’équilibre thermique de l’Univers primordial.


le fond cosmologique primordial (CMB)


Fournissons de l’énergie à une masse d’eau, sa température s’élève. Ainsi pourrons nous profiter d’un bain chaud. S’il est trop chaud, nous faisons couler de l’eau froide et quelques secondes plus tard, le bain devient tiède et partout à la même température. Pour la physique il atteint un équilibre thermodynamique. Au moment du Big Bang, l’espace-temps était « à l’équilibre ». Sa température, très élevée, (environ  200 mille milliards de milliards de milliards de degrés), contre environ 3 degrés aujourd’hui, était partout la même. À cette très haute température, la densité d’énergie est telle qu’aucune structure ne peut survivre, qu’il s’agisse d’une galaxie, d’un atome ou d’un noyau atomique. L’univers est alors un fluide quasi-homogène de rayonnement et de matière (quarks et leptons) en équilibre thermodynamique.

S’il est en équilibre thermique à l’échelle de Planck, l’Univers, à l’aube du Big Bang, se trouve dans un état physique très spécial, l’état KMS.


5) De l’équilibre thermique au mystérieux état KMS.

 

Trois  savants ont jeté les bases physiques de cette théorie: Kubo, Martin et Schwinger

Dans la mécanique quantique et la théorie quantique des champs, la propriété d’un système en équilibre thermique peut être décrite par un objet mathématique appelé état Kubo-Martin-Schwinger ou plus simplement état KMS : un état satisfaisant la condition KMS.
Kubo établit les premières bases en 1957, Martin et Schwinger utilisèrent cet état pour définir des fonctions de Green thermodynamiques en 1959.

Marinus Winnink, physicien mathématicien de l’université de Groningue, fut l’un des trois chercheurs qui, en 1967, sont parvenus à traduire en langage mathématique ce qu’est la théorie KMS. 

Pour simplifier, l’état KMS relie l’état d’équilibre d’un système (par exemple de l’eau en train de bouillir dans une casserole) à son évolution.  L’eau est globalement en ébullition et donc en équilibre. Tant qu’il y aura de l’eau dans la casserole, rien ne changera. Mais, en même temps, l’eau est en évolution, des vaguelettes se forment, des creux apparaissent et disparaissent à chaque instant. L’eau est à la fois en équilibre, globalement dans toute la casserole et en évolution, localement, d’une bulle à l’autre. 


Si on en revient au Big Bang, La condition KMS met en rapport l’évolution dans le temps, caractérisée par une métrique lorentzienne de signature (+++-), et l’état d’équilibre, nécessairement non évolutif, hors du temps et soumis à une métrique euclidienne de signature (++++). Le signe + affectant ici la quatrième dimension signifie que le temps est « imaginaire » (au sens mathématique). En effet, une dimension spatiale peut être conçue comme une dimension temporelle imaginaire : le système est « donné », sans référence à un temps réel qui s’écoule.

Pour ce système, le temps est à la fois réel (il évolue à l’intérieur de certaines frontières) et imaginaire (c’est ce qui fait que le système est en équilibre). Il devient donc complexe. 

C’est ce qu’observe le physicien Roman Jackiw dans dans un rapport sur une des thèses des Bogdanov: « L’auteur [...] suggère que cette époque inaccessible est gouvernée par une théorie    topologique des champs thermiques soumise à la condition de périodicité KMS« :

III RAPPORT DE THÈSE 

par le professeur Roman JACKlW
Département de physique théorique
Massachusetts lnstitute of Technology (MIT)
11 avril 2002

« L’auteur propose une solution nouvelle et spéculative au problème de la Singularité Initiale qui précède le Big Bang, problème qu’il est impossible d’analyser dans le cadre conventionnel de la théorie des champs. Igor Bogdanov fait donc l’hypothèse selon laquelle cette (inaccessible) époque est gouvernée par la théorie topologique des champs thermiques qui satisfait à la condition de périodicité KMS. Dans le but de rendre ses idées plus concrètes, l’auteur fait plusieurs propositions inattendues mais toujours techniques qui reflètent avec vigueur l’originalité de sa pensée. Le champ considéré ici est celui de la théorie de supergravité N = 2. Avant le temps de Planck, l’espace-temps est soumis à un état de superposition quantique entre la composante lorentzienne et la composante minkowskienne. Un instanton euclidien singulier gouverne la singularité initiale tandis que la composante lorentzienne devient dominante à l’échelle de Planck et au-delà. 
Cette thèse établit le phénomène fascinant qui suit. En effet, selon les approches conventionnelles appliquées à un système dynamique à haute température (e.g.la théorie des champs), il est admis qu’une direction genre temps est perdue; et dans un tel contexte, il nous est alors demandé d’analyser la dynamique du système qui se trouve réduit à 3 dimensions d’espace. Par exemple, la théorie physique de Yang et Mills devient une théorie euclidienne de jauge à 3 dimensions tandis que le terme de Chern-Simons (introduit en physique par moi-même et mes collaborateurs) entre alors en application. 
Or ici, l’idée non conventionnelle introduite par Bogdanov est qu’à haute température, le système Yang – Mills fluctue dans la quatrième dimension supprimée, prenant alternativement une valeur genre temps et/ou genre espace. En d’autres termes, la surface spatiale à 3 dimensions a donc deux extensions possibles à l’intérieur desquelles on observe une fluctuation: l’espace-temps physique lorentzien usuel à (3 + 1) dimensions fluctue avec un espace euclidien à 4 dimensions. 
Ce travail requiert encore d’autres développements avant qu’il puisse représenter une solution complète au problème qu’il pose. Cependant, la thèse et les publications scientifiques représentent d’ores et déjà une excellente introduction à ces idées et peuvent donner un essor très utile aux futures recherches qui se feront, dans ce domaine, à la suite de Igor Bogdanov. 
En conséquence, je recommande que Igor Bogdanov soit élevé au grade de Docteur en Physique Théorique. 
Professeur Roman Jackiw 
Département de physique théorique 
Massachusetts Institute of Technology (MIT) » 

 

Autre avis, celui de l’ingénieur informaticien Peter Woit. Celui-ci est viscéralement opposé aux développements actuels de la physique théorique, aux théories des cordes aussi bien qu’aux idées des Bogdanov. Et pourtant, il a fini par accepter l’hypothèse de l’espace-temps KMS: « on peut accepter que  »l’espace-temps doit être considéré comme soumis à la condition KMS à l’échelle de Planck » est une idée scientifiquement valable, qui mérite publication« .
Cette hypothèse, après avoir été analysée et évaluée par des experts referees a été publiée dans plusieurs journaux scientifiques dont Annals of physics. Même Alain Connes
médaille Fields, (à voir: géométrie non commutative), qui a critiqué l’approche des frères Bogdanov, a publié en 2009 un article dans l’ouvrage de MajidOn space and Time: « Au-dessus d’une certaine énergie, l’idée même d’espace-temps disparaît [...]. Et la notion clef est celle de l’état KMS ». 


6) Etats KMS, fluctuations du temps et traces obvservées.

 

COBE

 

WMAP

 

Planck


Toutes les observations, notamment celles des satellites COBEWMAP et plus récemment de Planck Surveyor, suggèrent fortement que l’Univers est en équilibre thermodynamique très tôt dans son histoire et et à fortiori à l’échelle de Planck, puisque plus on remonte vers le Big Bang, plus l’équilibre global s’accroît. Comme « équilibre thermodynamique » veut dire « état KMS », on a de bonnes raisons de penser que l’Univers naissant était bien dans l’état KMS au moment du Big Bang, juste avant l’expansion. 


La conséquence est que le temps était nécessairement complexe, il devait fluctuer entre entre la direction réelle et une direction imaginaire (voir l’article précédent: Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension). L’Univers en état KMS, dans sa phase fluctuante à 5 dimensions, reliait l’équilibre du système (l’espace euclidien à 4 dimensions) à son évolution (l’espace-temps à 4 dimensions). C’est encore une nouvelle formulation de de la correspondance ADS/CFT que nous avons examinée au chapitre précédent: 

« En théorie des cordes, la correspondance AdS/CFT est une conjecture célèbre qui affirme l’équivalence entre une théorie gravitationnelle, à savoir la théorie des cordes au voisinage de l’horizon de certainstrous noirs et une théorie non-gravitationnelle, la théorie de Yang-Mills dans sa version supersymétrique. Elle a été formulée précisément pour la première fois par Juan Maldacena en 1997 puis clarifiée peu après par Edward Witten en 1998. Cette conjecture est la réalisation la plus réussie du principe holographique, une idée spéculative à propos de la gravité quantique, proposée à l’origine par Gerard ‘t Hooft puis améliorée et mise en avant par Leonard Susskind.

La correspondance AdS/CFT a entraîné une très intense activité d’une part dans sa vérification et d’autre part dans la recherche d’autres équivalences entre théories de cordes et théories de jauges. Il n’existe cependant pas encore de démonstration directe de sa validité ».

Le rapport  spergel

Conférence de presse à la salle du conseil de l’observatoire

Les traces observées par WMAP : 20 mars 2006. Ce jour là est publié le fameux rapport Spergel, cosigné par vingt-deux experts. Il s’agit des résultats de l’analyse portant sur les données de WMAP. 

*David Spergel: publications 

*larecherche.fr: questions à David Spergel.

*lambda.gsfc.nasa.gov -données sur le CMB (cosmologic mocrowave background)


 Une Conférence et Point Presse sur le dernières données (mars 2008) du satellite WMAP après 5 années en orbite (WMAP 5), s’est tenue le Vendredi 11 Avril  2008 a 14h à l’Observatoire de Paris, Salle du Conseil du bâtiment Perrault (bâtiment historique) par le professeur David N. Spergel (du Team WMAP, Université de Princeton) ainsi que des spécialistes mondiaux du sujet présents à cette rencontre.

· L’univers est baigné dans un flux énorme de neutrinos. (un bloc de Plomb de la taille du système solaire arriverait à peine à arrêter un seul neutrinos parmi les milliards qui nous traverse à chaque instant!)· La matière noire doit être non baryonique et interagit très peu avec les atomes et le rayonnement.

· La mesure de la densité de la matière noire par WMAP impose des contraintes importantes sur le modèle de matière noire avec super symétrie.

· La détermination précise des densités dans l’Univers (par rapport à la densité critique : correspond à la densité d’énergie que l’on doit avoir dans un univers homogène et isotrope en expansion pour que sa courbure spatiale soit nulle) est maintenant possible; on a testé la cohérence entre les densités WMAP et celles provenant des abondances de Deutérium. Soit 72,1% pour l’énergie noire et 23,3% pour la matière noire. Matière baryonique (atomes) : 4,6% et moins de 1% de neutrinos.

· Détermination précise de la constante de Hubble : 70,1 km/s par Mpc +/- 1,3· Détermination précise de l’age de l’Univers : 13,73 Milliards d’années (Ga) +/- 0,12. La recombinaison (CMB) s’est produit 375.900 ans +/- 3.100 après le Big Bang. À cette époque l’Univers était composé de la façon suivante : 10% de neutrinos, 12% d’atomes; 63% de matière noire (dark matter); 15% de photons et l’énergie noire (dark energy) était négligeable.· Détermination précise de la température du bruit de fond : 2,725K.

Ainsi, 380 000ans après le Big Bang, l’Univers présentait encore un grande homogénéité et isotropie, témoignage de l’incroyable équilibre thermodynamique qui régnait encore plus tôt et au moment du Big Bang où l’espace-temps était probablement en état KMS. Ce qui signifie que le temps pouvait y être par conséquent complexe.

7) Conclusion de ce chapitre.


Finalement, la première trace du temps imaginaire se trouve au fond du ciel. Mais ce n’est que la première. La seconde, nous allons aller la chercher au chapitre suivant dans quelque chose d’inattendu: la forme de l’Univers.

L’Univers a-t-il une forme?

 

Mes liens pour les articles « Au commencement du temps » 

Liens supplémentaires:

forum-metaphysique.com -La condition KMS 

apc.univ-paris7.fr -la théorie du big bang

kuleuven.be/~christ -espace-temps thermodynamique

jcboulay.free.fr/astro _univers primordial

blogs.discovermagazine.com -tom-banks_on probability and quantum mechanics

scholarpedia.org -la flèche du temps et l’entropie _et Boltzmann’s entropy

conditions initiales et cosmologie holographique (boltzmann-penrose)

arxiv.org -tom banks (Entropy and Initial Conditions in Cosmology)


wikipedia.org boltzmann théorème H et irréversibilité

smf.emath.fr -conference-bnf-2010

wikipedia.org -Entropie

learnedrussian.com -biographie de ludwig-boltzmann

philosophiascientiae -information statistique et complexité algorithmique

ipst.u-strasbg.fr cours de thermodynamique

wikipedia.org -théorie_ergodique

Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension


Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension


La machine à explorer le temps


Dans tous les articles de la rubrique « au commencement du temps », je souhaite approfondir ma réflexion sur « le visage de Dieu«  écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: « Au commencement du temps« .

Dans les articles précédents, j’ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu’à l’instant zéro. ces articles m’ont permis de faire un saut dans l’histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d’affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l’Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont « ma lecture »  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:


Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l’envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l’instant zéro dans l’article 3-11).

« Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s’effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est. 

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses: 

     a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.

     b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.

C’est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l’indécidable au sens de Gödel

Dans un tel contexte, l’approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? « En prenant toutefois cette approche pour ce qu’elle est et rien d’autre: une hypothèse dont l’essence mathématique correspond à la nature mathématique de « l’objet » que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l’espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l’épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j’appelle le « soi », mon « intérieur » invisible par opposition au visible…Et je trouve ça plutôt jubilatoire… »

 

 

Jusqu’à la première seconde, les physiciens sont pratiquement tous d’accord. Mais lorsqu’on arrive à l’instant du Big Bang et plus encore avant,  les choses se compliquent brutalement. Shan Majid (les frères Bogdanov ont préparé leurs thèses sous son contrôle), dans son ouvrage On Space and Timea publié un article du philosophe Michael Heller, membre de l’Académie pontificale de théologie. Heller y avoue sa grande perplexité face au mur de Planck: « Nombre de théoriciens pensent qu’à l’échelle de Planck l’espace-temps ordinaire se dissout en quelque chose de plus fondamental, que les évènements ponctuels disparaissent et que la relation entre ce qui est « local » et ce qui est « global » est remplacé par un nouveau cadre structural » (M. Heller, « When physics meets metaphysics »)

Quel est donc ce nouveau cadre? Il n’existe pas vraiment de réponse. Depuis des dizaines d’années, les théories de pointe (théories de la gravité quantique, théories des cordes), n’ont pas encore apporté de réponse. Alors? Le temps se met-il vraiment à fluctuer avant le Big Bang? Devient-il imaginaire à l’instant zéro?. 


2) Bienvenue dans la cinquième dimension!

Depuis Einstein, nous avons pris l’habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d’espace et une dimension de temps. Sur laxe temporel, c’est le temps linéaire que l’on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l’article 3-10) qu’on peut imaginer que l’immense force de gravitation qui règne à l’âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C’est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang. Nous allons découvrir que c’est elle la cinquième dimension, le temps imaginaire.

L’histoire d’une cinquième dimension peut être localisée à partir de juillet 1938, alors qu’Einstein, en compagnie de Peter Bergmann, vient de publier une important article dans lequel il écrit: « Nous allons montrer qu’il est possible d’assigner une réalité à la cinquième dimension sans entrer en contradiction avec les caractéristiques à quatre dimensions du continuum physique ». 

Dans les chapitres qui suivent, nous allons essayer de découvrir la nature de cette cinquième dimension afin de comprendre ce qu’elle est, et comment les scientifiques l’utilisent dans leurs calculs. Car, peut-être bien que la cinquième dimension du temps imaginaire a précédé celle du temps réel.


3) A la découverte de la quatrième dimension.


 Qu’est-ce qu’une dimension? Combien notre univers a-t-il de dimensions?

Pour faire simple, dans notre espace quotidien, c’est le nombre de directions indépendantes les unes des autres le long desquelles il est possible de se déplacer. La pièce dans laquelle je suis a un sol et des murs. En faisant un pas en direction de la porte, je viens de me déplacer dans la première dimension. Un quart de tour à gauche ou à droite et me voilà dans la seconde dimension. Je sors et je prends l’escalier et d’un seul coup je passe dans la troisième dimension, perpendiculaire au deux autres. Nous sommes dans un espace à trois dimensions qu’on peut représenter mathématiquement et alors on peut parler de la dimension d’un espace vectoriel. Mais on peut aller au-delà des trois dimensions de notre espace quotidien.

éclipse de soleil de 1999

Avant la révolution scientifique des années 1900, parler de « quatrième dimension » était un idée folle et inconcevable pour un « homme de la rue », et même pour les hommes de science. On peut citer l’exemple de Jonh Wallis, l’un des fondateurs de la Royal Society de Londres, l’inventeur du « huit couché », (\infty), symbolisant aujourd’hui l’infini dans le monde entier.  Le répétait souvent, à qui voulait l’entendre, que la quatrième dimension était une « absurdité », un « monstre de la nature, plus impossible encore qu’une chimère ou un centaure ». A l’époque, les savants pensaient l’Univers selon l’image forgé par Newton avec un espace à trois dimensions. Le temps newtonien était un absolu qui n’avait rien à voir avec une dimension. Un siècle plus tard, on entendit pourtant la voix courageuse de D’Alembert, qui avec une admirable intuition a osé écrire dans sa célèbre encyclopédie à la rubrique « dimension« : « Un homme d’esprit de ma connaissance croit qu’on pourrait cependant regarder la durée comme une quatrième dimension ». Cela a déclenché la fureur des académies et la condamnation de son ouvrage par le pape Clément XIII. Les choses en étaient là au début du XXè siècle. Même le grand Eddington, lui qui avait pourtant apporté la preuve expérimentale, lors de l’éclipse totale de soleil à sur l’île de Principe en 1919, que la théorie de la relativité générale était juste, n’a pas  hésité à écrire: « Quelque soit le succès de la théorie de l’Univers à quatre dimensions, il est difficile de ne pas entendre une voix intérieure qui murmure: « Au fond de toi-même, tu sais que la quatrième dimension est une absurdité ». « 

 

Avant qu’Einstein n’ait introduit la théorie de la relativité et l’espace-temps à quatre dimensions, le grand écrivain anglais Herbert George Wells a pu écrire en 1895, dans son roman aujourd’hui mythique « La machine à explorer le temps« : « Tout corps réel doit s’étendre dans quatre directions. Il doit avoir Longueur, Largeur, Épaisseur, et… Durée. Mais par une infirmité naturelle de la chair, nous inclinons à négliger ce fait. Il y a en réalité quatre dimension: trois que nous appelons les trois plans de l’Espace, et une quatrième: le Temps ».


la machine à explorer le temps

Nous savons depuis notre plus tendre enfance que nous baignons dans les trois dimensions d’espace, nous nous y déplaçons librement mais avec des limitations et des contraintes auxquelles nous sommes habitués. Mais dans le temps, les choses se passent différemment. Le « voyage » existe, mais il est à sens unique, sans (qu’à première vue) nous puissions agir sur sa vitesse ou sa direction. Impossible d’accélérer ou de revenir en arrière. Apparemment! Mais qu’en est-il « réellement »?


4) Réalités et mystères de la quatrième dimension.

a) Un des premiers mystères: la lumière et les grains de lumière, les photons. Pour un photon, le temps ne s’écoule pasQuelque soit la distance qu’il traverse, le photon part et arrive à son point de destination en « même temps ». Depuis le Big Bang, il ne s’est pas écoulé une seule seconde. 

En guise d’illustration, j’aime bien ce dialogue:

« Cher ami, Il me fait plaisir de continuer notre échange sur la vitesse relative des photons. Je pense qu’en guise de conclusion de cet échange, on pourrait dire que pour un photon, tout l’univers est ramené en une galette d’épaisseur nulle (contraction maximum). Il parcourt donc toute sa trajectoire en un temps nul. Mais pour lui sa trajectoire est ramenée à un point, et donc il ne se déplace pas. En fait il ne va ni à une vitesse infinie ni à une vitesse nulle, il « est » simplement dans un univers à deux dimensions d’espace qu’il ne peut pas explorer, et aucune dimension de temps. Donc pour lui la notion de vitesse n’a pas de sens.     (Albert Einstein) ».

b) Une autre façon d’aborder le mystère est celle de Richard Feynmanprix Nobel de physique, l’un des théoriciens et pédagogues les plus influents du XXè siècle. En 1949, il publie un article retentissant sur l’antimatière dans lequel on peut lire: « Dans cette solution, les « états d’énergie négative » apparaissent sous une forme qui peut être décrite comme des ondes dans l’espace-temps voyageant en arrière dans le temps, loin du potentiel externe ». Cette affirmation a de quoi ébranler. D’ailleurs, Feynman est revenu sur ses propos, déclarant qu’il s’agissait d’un « effet » purement mathématique (voir conspirovniscience.com -lecoursdutemps 2) le cours du temps selon Feynman)


« montre molle » (salvador dali)

c) Dans les théories de la relativité restreinte et générale, Einstein a aussi montré que le temps est « élastique ». Il se contracte avec le mouvement, c’est le phénomène de ralentissement des horloges. Si nous courons, le temps passe moins vite que si nous restons immobile et, autre bizarrerie, nous vieillissons un peu moins vite si nous habitons au rez de chaussée que notre voisin qui vit au dernier étage. Bien sûr, dans les cas cités, les différences sont infinitésimales. Et ce n’est pas que de la pure théorie:

     *La différence entre les temps indiqués par des horloges au sommet et au pied d’un immeuble  a été mesurée expérimentalement et existe bel et bien.  

     *On a observé que les particules instables se désintègrent plus lentement du point de vue de l’observateur lorsqu’elles se meuvent à grande vitesse par rapport à celui-ci, notamment dans les accélérateurs de particules.

     *Un autre cas observé de dilatation temporelle est le décalage entre horloges atomiques au sol et en vol dans un avion. L’expérience réelle d’horloges embarquées en avion est une version réalisable, et souvent réalisée, de l’expérience des jumeaux, laquelle exploite l’effet de ralentissement des horloges en mouvement.

     *La théorie prévoit aussi que si nous décidons d’atterrir à la surface d’une étoile à neutrons, le temps s’écoulera deux fois moins vite « là-bas » que sur terre.


d) De nos jours, nous commençons peu à peu à être familiarisés à ces phénomènes de distorsion temporelle et à leur explication par la relativité générale (en gros, l’écoulement du temps dans un lieu est dépendant de la force de gravitation qui s’y exerce. Plus elle est élevée, plus le temps ralentit. Et vice versa). Mais il y a plus troublant encore. En 1937, un jeune physicien néerlandais, Willem Jacob Van Stockum, stupéfie ses collègues en publiant un article très inhabituel. Il y publiait une des premières solutions exactes de la relativité générale, qui en fait, débouchait sur l’existence possible de « courbes du genre temps fermées« . C’est un des phénomènes les plus curieux de la relativité. En substance, cela signifie que la « ligne d’Univers » d’une particule (sa trajectoire dans l’espace-temps), ou celle de n’importe quel autre objet, s’est refermée sur elle-même. Dans un tel cas, l’objet en question finit inéluctablement par revenir à son point de départ, non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps. Autrement dit, il retourne dans son propre passé

Einstein et Gödel côte à côte

Cette hypothèse a été prise au sérieux, à tel point qu’en 1949, le mathématicien autrichien Kurt Gödel propose un curieux modèle d’Univers dérivé des équations de la relativité générale. Cette solution possède plusieurs propriétés remarquables. « Elle décrit un univers en rotation, c’est-à-dire un univers qui possède une direction privilégiée que l’on peut localement assimiler à un axe de rotation. Par ailleurs, la structure de l’espace-temps permet l’existence de courbes de genre temps refermées sur elles-mêmes. Ces travaux sont à l’origine de la recherche d’un plus grand nombre de solutions exactes aux équations d’Einstein« . Les trajectoires de cette géométrie extrême sont inconcevables dans notre univers: le voyage dans le passé y devient alors possible! Il est à noter que l’article était en principe destiné à honorer Einstein, les deux hommes étaient liés par une amitié légendaire. Chaque matin, les deux savants partaient côte à côte vers l’Institut des sciences avancées de Princeton et chaque soir, c’est ensemble qu’ils en revenaient. Sur la fin de sa vie, Einstein avait confié au grand économiste théoricien Oskar Morgenstein, inventeur de la théorie des jeux et aussi ami de Gödel, que s’il continuait d’aller chaque jour à son bureau, c’était surtout pour avoir le plaisir de bavarder (en allemand) avec Gödel. Ils discutaient sur un sujet presque unique qui les absorbait jusqu’à l’obsession, la nature profonde du temps et en particulier de l’article de Gödel, qu’Einstein avait salué tout en rejetant ses conclusions. 


e) Et pour aller plus loin, ne serait-il pas possible de d’aller au-delà, dans un inaccessible envers de la réalité, jusqu’à être de plain-pied dans une cinquième dimension de l’espace, perpendiculaire aux trois autres en même temps?


5) La cinquième dimension.

http://erenouvelle.nous-les-dieux.org/newsroch.htm

passage d’un éveillé dans la cinquième dimension

Où chercher la cinquième dimension? Dans notre monde habituel et visible, l’exploration se limitera pour toujours (?) aux trois dimensions d’espace qui nous entourent et au temps que nous vivons. Pourquoi une telle limite? Parce que, nous sommes des êtres à trois dimensions « immergés dans un espace tridimensionnel et nous ne pouvons voir avec   nos yeux que des objets en trois dimensions.  

En revanche, si nous vivions dans quatre dimensions d’espace, nous pourrions voir le monde en quatre dimensions, un genre de « stéréovision« . 


Que dit la physique? 

a) Référons-nous à l’une des théories (admise par les physiciens) qui propose une unification des forces de la nature. Il s’agit de la théorie pentadimensionnelle de Jordan-Thiry. C’est à Theodor Kaluza que remonte la première idée d’une telle théorie. Elle a été reprise par Oskar Klein. Ce mathématicien et ce physicien montrent alors, au début des années 1920, que l’unification (?) entre la gravité et la force électromagnétique ne peut être véritablement réalisée que dans une cinquième dimension. Cette idée à rebours de toutes nos intuitions a été finalement adoptée avec enthousiasme par Einstein dans sa recherche d’une théorie du champ unifié. Nous avons déjà vu au chapitre 2) que Peter Bergmann a même écrit en 1938: « il est possible d’assigner une réalité à la cinquième dimension sans entrer en contradiction avec les caractéristiques à quatre dimensions du continuum physique ».


b) Aujourd’hui, à propos de la théorie de Kaluza-Klein, on trouve dans wikipedia.org:

« Nous vivons apparemment dans un univers à 4 dimensions spatio-temporelles. Cette théorie réfute cela : nous vivrions, en fait, dans un univers comportant un nombre plus élevé de dimensions. Au départ, la théorie avançait l’existence de 5 dimensions d’espace-temps. La 5e dimension serait une dimension enroulée en cercle. Cette nouvelle dimension est invisible à nos yeux, sa taille vaut la longueur de Planck, c’est-à-dire 10-33 cm. Il nous est impossible de nous mouvoir en elle, vu notre taille énorme en comparaison.
Ensuite, la théorie des cordes, puis la théorie M, s’inspirèrent des idées de cette théorie. Les équations de la théorie des cordes n’ont de sens que si les cordes évoluent dans un univers muni de 10 dimensions spatio-temporelles. Dans ce cas, l’enroulement des dimensions se fait alors en une forme plus complexe qu’est l’espace de Calabi-Yauvariété ayant des extensions dans 6 dimensions ».

De fait, dans les approches physiques actuelles où il est question de temps imaginaire, ce dernier constitue une cinquième dimension. En effet, ce temps est équivalent à une coordonnée d’espace (ce qu’elle était dans le modèle de Kaluza-Klein, même si elle est enroulée dans une dimmension très petite). wikipedia.org/wiki le présente ainsi: « Le temps imaginaire est difficile à visualiser. Si l’on imagine le «temps ordinaire» comme une ligne horizontale entre «passé» dans un sens et «futur» dans l’autre,  un temps imaginaire serait perpendiculaire à cette ligne comme  les nombres imaginaires sont perpendiculaires aux nombres réels dans le plan complexe« .


http://www.radcliffe.edu/print/about/quarterly/w06_update.htm 

c) Si elle existe, cette cinquième dimension pourrait expliquer l’énorme différence entre la force de gravitation et les trois autres forces. Cela semble être l’avis de deux théoriciens américains dont le modèle d’Univers à cinq dimensions a fait couler beaucoup d’encre: Lisa Randall, du MIT, et Raman Sundrum, de l’université Jonh Hopkins. Pour Lisa Randall, « Dans notre théorie, il existe trois dimensions d’espace et une dimension de temps que nous pouvons voir; mais il existe en plus une dimension supplémentaire d’espace, que nous ne voyons pas. Nous ne sommes pas sensibles à cette cinquième dimension » (I talk a lot about why we might have such an extra dimension and why we wouldn’t see it directly even if it exists in my older book Warped Passages and my newer one Knocking on Heaven’s Door, which covers both the physics itself and the scientific underpinnings of the way scientists think. The reason the model Raman and I developed is relevant to the neutrino measurement is that it’s a lot simpler to violate symmetries in a way that is compatible with all other measurement if there’s an extra dimension. In fact physicists have constructed just such a model of spacetime that obeys all the known physical laws. So if faster than light travel happens, it could be very exciting for Raman and me).

A propos de Lisa Randall, on trouve dans time.com/time/specials:

« Far from posing idle brain teasers, her research might solve one of physics’ great mysteries—namely, why gravity is so weak in contrast to electromagnetism and other forces. (Note how a small magnet can pluck up a paper clip despite the gravitational pull of the entire planet.) After doing some mind-blowing math, she thinks the warped geometry of space-time could mean gravity is weak here and strong elsewhere« .

(A voir aussi interwiew de Lisa Randall http://bigthink.com/lisarandall et thedailyshow.com)

Mais au-delà de la cinquième dimension, il est possible d’aller encore plus loin et relier la notion de temps imaginaire à celle d’information.


6) Le principe holographique.

« C’est un pas sans doute délicat », disent les frères Bogdanov, « mais les retombées promettent d’être fantastiques ». L’hypothèse de départ (des Bogdanov) est l’existence d’un  »pré-Univers » à cinq dimensions à l’échelle de Planck et l’existence d’un bord à notre espace-temps sous la forme d’uns sphère à trois dimensions. Notre Univers ayant quatre dimensions, son bord en a une de moins, les trois dimensions d’espace. Gerard’t Hooft a adopté une démarche un peu différente. Au début des années 1990, il a élaboré, avec, un peu plus tard le concours du théoricien des cordes Leonard Susskind, le principe aujourd’hui célèbre sous le nom de « principe holographique« . Depuis 1997, il est repris suite à une percée théorique effectuée par un jeune physicien d’origine argentine, Juan Maldacena.





Cette approche rappelle le mythe de la caverne proposé par Platon dans « La République« : la réalité pourrait n’être rien d’autre que des ombres projetées. Le principe repose sur l’idée que les évènements physiques qui se déroulent dans l’espace-temps à quatre dimensions dans lequel nous vivons ne sont que la projection des phénomènes qui se déroulent dans un Univers à cinq dimensions. Notre Univers ne serait que « l’hologramme » de cet espace à cinq dimensions et pour en « voir » les phénomènes, nous devons entrer dans la cinquième dimension. Pour prendre une image, quand nous regardons sur un écran des scènes filmées en trois dimensions, celles-ci n’y apparaissent qu’en deux dimensions, la troisième n’étant qu’une illusion. Les deux dimensions contiennent toutes les informations qui suscitent l’illusion d’un monde à trois dimensions. De même, un hologramme à deux dimensions encode les informations correspondant à l’objet réel à trois dimensions et l’hologramme à quatre dimensions qu’est l’espace-temps encode toute l’information qui détermine la structure et l’évolution de l’espace à cinq dimensions. C’est un peu comme si toute l’information qui caractérise la pièce dans laquelle je me trouve était localisée sur les murs (surface à deux dimensions). 

Cette idée étonnante est discutée dans le cadre de ce qu’on appelle en théorie des cordes  »la théorie M » ou encore la « correspondance « ADS/CFT«  démontrée par Juan Maldacena.


« En théorie des cordes, la correspondance AdS/CFT est une conjecture célèbre qui affirme l’équivalence entre une théorie gravitationnelle, à savoir la théorie des cordes au voisinage de l’horizon de certainstrous noirs et une théorie non-gravitationnelle, la théorie de Yang-Mills dans sa version supersymétrique. Elle a été formulée précisément pour la première fois par Juan Maldacena en 1997 puis clarifiée peu après par Edward Witten en 1998. Cette conjecture est la réalisation la plus réussie du principe holographique, une idée spéculative à propos de la gravité quantique, proposée à l’origine par Gerard ‘t Hooft puis améliorée et mise en avant par Leonard Susskind. »

« La correspondance AdS/CFT a entraîné une très intense activité d’une part dans sa vérification et d’autre part dans la recherche d’autres équivalences entre théories de cordes et théories de jauges. Il n’existe cependant pas encore de démonstration directe de sa validité ».



Cette théorie a donc acquis une grande crédibilité après qu’en 1998 Edward Witten en ait construit une formulation mathématique rigoureuse. 

Que veut dire ADS/CFTCommençons par ADS. Ces sont les initiales de l’expression « anti-de Sitter » du nom de l’astronome et mathématicien néerlandais Willem de Sitter. Fasciné par la relativité générale, il a travaillé avec Einstein et dès 1917, il a tiré des équations une solution connue sous le nom de « espace de Sitter« . Dans un espace anti-de Sitter, aux dimensions d’espace 3 dimensions dans notre Univers), il faut rajouter deux dimensions de temps, c’est ce qui est essentiel pour la suite.. 

Passons maintenant à CFT, qui veut dire « conformal Field Theory » ou « théorie conforme des champs« . Il s’agit d’une théorie des champs, sans gravitation, en quatre dimensions. 


La correspondance ADS/CFT établit une dualité entre entre un espace à 5 dimensions (la partie ADS) et l’espace-temps à 4 dimensions (la partie CFT). On retrouve l’idée des frères Bogdanov émise en 1991 sur l’existence d’une correspondance entre notre espace-temps à 4 dimensions et et, « au-dessus », un espace à 5 dimensions, à la différence importante près que notre espace à 5 dimensions est de type « De Sitter » (DS) et non « anti-de Sitter » (ADS). Cela veut dire que la dimension supplémentaire est une dimension d’espace et non une dimension temporelle comme pour le modèle ADS, ce qui donne un Univers à 4 dimensions d’espace et 1 dimension de temps. Cela entraîne en fait une nouvelle correspondance entre un Univers à 5 dimensions dont le temps fluctue entre le temps réel (dimension temporelle) et le temps imaginaire (dimension spatiale), et deux bords possibles à 4 dimensions. Le premier est l’espace-temps ordinaire (3 dimensions d’espace et une dimension de temps) et le deuxième est à 4 dimensions spatiales, l’instanton(Le formalisme d’intégrale de chemin implique que lorsque l’on cherche des solutions de type instanton il est nécessaire de changer la signature de la coordonnée temporelle. On appelle ce procédé la rotation de Wick. Ainsi les instantons gravitationnels ne sont pas des métriques avec la signature lorentzienne usuelle +++- (3 dimensions d’espace et 1 dimension temps) mais plutôt euclidienne (4 dimensions de genre espace) ++++. Un instanton est donc une métrique euclidienne).

L’instanton à 4 dimensions encoderait toute l’information qui va déterminer le contenu et l’évolution de l’espace à 5 dimensions (celui qui peut-être (?) existait entre l’instant zéro et l’instant de Planck). L’application du principe holographique semble aller dans le sens de ce point de vue. Lubos Motl l’aurait même encouragée: « Votre idée de considérer la correspondance ADS/CFT en différentes signatures est clairement légitime et sous-étudiée. Différentes continuations des espaces ADS impliquent des topologies différentes sur le bord et en particulier, cette différence porte sur le caractère du bord, spécialement si l’on transforme en une dimension temporelle l’une des coordonnées normalement spatiale« . 


7) Théorie topologique des champs.

C’est l’instrument adopté par les frères Bogdanov pour décrire l’espace-temps euclidien à 4 dimensions, pseudo espace-temps dont le temps est imaginaire (Cependant, leur thèse a fait l’objet de beaucoup de critiques concernant la valeur scientifique à l’instar de http://membres.multimania.fr/casar/Les%20Bogdanof.htm). Regardons donc ce qu’il disent à propos de la théorie topologique des champs, outil construit à partir de 1998 par Edward Witten et plusieurs physiciens théoriciens, experts en théorie des cordes pour la plupart.

Pour l’essentiel, la théorie topologique des champs remplace les grandeurs physiques (naturellement variables), par des grandeurs invariantes, que l’on appelle des « invariants topologiques » et auxquels on associe généralement des nombres entiers (la topologie est l’étude des déformations spatiales par des transformations continues sans arrachages ni recollement des structures). A l’échelle zéro, tous les « champs » (température, courbure…), deviennent infinis. Il convient donc de décrire la singularité initiale, le point zéro à l’aide de chose qui ne varient pas, des « invariants mathématiques ». C’est ainsi que dans le cadre de la théorie topologique, a pu être décelé, à l’origine du temps réel, l’existence d’un « indice topologique », qui a été appelé « invariant de singularité ». C’est essentiellement un « nombre », une constante numérique qui dans l’hypothèse « Bogdanov », pourrait contenir le secret du codage de l’information à l’instant zéro. 


8) Tout ceci a-t-il laissé des traces? 

Ce sera l’objet du prochain article:« une première trace dans le feu du Big Bang »

Jusqu’à maintenant, nous avons progressivement vu apparaître un lien entre la temps imaginaire et l’instant zéro. Mais la notion de temps imaginaire recouvre-t-elle un réalité? Parmi les indices de son existence au commencement du temps, les premières « traces » (trace renvoie bien à l’idée de reliques), serait le fait que, tout juste avant le Big Bang, l’espace-temps était en équilibre thermodynamique. Commençons donc par retourner vers le brasier primordial!



Quelques liens spécifiques à cet article:

staff.science -hooft (prix nobel 1999 pour force électrofaible))

staff.science – blob hooft (comment devenir un bon physicien théoricien)

plus.maths.org _illusory-universe (avec maldacena)

sciexplorer.blogspot.fr _holographic-universe (hogan)

echelledejacob.blogspot -l’univers-est-un-hologramme.html


     instanton

forums.futura-sciences.com -instantons-monopoles

wikipedia.org -Instanton

wikipedia.org -Instanton

 

     théorie des cordes

wikipedia.org Théorie_M

wikipedia.org -Théorie_des_cordes

astrosurf.com/luxorion - »théorie du tout » 11dimensions.htm

wikipedia.org -Correspondance_AdS/CFT

 

     théorie topologique des champs

htwikipedia.org -théorie_conforme_des_champs

tel.archives-ouvertes -théorie topologique des champs (thèse)

membres.multimania.fr -Les Bogdanof (examen critique)

liris.cnrs.fr/gdamiand -invariants topologiques

sma.epfl.ch -Invariants topologiques

 

     relativité générale

rwikipedia.org -Correspondance_AdS/CFT (Univers_anti_de_Sitter)

wikipedia.org -Espace_anti_de_Sitter

fr.wikipedia.org -Espace_de_Sitter

 

     principe holographique et univers holographique

frastronomy.blogspot.fr -le-principe-holographique

echelledejacob.blogspot.fr -lunivers-est-un-hologramme

sciexplorer.blogspot.fr _holographic-universe (hogan)

astro.fnal.gov/people -Hogan _et le bruit holographique

plus.maths.org _illusory-universe (avec maldacena)


      relativité générale et boucles temporelles 

futura-sciences.com -singularites-trou-de-ver-et-voyage-spatio-temporel

Frank Tipler

fr.wikipedia.org -Univers deGödel

hwikipedia.org -Causalité_(physique)

 http://wikipedia.qwika.com/en2fr/Time_travel

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_dans_le_temps

wikipedia.qwika.com -employer de trous de ver?

strangepaths.com -boucles temporelles

forums.futura-sciences.com -cylindre-de-tipler-mythe-réalité

societe-perillos.com -voyage_temps

scribd.com -Machine-Explorer-a-Explorer-Le-Temps


     dimensions   

membres.multimania.fr -la cinquième dimension (esprit_de sciences_physiques)

arte.tv/fr -théorie des cordes et le cinquième dimension

iramis.cea.fr -cordes et supercordes ou le rêve d’einstein

fr.wikipedia.org -Théorie_de_Kaluza-Klein

aicardi.fr/Web1 -d’einstein à witten

forums.futura-sciences.com -cinquieme-dimension-de-kaluza-klein

www.lygeros.org -bergmann, einstein et la cinquième dimension

forum.planete-astronomie.com -geometrie-de-l-univers-a-11-dimensions

archive.numdam.org -géométrie à n dimensions, théorèmes

fr.wikipedia.org/wiki/Dimension_d’un_espace_vectoriel

don-et-compassion.com -le temps est la quatrième dimension

kosmos.chez-alice.fr -la quatrième dimension

fr.wikipedia.org -paradoxes et expériences de pensée

http://en.wikipedia.org/wiki/Unified_field_theory

lacleducoeur.org -la cinquième dimension

erenouvelle.nous-les-dieux.org -la cinquième dimension


     variétés et espaces

     Métrique:

en.wikipedia.org -Wick_rotation 

forums.futura-sciences.com -temps complexe

cspweb.forumpro.fr -contestation des bogdanov, temps-complexe

lejournaldudruide.blogspot.com -théorie pré espace temps et temps imaginaire

science-univers.qc.ca -l’origine de l’espace et du temps

mathematique.coursgratuits.net -calcul-tensoriel/metrique-et-signature

fr.wikipedia.org- métrique_de_Schwarzschild   ludowalsh.com – métrique et Espace_Minkowski

encyclo.voila.fr -métrique_de_Friedmann-Lemaaî-Robertson-Walker

Bogdanov: état topologique espace-temps à l’insatnt zéro: ++++

forums.futura-sciences.com -lumiere-metrique-euclidienne?l

    

 

      nombres complexes

 

Mes liens pour les articles « au commencement du temps »

 

pythacli.chez-alice.fr univers/premiereseconde

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?

 

 

 

Dans tous les articles de la rubrique « au commencement du temps », je souhaite approfondir ma réflexion sur « le visage de Dieu«  écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: « Au commencement du temps« .

Dans les articles précédents, j’ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu’à l’instant zéro. ces articles m’ont permis de faire un saut dans l’histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d’affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l’Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont « ma lecture »  du livre des frères Bogdanov.

 

Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

 

1) Dans les articles précédents, après avoir remonté le temps, à l’envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l’instant zéro.

« Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s’effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est. 

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses: 

     a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.

     b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.

C’est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l’indécidable au sens de Gödel

Dans un tel contexte, l’approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? « En prenant toutefois cette approche pour ce qu’elle est et rien d’autre: une hypothèse dont l’essence mathématique correspond à la nature mathématique de « l’objet » que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l’espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l’épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j’appelle le « soi », mon « intérieur » invisible par opposition au visible…Et je trouve ça plutôt jubilatoire… »

 

Le voyage est terminé, mais la fascination reste. Je poursuis ma lecture en compagnie des frères Bogdanov pour donner dans cet article et le prochains, « ma lecture » de leurs réflexions , analyses, commentaires et les impacts de cette vision de la plongée vers l’instant zéro (qu’ils viennent de présenter dans cette première partie de leur livre: « au commencement du temps« ).


Après cette étourdissante plongée dans le passé, le lecteur doit avoir certainement de nombreuses questions et interrogations: comment tout cela est-il possible? Ces choses ont pu apparaître irréelles ou complètement folles. La science, la physique théorique et les mathématiques sont-elles vraiment aussi éloignées de la réalité de tous les jours que ce qu’on pu lire par endroits, est-ce que ces hypothèses ahurissantes, cette prétendue fluctuation du temps, ces invraisemblables « instantons », cette idée finalement insensée d’un temps imaginaire au temps zéro, est-ce que tout cela a une chance d’être vrai?

Pour ma part, je pense que l’hypothèse est osée et qu’il faut bien réfléchir aux difficultés que présente  Etienne Klein. 

 

Qu’en est-t-il de l’Univers à l’instant zéro? Y a-t-il un rapport avec le commencement du temps? 

La réponse viendra dans un prochain article, mais le lien avec le temps imaginaire est important. 

 

La toute première réponse,  nous allons la chercher « sur le terrain ». Nous revenons de la nuit 

des temps après ce voyage fantastique. Posons nous la question presque naïve: est-ce que tout 

nous avons découvert « là-bas » dans les brumes du passé, pourrait encore exister aujourd’hui sur

un autre plan? Ces évènements dont nous avons été témoins, tout cela s’est-il dissipé dans le 

néant? Ou bien est-ce encore présent « quelque part » dans un ailleurs que nous ne pouvons pas 

atteindre, mais qui, toutefois existerait bel et bien? 



2) Le passé?

Le cône de lumière de la relativité restreinte:

 


 

Le passédes millions de siècles, Des milliards d’évènements, d’une portée immense, ou insignifiants. La naissance de notre soleil il y a près de 5 milliard d’années. Mais aussi, ma naissance. Le moment où j’ai décidé de partager ma lecture de ce livre et une infinité d’autres choses. Un infinité « d’évènements » comme on les nomme dans la théorie de la relativité. Tous ces évènements sont situés à l’intérieur d’un « cône de lumière cosmologique », un immense cône dont l’enveloppe est apparue avec le mur de Planck, mais dont le sommet, perdu dans les « brumes » qui régnaient derrière le mur de Planck, se confond avec la singularité initiale. La théorie de la relativité nous le dit: l’histoire de tous les évènements se déroule selon les « lignes d’Univers » à l’intérieur du cône. Mais, dans ce cas, jusqu’à quel point tous les évènements visibles long des lignes d’Univers existent-ils encore? Une seconde vient de s’écouler, puis une autre, et une autre encore… Le moment qui précède l’instant présent recule lentement, s’enfonce dans la passé de plus en plus loin. Ce moment ne reviendra jamais plus. Mais alors, où est-il donc maintenant?


2) Le passé existe-t-il encore? Le futur existe-t-il déjà?


passé, présent, futur, lequel choisir?


Les physiciens semblent penser que tous les temps (passé, présent, futur), coexistent au sein d’une réalité temporelle unifiée, qui s’étend, comme un paysage dans l’espace), comme le dit Paul Davies dans sont livre « Comment construire une machine à explorer le temps« .

Depuis la théorie de la relativité d’Albert Einstein, nous savons que le temps est élastique, et les physiciens étudient aujourd’hui très sérieusement la possibilité de construire une machine à explorer le tempsAvec beaucoup d’humour, Paul Davies explique que pour visiter le futur, il suffit d’une navette spatiale capable de se déplacer à une vitesse proche de celle de la lumière. Quant au voyage dans le passé, le mieux serait de dénicher un trou de ver que l’on pourrait traverser. Mais si le voyage dans le temps est réellement possible, dans ce cas, pourquoi les touristes du futur n’affluent-ils pas chez nous ? 


Cette idée, très troublante, peut heurter le bon sens. Comment le passé et le futur pourraient-ils donc exister en même temps que le présent?

Einstein lui-même a fini de se persuader, vers la fin de sa vie, que le temps était une illusion et que les évènements du passé ne disparaissaient jamais, qu’ils continuaient d’être là. Après la disparition de son ancien camarade à l’Ecole polytechnique de Zurich, le physicien Michelangelo Besso, « voici ce qu’il écrivit« : « Pour nous, physiciens dans l’âme, la distinction entre le passé, le présent et le futur, ne garde que la valeur d’une illusion, si tenace soit-elle ».

 

Déjà, en 1952, dans son merveilleux petit ouvrage intitulé La Relativité, Il avait abordé la même idée: « Puisque dans cette structure à quatre dimensions (l’espace-temps), il n’existe plus de section qui représente objectivement le présent, les notions de passé et de futur, sans être totalement disqualifiées, deviennent toutefois moins claires. Par conséquent, il apparaît plus naturel de penser la réalité physique comme un tout existant en quatre dimensions plutôt que sous la forme d’un objet à trois dimensions soumis à une évolution, comme cela a été le cas jusqu’ici ». 

 

L’idée des frères Bogdanov est de dire: « Comme un tout? peut-être bien. Mais à condition de d’appréhender ce tout non pas en temps réel mais dans un temps autre: le temps imaginaire. Dans ce cas, parfaitement maîtrisable du point mathématique, nous sommes conduits à une saisir saisie purement topologique du temps, ce qui nous permet de le « voir » dans sa totalité. Et d’imaginer de possibles déplacements d’un point à un autre de cette totalité euclidienne où tous les évènements du temps (qu’ils soient présents ou à venir), coexistent bel et bien, comme des lieux-dits sur une carte géographique? Simplement, puisque nous décrivons le paysage en temps imaginaire, au lieu d’être des évènements séparés par du temps réel, nous avons cette fois affaire à des « pseudo-évènements » séparés par des distances dans l’espace« . 

C’est le sens et la puissance qu’on peut dégager d’une nouvelle approche développée par Edgar Witten depuis 1988 dans la théorie topologique des champs (extrait: Les théories topologiques ont été introduites par Witten il y a une vingtaine d’années et possèdent un lien très étroit avec les mathématiques : leurs observables sont des invariants topologiques de la variété d’espace-temps étudiée. Dans ce mémoire, nous nous intéressons en premier lieu à une théorie de Yang-Mills topologique)

Dans wikipedia, pour topologie, on trouve: « Le mot «topologie» vient de la contraction des noms grecs topos et logos qui signifient respectivement « lieu » et « étude ». Elle signifie l’« étude du lieu » et s’intéresse donc à définir ce qu’est un lieu (appelé aussi « espace ») et quelles peuvent en être les propriétés. La topologie s’intéresse plus précisément aux espaces topologiques et aux applications qui les lient, dites « continues ». Elle permet de classer ces espaces, notamment les nœuds, entre autres par leur dimension et elle s’intéresse aussi à leurs déformations. Les espaces métriques ainsi que les espaces vectoriels normés sont des exemples d’espaces topologiques ».


Une propriété topologique est une propriété possédée par une structure qui est préservée dans toutes les transformations continues de cette structure. Partant d’un tore, on le retrouvera après diverses manipulations topologiques.

La topologie est indépendante des déformations, la topologie d’un objet ne change pas avec le temps.  En généralisant cette propriété, la théorie topologique des champs a permis aux Bogdanov « d’entrevoir un début de solution pour l’origine de l’espace-temps »: Si la singularité initiale ne change pas avec le temps, elle peut être décrite (dans le cadre de la théorie topologique des champs (voir celles de type Witten: Une autre moyen de garantir les conditions caractérisant une théorie topologique est de partir d’une action classique qui est un invariant topologique de la variété d’espace-temps considérée.Contrairement à une théorie de type Schwarz, l’action classique est définie comme l’intégrale sur une variété de dimension d’une dérivée totale… L’exemple le plus simple d’une théorie de type Witten est la théorie de Yang-Mills) grâce à un invariant, un « indice » en langage mathématique, qu’ils ont appelé « l’indice de singularité«  (« La singularité est dangereuse en tout. » Fénelon, Lettre à l’Académie). 


Il devient alors possible d’accéder à une lecture topologique des évènements, qui cessent d’être des évènements, mais qui deviennent des points en temps imaginaire (dans le forum, on trouve:Le débat est en effet ouvert : Hawking, Gell-Mann, Gibbons et d’autres pensent que le temps réel peut vraiment devenir imaginaire dans certaines situations décrites par la gravitation quantique). Dans ses écrits Einstein avait souvent dit que le temps est une illusion. Le physicien théoricien Thibault Damour, membre de l’Académie des sciences, professeur à l’Institut des hautes études scientifiques parvient à la même conclusion dans un ouvrage qui lui est consacré: si Einstein m’était conté. Il y énonce que la seule interprétation possible est la suivante: « Le temps n’existe pas ». Dans un entretien réalisé en juillet 2003, il va même encore plus loin (Sud-Ouest, 29 décembre 2005): « le message aujourd’hui oublié de la théorie d’Einstein, c’est que le temps est une illusion, si tenace soit-elle. Croire que l’Univers a 13 milliards d’années, qu’il y a un passé, un présent et un futur, n’est pas confirmé par la structure mathématique de la théorie d’Einstein. Celle-ci nous dit qu’il faut voir les choses dans l’espace-temps qui est un bloc. Si les gens comprennent ce message de la physique moderne, ils pourront avoir une conception différente de leur vie ». 

J’ai relevé aussi dans psycho-energie.fr (propos sur-l’univers par Thibault Damour)

« Q? pourra-t-on, un jour, voyager dans le temps ? 

TD :Tout à fait. Sur le plan conceptuel, on sait que c’est possible : l’espace­-temps d’Einstein permet de faire des sauts dans l’avenir. Je pourrais très bien, sur le papier, grimper dans une fusée, voyager à grande vitesse, et revenir : quand je sortirais, une heure plus tard à ma montre, il se serait écoulé X milliers ou millions d’années sur Terre. Evidemment, c’est difficile à croire, car si vous pensez sérieusement qu’il est possible de sauter quasi instantanément de 2010 jusqu’en 2070 (ou 20700, ou … ), cela veut dire que 2070 (ou 20700 … ) existe déjà !  Ce qui implique que le futur coexiste avec le présent. Maintenant, si vous me demandez : peut-on effectuer ce voyage, pratiquement ? La réponse est non (*). Parce que l’énergie brûlée pour le faire coûterait trop cher : il faudrait sans doute transformer toute la Terre en carburant, peut-être même la masse des planètes qui nous entourent. Mais peu importe : le fait que ce voyage est possible en principe me paraît plus important que sa réalité technologique ». 


Alors, dans ce droit fil des convictions d’Einstein, ne peut-on pas envisager de suivre les frères Bogdanov et concevoir comment les évènements cités dans tous les articles qui ont précédé - »notre marchande de journaux, la visite de la tour Eiffel par la princesses Margaret dans les années cinquante, la visite de l’Exposition universelle de 1900 par Edison, tout comme, bien plus loin  dans le gouffre du temps, l’ahurissante présence des dinosaures sur la colline du Trocadéro… »- comment tout cela, donc est « encore là, existant bel et bien dans les brumes du passé. 


3) Le problème de Fermi.

Maintenant, examinons un autre aspect de cette question: « sentir » la persistance des choses du passé! 

 

lacosmo.com -le rayonnement fossile.

L’époque la plus lointaine, le big bang se manifeste à nous lorsque nous allumons notre poste de télévision. Comment? Environ un photon sur dix qui scintille sur l’écran lorsqu’il n’y a pas d’image a été émis durant l’immense flash originel. Après s’être séparés des particules de matière, 380 000 ans plus tard, ces photons du commencement ont continué leur course  pendant plus de 13 milliards d’années avant d’atterrir sur l’écran.

Un autre exemple de persistance? Chaque fois que nous avalons un verre d’eau, nous ingurgitons des noyaux d’atomes d’hydrogène qui ont été fabriqués durant les trois premières minutes de l’Univers, alors qu’il n’y en n’a pas eu après.


Enrico Fermiprix Nobel de physique 1938 fut tracassé par un phénomène « casse-tête » connu aujourd’hui sous le nom de « théorème du dernier souffle de César« Fermi aimait par dessus tout donner à ses élèves des problèmes paradoxaux, nécessitant peu de calculs mais une bonne dose de réflexion. Ce théorème est un calcul, plutôt stupéfiant, apportant le « preuve » que nous inspirons tous au moins une particule d’air expirée par César au moment de son assassinat par Brutus!

Le physicien anglais James Jeans, qui semble-t-il, fut le premier à proposer ce problème dans son Introduction à la théorie cinétique des gaz en 1940 l’a présenté ainsi:
«On sait qu’un homme inspire environ 400 cm3 d’air à chaque respiration, et donc un seul
souffle d’air respiré doit contenir environ 10puissance22 molécules. La totalité de l’atmosphère terrestre contient environ 10puissance44 molécules. Ainsi une molécule est dans le même rapport avec un souffle d’air respiré que ce dernier avec toute l’atmosphère terrestre. Si nous supposons que le dernier souffle de, disons, Jules César s’est complètement dispersé à l’heure actuelle dans l’atmosphère, alors il y a des chances que chacun d’entre nous inhale une molécule de ce souffle à chaque inspiration. Les poumons humains contiennent environ 2000 cm3 d’air si bien qu’il y a des chances pour qu’il y ait dans les poumons de chacun d’entre nous environ cinq molécules du dernier souffle de Jules César. »

Jeans précisait: « Il y a des chances pour qu’il ait dans les poumons de chacun d’entre nous environ cinq molécules du dernier souffle de Jules César » et Fermi soulignait même, preuve mathématique à l’appui, qu’à chaque instant nous respirions des atomes qui étaient passés par les narines des tyrannosaures, 100 millions d’années plus tôt.

 

A propos de ce théorème, lerepairedessciences.fr fait remarquer que « le problème fondamental est que les molécules expirées par Jules César sont aujourd’hui indiscernables des autres — elles ne sont pas labellisées César — ne serait-ce qu’à cause du phénomène de diffusion. En ce sens, la physique a ici une politique de blanchiment de l’argent sale : il est théoriquement et techniquement impossible de savoir d’où vient l’argent blanchi. Aussi la question de savoir si nous respirons des molécules expirées par Jules César ne ressort qu’à un joli exercice de statistique, mais n’a pas vraiment de sens physique dans la mesure où ces molécules ont depuis longtemps « oublié » qu’elles sont passées par ces poumons… augustes -sans parler du discutable des hypothèses prises ».


Cette remarque est certainement incontestable, mais n’empêche que les noyaux d’atomes d’hydrogène sont apparus au cours des trois premières minutes et pas après. César n’est plus physiquement présent dans notre présent, mais a t-il totalement disparu? N’apparaît-t-il pas quand nous l’évoquons dans notre mémoire, dans un temps qu’on pourrait peut-être qualifier …d’imaginaire? En fait, l’observable épuise-t-il la totalité du réel? Cela rejoint les questions que nous nous sommes posés dans mes articles sur « les limites de la connaissance. Aurons une réponse dans les articles qui vont suivre?


4) Arrivés au terme de ce chapitre, il nous va falloir de nouveau franchir un cap. 

Jusqu’à la première seconde, les physiciens sont pratiquement tous d’accord. Mais lorsqu’on arrive à l’instant du Big Bang et plus encore avant,  les choses se compliquent brutalement. Shan Majid (les frères Bogdanov ont préparé leurs thèses sous son contrôle), dans son ouvrage On Space and Timea publié un article du philosophe Michael Heller, membre de l’Académie pontificale de théologie. Heller y avoue sa grande perplexité face au mur de Planck: « Nombre de théoriciens pensent qu’à l’échelle de Planck l’espace-temps ordinaire se dissout en quelque chose de plus fondamental, que les évènements ponctuels disparaissent et que la relation entre ce qui est « local » et ce qui est « global » est remplacé par un nouveau cadre structural » (M. Heller, When physics meets metaphysics)

Quel est donc ce nouveau cadre? Il n’existe pas vraiment de réponse. Depuis des dizaines d’années, les théories de pointe (théories de la gravité quantique, théories des cordes), n’ont pas encore apporté de réponse. Alors? Le temps se met-il vraiment à fluctuer avant le Big Bang? Devient-il imaginaire à l’instant zéro?. 

Au cours du prochain article, un nouveau cap sera franchi: la cinquième dimension: la dimension du temps imaginaire.


fluctuations de l’espace-temps



Liens concernant les frères Bogdanov:

journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov 

scribd.com -Rapport-du-CNRS-sur-les-theses-des-Bogdanoff

amazon.fr -l’équation-Bogdanov-secret-lorigine-lUnivers

choualbox.com -fluctuations quantiques de la signature de la métrique

le blog de Motl: The reference frame (à propos de l’équation bogdanov)

sciences.blogs.liberation.fr -un-curieux-jugement-pour-les-jumeaux-bogdanov

sciences.blogs.liberation.fr -rapport sut l’article bogdanov théorie topologique des champs)

ybmessager.free.fr -enquête, la mystification bogdanov 

forum.hardware.fr -mise au point Pr Majid: dernieres-mystification-bogdanov

sergecar.perso.neuf.fr -une certaine conception du temps (liée aux bogdanov)

wolframscience.com -a new kind of science

 

Mes autres liens pour les articles au commencement du temps 

Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?

Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?

 


Après avoir remonté le temps à l’envers vers le passé depuis 2009 nous sommes arrivés à l’instant zéro, à la fin de l’article précédent.

« Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s’effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est.
Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:
a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.
b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.


C’est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l’indécidable au sens de Gödel.
Dans un tel contexte, l’approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? « En prenant toutefois cette approche pour ce qu’elle est et rien d’autre: une hypothèse dont l’essence mathématique correspond à la nature mathématique de « l’objet » que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l’espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l’épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j’appelle le « soi », mon « intérieur » invisible par opposition au visible…Et je trouve ça plutôt jubilatoire… »

Dans tous les articles de la rubrique « au commencement du temps », je souhaite approfondir ma réflexion sur « le visage de Dieu«  écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: « Au commencement du temps« .

Dans les articles précédents, j’ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu’à l’instant zéro. ces articles m’ont permis de faire un saut dans l’histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d’affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l’Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.

 

 

Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

 

1) Fin de notre voyage vers l’instant zéro (Au commencement du temps 3-11) l’instant zéro).

 

L’article précédent se terminait ainsi:

« Mais il y a encore un propriété du zéro, peut-être la plus extraordinaire: ce nombre est à la fois réel et imaginaire pur, autrement dit il peut être vu comme un nombre complexe. En effet, il peut s’écrire 0 + 0i. Quelle est la conséquence de ce fait mathématique simple? A l’Origine, le zéro n’est pas un être stable, il a un contenu dynamique lié au faut qu’il fluctue, qu’il oscille entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. C’est peut-être là l’origine profonde, la plus fondamentale de ce qui a été appelé la fluctuation quantique de la métrique originelle, la fluctuation du temps entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. Le secret du commencement du temps – l’infini -à partir de zéro.

C’est donc avec cette image-miroir  énigmatique, le reflet de l’infini au fond du zéro, que s’achève notre fabuleux voyage, la remontée du temps vers l’Origine. Dans de prochains articles, je vais continuer ma lecture des frères Bogdanov en essayant de les suivre quand ils veulent montrer que ce point singulier n’est pas une illusion, que les torrents de siècles sont existent vraiment et que le face cachée du temps -sa face imaginaire – est aussi vraie que l’autre, sa face visible ».

Le voyage est terminé, mais la fascination reste.

Je poursuis, en compagnie des frères Bogdanov pour donner dans cet article et les prochains, « ma lecture » de leurs réflexions , analyses, commentaires et les impacts de cette vision de la plongée vers l’instant zéro (qu’ils viennent de présenter dans cette première partie de leur livre: « au commencement du temps« ).

 

Après cet étourdissant voyage, disent-ils, le lecteur doit avoir certainement de nombreuses questions et interrogations: ces choses ont pu apparaître irréelles ou complètement folles, la science, la physique théorique et les mathématiques sont-elles vraiment aussi éloignées de la réalité de tous les jours que ce qu’on pu lire par endroits, est-ce que ces hypothèses ahurissantes, cette prétendue fluctuation du temps, ces invraisemblables « instantons », cette idée finalement insensée d’un temps imaginaire au temps zéro, est-ce que tout cela a une chance d’être vrai?

l’univers vu de l’intérieur

Pour ma part, je pense que l’hypothèse est osée et qu’il faut bien réfléchir aux difficultés que présente  Etienne Klein et que j’ai résumées en exergue au début de cet article. Mais la science s’approche de plus en plus de cet instant zéro , qu’il existe ou non, qu’il y ait des univers multiples ou non,des univers en rebond , ou autre chose? On peut répondre par la prudence ou le doute comme Etienne Klein ou d’autres grands penseurs tels Joël de Rosnay (interwiewé dans « le monde s’est-il créé tout seul?«  . Mais ne tombe-ton pas alors dans le paradoxe de Russel et finalement des théorèmes d’incomplétude de Gödel? Nous sommes dans le monde, à l’intérieur de l’Univers (?), voire dans le tout. La question de l’Être suprêmeDieu revient inévitablement qu’on le veuille ou non. Elle est corrélative à la question du sens (voir le livre de Jean Staunenotre existence a-t-elle un sens?)

C’est pour partager ce questionnement que j’ai créé mes blogs et je continue le chemin du questionnement, même s’il n’y a pas de réponse par la science. C’est pour moi une petite flamme qui m’anime depuis toujours et qui m’émerveille depuis que j’ai reçu en cadeau ce livre dans mon petit village d’enfance à l’âge de 9 ou (dix ?) ans: les merveilles de la nature, tout en se précisant de plus en plus. Qu’y a-t-il au bout? Peu importe…


C’est pour cela peut-être que l’hypothèse des frères Bogdanov me fascine. Est-elle plus absurde que toutes les théories évoquées dans ces articles et dans les liens que j’ai notés? En physique des particules, les théories de la super-symétrie, à l’heure actuelle invérifiables, ne vont-elles pas dans le même sens (particules hypothétiques, tout comme l’instanton, nouvelles théories purement mathématiques…)? Alors je continue ma lecture…

 

2) Le graal de la physique?

Le domaine de la connaissance qui touche à cet instant zéro est presque totalement inconnu. Les ténèbres les plus épaisses, les incertitudes les plus grandes y règnent sans partage. Au fond, un ne sait rien en dire, ce qui explique la prudence d’Etienne KleinStephen Hawking peut lancer ce rappel à la réalité: « demander ce qui s’est passé avant le Big Bang revient à chercher un point qui se trouverait à un km au nord du pôle Nord! ». Un des blus brillants physiciens de notre époque, Alan Guth, qui a mis au point la célèbre théorie de l’inflation cosmique, répète lui aussi, sur un ton vaguement résigné: « L’instant de la création reste dans les ténèbres ». Ces ténèbres, insensibles à la lumière venue du dehors, commencent là où s’arrête brutalement notre réalité physique: sur le mur de Planck, là où nos puissantes théories (la relativité, la mécanique quantique), s’effondrent l’une après l’autre. .

Mais, mesurant l’abîme à franchir, Isabelle Stenger, philosophe des sciences et professeur à l’Université libre de Bruxelles fait remarquer qu’il s’agit peut-être là du « graal de la physique(?) ». Auteur avec Ilya Prigogine de plusieurs ouvrages consacrés, entre autres, à la grande question du temps, elle ira, disent les frères Bogdanov, jusqu’à écrire dans un article publié en 2004 dans les annales de l’institut de philosophie de l’université de Bruxelles: « Les frères Bogdanov étaient bel et bien convaincus après tant d’autres qu’ils voyaient se dessiner le graal physico-mathématique dont la quête définit la gravitation quantique. »

C’est cette conviction (ou cette illusion?) de frôler quelque chose de brûlant n comme un secret ultime, qui me pousse moi aussi à aller de l’avant au-delà du mur de Planck. Il est vrai que la dimension très mathématique de cette quête jalonnée d’équations et de calculs explique sans doute aussi l’attitude de la majorité des physiciens, pour qui, en l’absence de repères matériels, il est vain, absurde même de s’interroger sur ce qui a pu se passer avant le Big Bang?


3) Vers l’équation B

Nous l’avons vu au cours de ce voyage, à l’approche du Big Bang, la difficulté principale est de concilier les deux théories scientifiques les mieux vérifiées à l’heure actuelle: la gravitation vers l’infiniment grand et la physique quantique vers l’infiniment petit. Cependant, nous avons vu qu’elles entrent en contradiction vers l’instant zéro. La gravitation quantique est une des tentatives d’unification de la physique pour comprendre et décrire l’espace-temps au moment même du Big Bang. Cependant, les problèmes soulevés sont tels que, en dépit de dizaines d’années d’efforts acharnés, l’unification tant convoitée n’existe toujours pas. 

C’est ici qu’entre en en scène le jeune théoricien d’origine tchèque Lubos Motl. Qui est Lubos Motl? « Il se présente lui-même comme un « physicien conservateur », ce qu’il est sans aucun doute. Ses commentaires fortement critiques, parfois tranchants, à l’égard des hypothèses ne respectant pas suffisamment le règles de la physique ou des mathématiques le prouvent » (Au milieu d’un concert de louanges très lourdement médiatisé concernant le modèle d’unification de Antony Gareth Lisi, présenté un peu trop vite comme « révolutionnaire », il a été un des seuls à faire entendre une voix contraire avec ces mots énergique, « une énorme farce ». cette théorie prétend unifier,  avec  un groupe de Lie, le groupe de Lorentz de l’espace-temps avec les groupes de Lie des champs de Yang-Mills. Comme le rappelle avec force Lubos Motl, il existe un puissant théorème remontant à la fin des années 1960 et qui interdit justement de faire ce genre de chose : le théorème de Coleman-Mandula). Surdoué, il s’est imposé en remportant avec une facilité déconcertante de nombreux concours mathématiques. Dès 1997, ses premiers articles en font un des pionniers de « la théorie matricielle des cordes« . Puis il s’inscrit en thèse à l’université Rutgers, dans le new Jersey. Son directeur de thèse n’est autre que Tom Banks, déjà évoqué avec l’instanton, dont Léonard Susskind, l’un des géants de la théorie des cordes (et auteur de « le paysage cosmique. notre univers en cacherait-il des millions d’autres?) a dit de lui en 2006: « Tom est l’un des penseurs les plus profonds de la physique, d’une étonnante ouverture d’esprit ». Une qualité qui lui ouvre les portes de Harvard où il deviendra chercheur à temps plein et professeur assistant en 2004. Bientôt, sa maîtrise de la physique théorique s’impose aux quatre coins de la planète, grâce son blog, The reference frame, l’un des rendez-vous en ligne les plus célèbres dans le monde. Il y démontre une puissance de travail peu commune, une rapidité foudroyante qui donnent le vertige aussi bien à ses supporters qu’à ses adversaires regroupés au sein d’une théorie adverse, la « gravitation quantique à boucles » dont les acteurs sont lee SmolinCarlo RovelliAbhay Ashtekar… Pourquoi à boucles? Parce que l’espace et le temps n’y sont pas continue, comme dans le continuum de la relativité, mais sont constitués de sortes « d’atomes », des boucles.

Lee Smolin, de l’institut PerimeterJohn Baez, de l’UniversitéColumbia ou Peter Woit sont ceux qui ont attaqué le plus férocement l’approche de l’avant Big Bang des frères Bogdanov. Y voyaient-ils une menace? Il est vrai que la gravitation quantique à boucles résiste mal aux critique des tenants de la théorie des cordes, l’un des plus engagés dans le combat étant Motl lui-même.  Dans cette confrontation, a noter  un échange entre lee Smolin et Lubos Motl concernant cette controverse, en 2005: Dear Lubos, Thanks for giving me a chance to reply to your criticismsEn 2007, Motl a fini par asséner une conclusion qui a laissés muets ses adversaires: « toute l’approche de la gravité quantique à boucles nous ramène (ou du moins eux, les adeptes de cette théorie), à l’époque des toutes premières religions primitives ». 

En 2005, Lubos Motl avait publié un article dans une des ramifications du site de Harvard: « The Bogdanov papers« . Il y prenait à contre-pied les contradicteurs des deux frères, avec des arguments construits et très précis et y apportait des réponses claires à certaines questions soulevées par leurs travaux. Puis, en octobre 2005, un deuxième article vint prolonger le premier dont voici un extrait (traduit plus ou moins bien):

Permettez-moi enfin vous présenter mon résumé de la communication.

  • Ils veulent résoudre la singularité initiale de l’Univers – une question très difficile
  • Ils ouvrent une bonne question de savoir si la signature de l’espace-temps est autorisé à fluctuer
  • Ils concluent qu’il peut
  • Près de l’origine des temps, ils savent qu’ils sont dans le régime de Planck
  • Ils proposent une nouvelle relation entre ce régime de Planck et le « zéro de la balance« régime
  • Le régime échelle de zéro est décrite par une théorie topologique des champs
  • Ils ont même de définir ce que les observables droit devrait être – et à mon avis, c’est une des lignes de perforation qui montre qu’ils sont soit très intelligent ou quelqu’un les a aidés: les observables sont remplacés par des cycles d’homologie sur l’espace des modules des instantons gravitationnels ; êtes-vous sûr que ce ne sera pas l’explication ingénieuse final du temps d’origine dans le langage géométrique que nous comprendrons en 2030? Je ne sais pas – il se pourrait bien être une extension des idées de mousse quantique de la théorie des cordes topologiques
  • Ils montrent un grand nombre de formules – beaucoup d’entre eux étant apparemment correcte des formules de base copié d’ailleurs – la participation des groupes quantiques, lagrangiens deN = 2 , la théorie de supergravité Donaldson, états KMS, la théorie topologique des champs, les différents index comme invariants etc
  • Ils remercient les bonnes personnes, y compris C. et S. Kounnas Majid (co-père de groupes quantiques). L’un des accusés de réception qui aurait pu déterminer le sort du papier a été remercié à Edward Witten pour « certains déterminantsconversations « et il apparaît dans la dernière phrase, sinon le papier ne peut pas être classé comme un document théorie des cordes

 

Lubos Motl a ainsi surpris la communauté de physiciens avec cette affirmation pour le moins imprévue: « les frères Bogdanov proposent quelque chose qui, d’un point de vue spéculatif, a le potentiel pour représenter une alternative à la gravité quantique ».

Trois ans plus tard, en 2008, Motl publie un ouvrage entier sur la question de l’origine (l’équation Bogdanov, très critiqué par Fabien Besnard dans « la recherche« ). Il y recense les approches existantes, avec, en tête la théorie des cordes et conclut « En dépit des récriminations furieuses de leurs adversaires, et malgré les doutes de beaucoup d’autres, Igor et Grichka ont bel et bien proposé une façon nouvelle de faire face à l’immense question de l’origine ». Mais cette nouvelle façon a reçu un accueil plutôt houleux.


avec Lubos Motl au salon du livre

 

4) « L’étrange affaire Bogdanov ».

Comment cela a-t-il commencé? 22 octobre 2002, vers 19 heures. Une « explosion numérique » secoue internet. En quelques heures, l’onde de choc atteint le premier  newsgroups de physique théorique, le célèbre « Science Physics Research Newsgroup« . C’était le point de départ de ce que Lubos Motl a appelé « l’étrange affaire Bogdanov« . L’un des participants actifs de ce groupe, le physicien mathématicien Arkadiusz Jadczyk, de l’institut mathématique de Toulouse a décrit ce qu’il a observé: « Tout a commencé par une mystérieuse lettre adressée par un physicien allemand à un certain Ted Newman, célèbre scientifique américain de l’université de pittsburgh, l’un des fondateurs des trous noirs (le célèbre trou noir de Kerr-Newman) ». Ces lignes vont mettre le feu aux poudres, et le message du physicien explose en un Big Bang à couper le souffle. Encore en 2008, les répliques du séisme engendré par la publication de ces idées continuent de se faire sentir. Par exemple, ce professeur d’informatique américain, Peter Woit, déjà cité, consacre une chapitre entier à « l’affaire Bogdanov » dans son dernier livre (« même pas fausse! la physique renvoyéee dans ses …cordes« ), prenant pour cible l’édifice construit par les deux frères dans la guerre sans merci qui l’oppose aux tenants de la théorie des cordes (Motl en tête). Les Bogdanov, estimant que Peter Woit « fait partie de la grande majorité de physiciens quelque peu dépassés par les instruments mathématiques que nous avons utilisés »  indiquent qu’il avait déjà tenté de se justifier dans une lettre qu’il leur avait adressée le 27 février 2003: « il est certainement possible que vous ayez obtenu des résultats nouveaux et utiles dans les groupes quantiques, mais comprendre rapidement la signification de ce que vous avez écrit et comment cela se raccorde à ce qui est déjà connu requiert une expertise que seule poignée de gens possède dans le monde ». Cette position s’explique certainement par une prudence légitime face aux impostures scientifiques telle celle révélée par  Sokal et Brikmont par l’affaire Sokal et l’ouvrage impostures intellectuelles  


Trois ans plus tard, continuent les Bogdanov, tout en déclenchant ses tirs contre la théorie des cordes, il était revenu à la charge en avouant son incompréhension totale face au langage mathématique adopté: « Je décidai de regarder d’un peu plus près les deux thèses. Celle de Grichka était un travail quasi impénétrable, dévolu, pour la plus grande part, à l’algèbre quantique, dont je ne suis pas particulièrement expert«  (P. Woitdans Même pas fausse…)


Que signifie la puissance de ce flot réactionnel déclenché un peu partout dans le monde?

Ne pourrait-elle pas signifier qu’il y a peut-être « quelque chose » au fond de ces idées? En 2004,  une rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre: si ces articles étaient incompréhensibles, c’était que les frères Bogdanov avaient monté de toutes pièces une « mystification« . Ils écrivent: … »Pour Isabelle Stenger, cette attitude collective (assez rare en science), était le signe de toute chose »: « Ainsi, pourquoi ne pas se demander si la rumeur de mystification n’a pas pris pour cible les frères Bogdanov précisément à cause du caractère innovateur de leurs idées, des idées que « certains » désireraient voir enterrées pour toujours« ? 

Toujours est-il que cette physique unifiée, fondée sur ces fameuses « idées nouvelles« , souvent soutenues dès les années trente par Einstein et Infeld dans  » l’évolution des idées en physique« , n’existe pas encore. Peut-être est-elle en train d’émerger lentement par exemple chez certains membres de l’école russe de physique théorique comme Vladimir Dzhunushaliev et Ratbay Myrzakulov (Focus on Quantum Gravity Research ou research.kek.jp _hamada )? Leurs conclusions sont-elles comme l’affirment les Bogdanov identiques à la leur: le temps fluctue à l’échelle de Planck?


liens: monblogdereflexions: l’affaire Bogdanov un de mes premiers articles

5) Mais qu’en dit l’expérimentation, critère incontournable de vérification?

 


Compte tenu de l’existence du redoutable mur de Planck, on pourrait penser (et s’en tenir là) comme la majorité des scientifiques, qu’il sera à jamais impossible de voir quoi que ce soit avant le Big Bang. Au sens strict, c’est vrai, il est impossible d’accéder « en direct » à des phénomènes qui se situeraient avant cette frontière. Cependant, n’est-il pas possible que certains éléments de ce « là-bas » nous soient accessibles par des voies indirectes? 

Après COBE lancé le 18 novembre 1989, le satellite d’observation du fonds cosmologique WMAP, bien qu’observant un bain de radiations situé 380 000 ans après le Big Bang, est déjà « descendu » par des voies indirectes à une échelle incroyablement plus petite: 10-18 secondes après le BigBang! C’est encore loin de l’instant de Planck situé lui, à10-43 secondes après le Big Bang. Planck Surveyor lancé le 14 mai 2009 sous l’égide de l’Agence spatiale européenne et de l’Institut d’astrophysique spatiale est bien plus précis et peut déceler d’infimes variations de température, avec la précision d’un cent millième de degré au-dessus de la température du rayonnement cosmologique fossile ( 2,7° au-dessus du zéro absolu). Le responsable scientifique du projet HFI est Jean-Loup Puget, cosmologiste à l’Institut d’astrophysique spatiale (Université Paris-XI, à Orsay)la-mission spatiale planck: un regard sur la lumière la plus ancienne de l’Univers

  • En juillet 2010, le satellite Planck envoie sa première image intégrale du ciel avec une vue particulière et inédite de la Voie Lactée12. Ce portrait céleste est riche de 35 millions de pixels13,14.
  • Le 11 janvier 2011, une conférence de presse internationale est organisée à Paris par l’Agence spatiale européenne pour présenter une première série de résultats, le satellite ayant collecté depuis 2009 un nombre incroyable de données sur les objets les plus froids de l’Univers : grains tournants (en) à rotation ultra-rapide, découverte de « gaz sombre ». Le satellite est à l’honneur toute cette semaine à la Cité des sciences et de l’industrie15.

L’exploitation de la moisson d’informations recueillie par ce prodigieux satellite, permettra-telle de confirmer l’hypothèse que le temps a peut-être eu un commencement imaginaire (au sens mathématique) et d’abord permettra-telle de se rapprocher du Big Bang plus que les précédentes missions? A suivre!


6) Quels sont les faits nouveaux qui à l’avenir pourraient confirmer cette hypothèse?

     a) D’abord, il y a l’équilibre thermodynamique de l’Univers au moment du Big Bang. La plupart des scientifiques, dans le modèle standard, pensent qu’il existait au moment du Big Bang, mais ils en restent là. Contient-il l’une des clés recherchées? En effet, cet équilibre primordial entraîne des effets qui touchent directement le commencement du temps, des conséquences inaperçues qui seront examinées dans les chapitres qui vont suivre. 

     b) Ensuite, il y a la courbure de l’espace. En mars 2006, le dépouillement complet des données de WMAP a fait apparaître que notre espace physique à 3 dimensions semble plat, mais pourrait être doté d’une courbure très légèrement (marginalement disent les experts) positive:  Presque plat

Dans l’article de 2003, Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c’est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.

Planck Surveyor confirmera-t-il ces résultats et donnera-il des informations plus précises sur la courbure de l’Univers? Si on adopte la solution la plus simple, la forme de l’Univers serait alors celle d’une sphère. Cette question débouche sur une réponse nouvelle concernant la question du temps et son origine que nous allons voir plus loin.

     c) La troisième observation relève de l’existence d’une énergie noire, la grande inconnue.

C’est l’un des grands mystères de l’Univers: une force inconnue, liée à ce qu’on appelle énergie noire (ou ou encore) due à une hypothétique particule l’axion?, force que personne ne comprend et qui propulse l’univers de plus en plus vite vers l’infini. « Franchement nous n’y comprenons rien ! » s’exclame l’astrophysicien Craig Hogan, de l’université de Washington (Il a aussdéclaré«Si les résultats sur le GEO600 sont vrais, alors nous sommes tous vivants dans un hologramme géant cosmique.» ce qui n’est sans doute pas sans rapport avec l’hypothèse des Bogdanov sur le temps imaginaire). Étroitement liée à la notion d’énergie du vide quantique, selon futura-sciences.com, l’expansion accélérée impliquerait que plus de 70 % du contenu de l’univers est sous forme d’une énergie inconnue. Le reste serait constitué de 25% de matière sombre, de 4% d’hydrogène et d’hélium sous forme de gaz, de 0,5% d’étoiles, de 0,2% de neutrinos et de seulement 0,03% d’éléments lourds (de planètes…). Cette énergie noire, dont les deux frères disent avoir annoncé l’existence en 1999, lors des soutenance de leurs thèses, pourrait donc constituer un indice en faveur des idées nouvelles dont il est question ici sur le commencement du temps.

Les photons corrélés, la lumière qui informe

     d) La non localité.

Autre donnée essentielle: les expériences d’Alain Aspect, de l’Institut d’optique d’Orsay. Elles portent sur le lien très troublant qui subsiste entre deux photons apparemment séparés par une longue distance, c’est le célèbre paradoxe EPR, une expérience de pensée, élaborée par Albert EinsteinBoris Podolsky et Nathan Rosen, dont le but premier était de réfuter l’interprétation de Copenhague de la physique quantique.

Au cours de l’été 1981, les frères Bogdanov ont assisté et filmé ces expériences fascinantes pour leur émission « temps X » (mais je n’ai pas retrouvé de film). Pour l’époque, le phénomène était stupéfiant: alors que les deux photons étaient manifestement séparés par une distance de 12 m, en réalité  ils continuaient d’être liés par une sorte de « communication instantanée ». Comment expliquer un tel phénomène, un des grands mystères de la mécanique quantique? A l’origine des expériences d’Aspect il faut évoquer le physicien théoricien Bernard d’Espagnat. Dans les années 1950, Il a travaillé avec les grands fondateurs de la théorie quantique, le prix Nobel Enrico Fermi ou encore le légendaire Niels Bohrprix Nobel en 1922 (l’année après Einstein). L’expérience qu’il a imaginée dans les années 1970 avec Jonh Bell, du CERN, et qu’Alain Aspect a mené à bien, est aujourd’hui complétée par celles du physicien autrichien Anton Zellinger et de plusieurs autres expérimentateurs et portent cette fois sur le « transfert instantané d’information d’une particule à l’autre (« téléportation« ) et l’information quantique.

Aujourd’hui, ces phénomènes n’ont certes plus cette image de « magie » sont mieux expliquées par ce qu’on appelle la « non-localité » (le principe de séparabilité stipule que des objets distants ne peuvent avoir une influence directe l’un sur l’autre; un objet ne peut être influencé que par son environnement immédiat. Ce principe, issu de la relativité restreinte, a été précisé en ces termes par Albert Einstein).

L’intrication quantique est un phénomène observé en mécanique quantique dans lequel l’état quantique de deux objets doit être décrit globalement, sans pouvoir séparer un objet de l’autre, bien qu’ils puissent être spatialement séparés. Lorsque deux systèmes – ou plus – sont placés dans un état intriqué, il y a des corrélations entre les propriétés physiques observées des deux systèmes qui ne seraient pas présentes si l’on pouvait attribuer des propriétés individuelles à chacun des deux objets S1 et S2.En conséquence, même s’ils sont séparés par de grandes distances spatiales, les deux systèmes ne sont pas indépendants et il faut considérer {S1+S2} comme un système unique.

Si deux particules qui ont interagi sont « inséparables« , alors quid de l’Univers à l’instant zéro? 

Y a-t-il un rapport avec le commencement du temps? La réponse viendra dans un prochain article, 

mais le lien avec le temps imaginaire est important. 

 

Prochain article: « le passé peut-il exister? »  

La toute première réponse,  nous allons la chercher « sur le terrain ». Nous revenons de la nuit des temps après ce voyage fantastique. Posons nous la question presque naïve: est-ce que tout ce que nous avons découvert « là-bas » dans les brumes du passé, pourrait encore exister aujourd’hui sur un autre plan? ces évènements dont nous avons été témoins, tout cela s’est-il dissipé dans le néant? Ou bien est-ce encore présent « quelque part » dans un ailleurs que nous ne pouvons pas atteindre, mais qui, toutefois existerait bel et bien? 

 

Mes liens pour les articles au commencement du temps 

Au commencement du temps 3-11) l’instant zéro

Au commencement du temps 3-11) l’instant zéro


Simulation de l’évolution de l’Univers « visible »

Extrait de l’article:

« Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des casse transforment et au pire s’effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est. 

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que le chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science(?) ne peut dire que deux choses: 

a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.

 

C’est donc, comme la question de Dieu, (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l’indécidable au sens de Gödel

Dans un tel contexte, l’approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? « En prenant toutefois cette approche pour ce qu’elle est et rien d’autre: une hypothèse dont l’essence mathématique correspond à la nature mathématique de « l’objet » que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l’espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l’épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j’appelle le « soi », mon « intérieur » invisible par opposition au visible…Et je trouve ça plutôt jubilatoire… »

 

 

Dans ces articles, je voudrais approfondir ma réflexion sur « le visage de Dieu«  écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: « Au commencement du temps« .

Ils me permettent de faire un saut dans l’histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d’affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l’Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.

 

Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

1) Faisons le point après mon dernier article « Au commencement du temps 3-10).

Dans cet Univers d’avant le Big Bang, question qui, en général pose problème, il n’existe plus que deux types de « particules »: les monopôles et les instantons. ce sont eux les premiers habitants de l’Univers avant le Big Bang, les premier « Parisiens ».


Comment peut imaginer ce moment unique?

Le temps fluctue à l’échelle de Planck entre la direction réelle et la direction imaginaire. Les monopôles et les instantons se couplent et se découplent, les deux familles se transforment l’une dans l’autre à un rythme frénétique, mais chacune a son territoire. Au voisinage de la longueur de Planck, immédiatement avant et après le Big Bang, ce sont les monopôles qui dominent, les instantons sont encore rares et n’apparaissent qu’avec de fortes fluctuations quantiques, qui détruisent l’enveloppe du cône de lumière de l’espace-temps. 

Puis peu à peu, à mesure qu’on s’enfonce vers la singularité initiale, leur nombre augmente. A mi-chemin (ce mot a certes peu de sens, mais l’échelle nous est fournie par les populations respectives d’instantons et de monopôles), il y a autant d’instantons que de monopôles. Les particules (monopôles) se transforment en pseudo-particules (c’est le nom qu’a donné le physicien russe Alexander Polyakov en 1975 aux instantons).

Ces transformations illustrent les fluctuations de la quatrième coordonnée de l’espace-temps, (le temps), mais elles expriment aussi la transition d’une configuration portant de l’énergie (les monopôles) vers une configuration portant de l’information (les instantons). 

Poursuivons notre descente. Nous parvenons finalement à une région où les terribles remous quantiques se sont calmés. Autour de nous, tout est d’un grand calme, silencieux, d’une immobilité presque glacée. Il n’y a pratiquement plus de monopôles, rien que des instantons dont le rayon décroît à mesure qu’on se rapproche de la singularité initiale. Notre voyage touche à sa fin. Nous sommes en bas du cône de lumière dont les contours s’estompent. Nous « voyons » à présent la nappe lumineuse, inouïe de la singularité initiale de l’espace-temps. 

(On peut sans doute se poser la question: est-ce que le voyage que nous venons de faire serait similaire si on pénétrait dans un trou noir?).

Maintenant, qu’allons-nous trouver la-bas? Quel est le fantastique secret du commencement? Nous allons maintenant essayer de le découvrir.

 

2) La singularité initiale. 

igor bogdanov: ETAT TOPOLOGIQUE DE L’ESPACE TEMPS A ECHELLE 0 


Nous avons atteint notre toute dernière étape. Notre longue traversée est sur le point de s’achever.

Pour commencer le voyage, avec les frères bogdanov, nous avons pris comme repère cet énorme rocher qui affleure entre les herbes du jardin de Chaillot, tout comme les blocs mythiques de Fontainebleau; sur la guérite d’entrée, la peinture est un peu défraîchie et près de là, une marchande de journaux se tient dans son kiosque…Au point où nous sommes arrivés, où se trouve maintenant notre point de départ? Est-ce la tour Eiffel ou la place du Trocadéro? C’est un peu comme si on se demandait dans le film Dangereusement votre où se trouve la tour Eiffel à l’intérieur de laquelle Roger Moore, alias James Bond va poursuivre Grace Jones. La tour Eiffel est dans le DVD, dans les sillons du disque, mais codée sous une forme inaccessible directement. Près de la singularité initiale, en fait, la tour Eiffel  et la place du Trocadéro, sont totalement inaccessibles: elles sont « codées dans le temps imaginaire »… à 100 millions de milliards de secondes dans l’avenir. Sous nos yeux il y a seulement le rayonnement pur de ce point unique indescriptible marquant le zéro de l’espace et du temps, la singularité initiale.

 

La singularité initiale dans le modèle standard de la cosmologie.

Dans ce modèle ce qu’on appelle le modèle standard du Big Bang avec l’existence d’une singularité initiale ne fait aucun doute. Elle est inséparable de la théorie « FLRW » associée aux noms de RobertsonWalkerFriedmann et Lemaître. L’abbé Lemaître avait d’ailleurs montré que la singularité initiale est la conséquence inéluctable de la théorie d’Einstein. Depuis, dans les années 1970, Hawking et Penrose  on généralisé cette conclusion et démontré ce qu’on appelle les « grands théorèmes de singularité« . L’un de ces théorèmes fournit un résultat sans ambiguïté: la singularité initiale est inévitable dans tous  (?) les modèles d’Univers.


La singularité initiale et le temps.

Pour les cosmologistes, elle correspond à l’arrêt brutal, dans le passé, des lignes d’Univers du fluide cosmique, ce qui signifie l’arrêt du temps. Elle correspond aussi à une situation extrême où le rayon de l’Univers R[t], qui décrit l’évolution du rayon R en fonction du temps t devient nul:  R[t] = 0. c’est pourquoi le zéro est inévitablement associé à la singularité initiale. 


Comment se débarrasser de cette « monstruosité »?

Les tentatives pour tenter de se débarrasser de ce qui apparaître être une monstruosité de ce point zéro qui ne fait pas partie de l’espace-temps ont jusque là été vaines ainsi que l’évoque Etienne Klein dans la vidéo en exergue de ce chapitre. La singularité est une conséquence inéluctable de l’Univers tel qu’il est , avec ses lois. Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas se transforment et au pire s’effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est. 

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que le chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science(?) ne peut dire que deux choses: 

a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.

Si on se réfère à des philosophes comme Kant, on peut dire que, de même que les questions relatives à Dieu, cette question relève du domaine de l’inconnaissable. mais de nos jours, les limites reculent de plus en plus mais il reste l’indécidable au sens de Gödel même si les théories fusent comme la théorie des cordes ou la gravitation quantique à boucles et les univers en rebond.


Dans un tel contexte, l’approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? « En prenant toutefois cette approche pour ce qu’elle est et rien d’autre: une hypothèse dont l’essence mathématique correspond à la nature mathématique de « l’objet » que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l’espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l’épistémologie et une réflexion sur moi-même, sur le « soi« , sur   »l’intérieur » invisible par opposition au visible. Je pense ici à la réflexion d’Etienne Klein dans sa vidéo sur le « sujet »…Et je trouve ça plutôt jubilatoire.


3) L’instanton initial de taille zéro.

Nous pouvons cette nappe lumineuse qui vient de nous apparaître, entamons une nouvelle descente. A présent, les instantons, devenus totalement stables, dominent le paysage. Ils se mettent à converger en une étonnante spirale vers le point zéro. A mesure qu’ils s’en rapprochent, leur rayon diminue et ils commencent à se superposer et à se fondre les uns dans les autres. En effet, une propriété de ces objets existant en temps imaginaire est de pouvoir se condenser en un seul point. Ce fait me semble « similaire » à la propriété des photons qui n’obéissent pas au principe d’exclusion contrairement aux particules de matière comme les électrons. Ainsi, il se produit une chose importante: la densité de charge topologique, c’est à dire l’information augmente au voisinage du point zéro. Elle peut même devenir infinie si le nombre d’instantons tombés sur ce point est lui-même infini.

Un nouveau phénomène apparaît alors: les instantons (tous les instantons) finissent par disparaître au sein du tout dernier (du tout premier?) instant présent à l’instant zéro, l’instanton singulier de taille zéro. Invraisemblable?

Au milieu des années 1990, le théorie des instantons de taille zéro a été étudiée par de grands physiciens dont Edgar Witten qui a écrit en 1995 un article intitulé  »petits instantons en théorie des cordes » où il montre l’existence et les étranges propriétés de ces instantons. En particulier, il se demande ce qui va se passer lorsqu’un « instanton rétrécit jusqu’à la taille zéro ». Dans notre hypothèse, cela signifie: il correspond à ce que pourrait être la singularité initiale.


4) Instanton initial et information originelle.

La singularité initiale devient de plus en plus sensible. Nous voici près de toucher cet instanton initial qui marque le début absolu des choses. Il pourrait contenir, en temps imaginaire, l’information indispensable à la naissance et à l’évolution de l’Univers tout entier. Le monde physique a disparu, cédant la place à la place d’un monde de mathématiques pures. Le temps réel et a cessé d’exister, de même que l’énergie. Ils sont remplacés par du temps imaginaire, de zéro jusqu’à l’infini. Est-ce ainsi que Platon aurait pu voir le monde des idées?

En imageant ceci, c’est un peu comme dans les sillons d’un DVD: lorsqu’il est dans sa boite, l’image qu’il contient n’existe (n’est en fait codée), que dans le temps imaginaire. Elle ne deviendra réelle que lorsque le DVD est placé dans un lecteur, pour alors se dérouler dans le temps réel. Selon cette vision, on peut s’imaginer l’instanton singulier de taille zéro comme la source, en temps imaginaire, du « scénario » cosmologique de l’Univers. Au moment du Big Bangce scénario commence à se dérouler dans le temps réel et une infinité d’évènements vont se retrouver étalés dans le temps tout au long de l’histoire de l’Univers. Une question me paraît cependant encore mystérieuse à ce point du voyage: les conditions initiales et le « choix » des lois physiques sont-ils aussi l’issue de cette source? 

l’équation de Shrödinger (sur un sentier,quelque part dans le Tyrol)


5) De l’énergie à l’information.

Exergue: « A la lumière de ces analogies, le « Tout est information » mérite d’être étudié de plus près. Cette théorie s ’appuie sur l’idée qu’à la base de tout ce qui existe, il y a une information abstraite capable de s’exprimer en un nombre infini de formes et qui demande à être connue. A cette fin, elle doit se transformer : elle se condense jusqu’à l’état de probabilité. Le nombre infini de formes devient un nombre fini, mais néanmoins considérable, de probabilités qui elles-mêmes engendrent un petit nombre de virtualités lesquelles, à leur tour, donnent lieu à la réalité telle que nous la connaissons ». 

     Premier constat: au point zéro, le temps réel, celui que nous connaissons à la surface de cette « plongée » dans le temps jusqu’à l’instant zéro, a bel et bien disparu sans laisser de traces. Nous sommes baignés dans un océan sans fond, sans limites de temps imaginaire dont les « particules » représentatives sont les instantons. Une particularité de l’Univers au voisinage de cette singularité initiale est que son entropie, (son désordre) est nulle. De grands théoriciens comme Roger Penrose ont étudié de façon approfondie le comportement de l’Univers à ce moment unique. La conclusion semble toujours la même: sur le « point zéro » de l’espace-temps, l’entropie tombe à zéro. Or une entropie nulle ne peut exister pour un système réel, autrement dit, le temps n’est pas réel, mais imaginaire pur. 

Note (Forum futura-science):  »Trou noir et pré-big bang? « L’avantage conceptuel qui me parait amusant dans ce cas est que le temps est lui-même une composante des paramètres d’ordre (à la Laudau) qui vaut zéro avant la transition de phase. C’est pour moi la seule manière que je vois de trouver quelque chose avant le big bang ». 


     Deuxième constatation: toute échelle de distance s’est évanouie, tous les repères qui nous permettent d’établir l’échelle des objets s’évanouissent également. Nous sommes immergés dans une sorte d’absolu qui n’a ni haut ni bas, ni proximité ni limite, à la fois ponctuel et infini, en fait indescriptible par la métrique habituelle. 


     Troisième observation.

L’énergie, celle qui déferlera en de furieux torrents à l’échelle de Planck, au moment du Big Bang, n’existe plus du tout, ou plutôt pas encore, de même que le temps réel. Donc, contrairement à l’image habituelle proposée par les astrophysiciens, la singularité initiale n’est pas caractérisée par une température infinie, une courbure divergente et une énergie infinie. Elle est dominée par une réalité duale de l’énergie, l’information initiale. C’est une conséquence de la nullité de l’entropie. Entropie et information sont « inverses » l’une de l’autre. Une entropie nulle signifie que la quantité d’information du « système Univers » est alors maximale. « L’information initiale « codée » au point zéro pourrait, par construction, atteindre une valeur infinie (même si l’information finale – sous forme de complexité- est, elle, très grande, mais finie) ». 

 

équation de Schrödinger (tatouage) 

      Pourquoi parle-t-on d’information? D’abord, partons de l’évolution d’un système en mécanique quantique. Son évolution, en fait son énergie, est décrite par la célèbre équation découverte par le grand physicien Erwin Schrödinger. Cette équation, dont Einstein a dit en la voyant pour la première fois: « l’idée de cette équation a jailli tout droit d’un génie », est gravée sur une pierre face à la pente, au détour d’un sentier, quelque part dans les montagnes du Tyrol

Dans l’équation de Schrödinger, le temps est représenté explicitement par le symbole t. Que se passe-t-il si nous y remplaçons le temps réel par le temps imaginaire, opération qu’on appelle prolongement analytique? On tombe alors sur une équation plus ancienne, mais tout aussi célèbre, appelée « équation de la chaleur« NotaDans le texte de la définition par wikipedia.org, on trouve: « il existe un lien avec la mécanique quantique non-relativiste : l’équation de Schrödinger apparait en effet comme une équation de la chaleur en temps imaginaire2. Loin d’être une simple curiosité, cette propriété autorise des développements intéressants, car il est souvent plus facile mathématiquement de travailler avec l’équation de la chaleur qu’avec l’équation de Schrödinger ». 

Or, l’équation de la chaleur ne donne plus accès à une évolution en termes d’énergie, mais, étrangement  en termes d’information (entropie = inverse de l’ information). On retrouve cette correspondance entre énergie et information en partant d’autres formes mathématiques comme l’opérateur d’évolution de Heisenberg, équation qui décrit l’évolution d’un système en temps réel  Il est possible, à partir de l’état d’équilibre de retrouver la même équation, mais construite en temps imaginaire pur. 

Quelle conclusion peut-on en tirer? « L’état d’équilibre idéal que représente l’échelle zéro peut-être vu comme équivalent à une évolution du pré-Univers en temps imaginaire. Autrement dit, à un codage à l’instant zéro de l’information initiale ».

6) Densité de charge topologique et information. 

« Une des propriétés fondamentales de l’instanton est sa « charge topologique ». Là se trouve « stockée » toute l’information qui le caractérise. Or, cette propriété est indépendante de sa taille. Cela veut dire que la charge topologique, l’information, est conservée et existe toujours, même si l’instanton a un rayon nul.  Or, l’instanton singulier de taille zéro résulte de l’accumulation en un point singulier de tous les instantons, d’une infinité d’instantons selon le principe de superposition. Ce résultat implique deux choses:

a) Ce qu’on va trouver sur notre instanton singulier, c’est sa charge topologique, c’est à dire une information initiale précieuse. Ce qui est considéré comme information la plus importante est un nombre entier qui caractérise l’instanton et que les experts appellent le « nombre d’instanton« . S’agissant de l’instanton singulier qui, par construction est unique, ce nombre est 1. 

b) Mais comme l’instanton initial résulte de l’accumulation d’une infinité d’autres instantons, la charge topologique atteint une valeur infinie

Cela voudrait donc dire que l’information portée par l’instanton singulier de taille zéro a une valeur infinie.

A ce sujet, les frères Bogdanov font remarquer qu’Edward Witten observe dans son article consacré aux instantons de taille zéro: « Lorsqu’un instanton rétrécit jusqu’à la taille zéro, l’espace-temps développe un tube infini dans lequel le dilaton (voir aussi dilatondevient infini« . Qu’est ce que dilaton? Un champ primordial de type scalaire qui agit sur la facteur d’échelle de l’Univers. Il peut permettre de comprendre l’expansion de l’Univers et en particulier la phase appelée inflation. Le fait que pour Witten, l’espace-temps développe un « tube infini » lorsqu’un instanton a un rayon nul, débouche ainsi sur l’infini de la densité de charge topologique. 

Poursuivons dans ce qui n’est, il faut le rappeler qu’une hypothèse. La charge topologique de l’instanton est caractérisée par un nombre entier (généralement 1). Sa densité de charge peut être vue comme la suite infinie des nombres entiers. A partir de là, on peut construire tous les nombres, réels et imaginaires. Le temps (pas encore le temps réel ou le temps imaginaire) peut être vu alors comme la suite de nombres (réels ou imaginaires). L’expansion de l’instanton initial de taille zéro dans ce qu’on appellera « l’espace des modules » de l’instanton peut donner une idée du changement d’échelle (Nous retrouvons le dilaton de Witten grâce auquel on peut décrire le commencement du flot temporel).

Il est également possible d’écrire cette suite en langage binaire et de construire ce que les mathématiciens appellent un « nombre-univers »  dans lequel se trouve n’importe quelle succession de chiffres de longueur finie. A partir de là, nous disposons potentiellement le moyen de « coder » toutes les séquences d’information possibles et imaginables et donc de quoi engendrer les 10120 bits d’information qui selon Seth Lloyd ou Stephen Wolfram suffisent pour coder notre Univers tout entier (Voir mon article Au commencement du temps 2) En voiture vers l’origine Depuis 1999, des scientifiques d’un nouveau genre sont apparus, révolutionnaires dans leurs méthodes et dans leurs buts: Seth Lloy, l’un des pères des ordinateurs quantiquesDavid Deutsch, l’inventeur du courant « it from qubit », Sephen Wolfram, le concepteur de Mathematica et promoteur du « programme Univers« …

*Seth Lloyd, professeur de génie mécanique au Massachusetts Institute of Technology et spécialiste de mécanique quantique, est connu pour avoir établi la limite de Lloyd, qui majore le nombre debits d’information traités par l’univers depuis le Big Bang. Cette limite est estimée par ses calculs à 10120 bits.

*Un calculateur quantique ou ordinateur1 quantique, repose sur des propriétés quantiques de la matière : superposition et intrication d’états quantiques

*David Deutsch souscrit à l’interprétation des multivers en matière de mécanique quantique à la suite du physicien Hugh Everett. Selon lui ces multivers seraient l’une des 4 composantes de l’étoffe de la réalité. Il est l’auteur du livre L’étoffe de la réalité (The fabric of reality), caractérisé par un certain sens de la formule.

Outre la théorie quantique, les trois autres fils ou brins qui tissent la réalité sont, selon David Deutsch : l’épistémologie (ou théorie de la connaissance, selon Karl Popper), la théorie du calcul (ou version forte de la théorie de Turing), et la théorie de l’évolution (Charles DarwinRichard Dawkins).*Stephen Wolfram (né en 1959 à Londres) est un scientifique britannique principalement connu pour son logiciel de calcul formel Mathematica, mais qui a également travaillément travaillé en physique des particules et sur les automates cellulaires.

*programme Univers: Can we simplify the universe into a single computer program? That is the question physicist, programmer, businessman, and all-around Renaissance man Stephen Wolfram has dedicated his career tosolving. « We look at the universe. We look at physics. We look at nature. The question is, is there ultimately some simple rule that determines everything that happens in our universe? Is there some ultimate theory of physics that will allow to sort of hold in our hand some specification of everything about our universe and everything about the history of our universe? »

Nous constatons cependant l’immense écart entre ces grands nombres et et les nombres qui caractérisent le monde physique (le monde qui nous entoure) qui, par contraste paraissent très petits.

invariant topologique (blog blog fermaton.over-blog.com)

7)  Le code cosmologique

Est-ce là le secret des choses? Nous venons de voir qu’au point zéro, l’énergie n’existe pas encore. A la place nous trouvons une information primordiale. A la suite des travaux des mathématiciens sur les théories dites « topologiques« , elle est appelée un « invariant topologique » (en travaillant sur les propriétés des instanton et la topologie, le mathématicien anglais Simon Donaldson, les a découverts et a obtenu la médaille Fields) . 


Cet invariant initial est une sorte d’être mathématique, un « code » qu’on appellera « code cosmologique ». Par « construction », cet « être mathématique » pourra contenir toute l’information qui ve permettre par la suite à l’Univers d’apparaître et d’évoluer dans le temps. On pourrait en donner l’image d’un code similaire au code génétique qui contient sous forme « codée » toute l’information qui va permettre à un organisme de se développer. Sous une forme binaire, nous pouvons en extraire n’importe quel type d’information. Cependant, il est impossible d’en connaître la lois initiale, l’algorithme qui permet de le déchiffrer. Peut-être ce qu’on peut extraire de l’Origine, de ce point zéro, est-il l’existence d’un « trace » comme en algèbre, ou en topologie? Ici, la somme est calculée sur le nombre d’instantons de la théorie qui est dans l’hypothèse retenue, infini. Retenons donc que c’est cette trace qui renferme la « loi » à partir de laquelle le code cosmologique pourrait être élaboré.


8)  Le zéro et l’infini.

pour renaître ongasie.com

 

le sacré la-cabane-au-fond-du-jardin.skynetblogs.be/ 8) Le zéro et l’infini.

 

Question ultime avant de terminer le voyage de zéro à l’infini: pourquoi va-t-on passer de la taille zéro (taille de l’Univers à l’instant zéro) à tout ce qui existe aujourd’hui qui s’est « étalé » sur des milliards d’années-lumière tel le DVD qui nous a servi d’image pour illustrer le déroulement de cette histoire du monde initialement dans le zéro de cet instanton initial et se déroulant maintenant dans le temps réel? Quel est donc le « premier moteur »  à partir duquel le temps va commencer sa longue course?

Que voyons nous face à cette singularité initiale? A vrai dire rien! ce n’est qu’un point mathématique, une abstraction invisible qu’on peut représenter par 0, « ce zéro dont va jaillir, des milliards d’années plus tard, notre galaxie, puis la Terre, les insectes géants, les dinosaures et, bien plus tard encore, la gaule et ses millions d’habitants puis la France, Paris, la place du Trocadéro et ses cafés, le champ de Mars et la tour Eiffel », bref, tout ce que nous avons vu dans ces articles, au cours de ce voyage à l’envers dans le temps et cette plongée dans le passé.

Tout serait contenu dans le zéro? Tel était sans doute le rêve de ce moine inconnu, dans les brumes solitaires du Moyen-Age, au IIè siècle, lorsqu’il écrivait dans le codex de Salem: « Tout nombre provient du 1 qui, à son tour, provient du zéro… Omnia ex nihilo creat, conservat, et gubernat. » Une anecdote raconte que Jonh Von Neumann, fasciné par ce nombre, avait pour répondre avec un sourire sarcastique à ceux qui se plaignaient que les mathématiques étaient incompréhensibles: « On ne comprend pas les mathématiques! Tout au plus peut-on s’habituer à elles. » 

Selon lui, le zéro permet d’engendrer, à partir d’un ensemble vide noté \varnothing \,, tous les nombres réels. Comment? Partons de 0 , que nous identifions à l’ensemble vide. Ensuite, considérons l’ensemble qui contient cet ensemble vide. Puisqu’il contient un élément, nous pouvons en déduire que nous avons engendré 1. Le nombre correspond, quant à lui, aux deux entités qui viennent d’être générées précédemment, l’ensemble vide d’une part et l’ensemble contenant l’ensemble vide d’autre part. Il est ainsi possible de générer tous les nombres naturels n, et à partir d’eux  réels. C’est peut-être cette intuition qui amena la mathématicien allemand Léopold Kronecker (ennemi juré de Cantor, autre mathématicien de génie) à s’exclamer: « Dieu a créé les nombres entiers. L’homme a fait le reste. » Est-ce cette possibilité qui a mis Von Neumann sur la piste du premier logiciel informatique, avec l’ordinateur ENIAC en 1945?

Et qu’est-ce que le zéro serait capable d »engendrer? Le nombre de Lloyd dont nous avons parlé au chapitre précédent, soit 10120 bits. Selon lui, ce nombre majore le nombre de bits d’information traités par l’univers depuis le Big Bang. Combien de temps at-il fallu à l’Univers pour « dérouler » ce nombre? 13 milliards 700 millions d’années! Mais, à l’échelle de l’infini qu’engendre le zéro, ce nombre est ridiculement petit. 

Une autre caractéristique du est le fait que n’importe quel nombre élevé à la puissance 0 soit 1. La meilleure (?)  convention possible adoptée aujourd’hui par la plupart des mathématiciens concernant la valeur de 0 puissance 0 est non pas une valeur indéterminée mais 1de même, la factorielle de 0 n’est pas 0, mais à nouveau par convention. On touche ainsi du doigt le formidable « potentiel d’engendrement » du zéro  qui a fasciné tant de mathématiciens. 


Mais il y a encore un propriété du zéro, peut-être la plus extraordinaire: ce nombre est à la fois réel et imaginaire pur, autrement dit il peut être vu comme un nombre complexe. En effet, il peut s’écrire 0 + 0i. Quelle est la conséquence de ce fait mathématique simple? A l’Origine, le zéro n’est pas un être stable, il a un contenu dynamique lié au faut qu’il fluctue, qu’il oscille entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. C’est peut-être là l’origine profonde, la plus fondamentale de ce qui a été appelé la fluctuation quantique de la métrique originelle, la fluctuation du temps entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. Le secret du commencement du temps – l’infini -à partir de zéro.

C’est donc avec cette image-miroir  énigmatique, le reflet de l’infini au fond du zéro, que s’achève notre fabuleux voyage, la remontée du temps vers l’Origine. Dans de prochains articles, je vais continuer ma lecture des frères Bogdanov en essayant de les suivre quand ils veulent montrer que ce point singulier n’est pas une illusion, que les torrents de siècles sont existent vraiment et que le face cachée du temps -sa face imaginaire – est aussi vraie que l’autre, sa face visible.


Ensemble vide…le groupe



1) liens relevé dans cet article

journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov 

scribd.com -Rapport-du-CNRS-sur-les-theses-des-Bogdanoff

choualbox.com -fluctuations quantiques de la signature de la métrique

 

information originelle

elishean.org -le liberté du plan de dieu…

bo.astro.it -des fluctuations à l’effondrement gravitationnel

melafrit.com -theorie de l’information et entropie

 

entropie et information

 

www.maths-et-physique.net -schrödinger et l’équation de la chaleur

opérateur d’évolution: le point de vue de Heisenberg et le point de vue de schrödinger

opérateur d’évolution de heisenberg            opérateur d’évolution de schrödinger

Charge topologique

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fr.wikipedia.org -Espace_de_modules

veritas europe.1- charge topologique instanton

 

le modèle standard science-cosmique.net -le modèle standard cosmologique

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Le paradoxe de l’instant zéro?

dailymotion.com ‘l’univers a-t-il connu un instant zéro?

forums.futura-science -etienne klein: le paradoxe de l’Origine

dieuexiste.com les multivers

jeanzin.fr -l’illision de l’origine et le temps imaginaire?

lacosmo.com -le zéro et l’infini

 

dailymotion.com -etienne-klein-la-brisure-de-symetrie

techno-science.net -décidable et indécidable     wikipedia.org -décidabilité

pourlascience.fr -presque-tout-est-indecidable

maths.wikidot.com -les-theoremes-d-incompletude-de-goedel

chaline.jean -evolution-de-l-univers-les-etapes-de-son-histoire-partie-2

 

Gravitation quantique à boucles et théorie du rebond

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L’univers, la matière, l’évolution, la connaissance

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techno-science.net -des univers à l’intérieur des trous noirs?

blog.belial.fr -Voyage-au-coeur-d-un-trou-noir

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secret-realite.net -trou noir

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jean.petitot -théorie des singularités

 

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lejournaldudruide.blogspot.com -théorie pré espace temps et temps imaginaire

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mathematique.coursgratuits.net -calcul-tensoriel/metrique-et-signature

fr.wikipedia.org- métrique_de_Schwarzschild   ludowalsh.com – métrique et Espace_Minkowski

encyclo.voila.fr -métrique_de_Friedmann-Lemaaî-Robertson-Walker

Bogdanov: état topologique espace-temps à l’insatnt zéro: ++++

forums.futura-sciences.com -lumiere-metrique-euclidienne?l

variétes et espacesimages.math.cnrs.fr qu’est-ce qu’une variété

en.wikipedia.org -espace de Calabi-Yau

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mathematique.coursgratuits.net -variete-topologie

 

Théories topologiques

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jussieu.fr -théotie des noeuds et invariants topologiques…

tel.archives-ouvertes.fr -theorie des champs topologique en mécanique quantique…

forums futura-sciences.com -topologie de l’univers et théories

forums.futura-sciences.com -theorie-topologique-champs

fourier.ujf-grenoble.fr -géométrie et topologie pour la physique

les-mathematiques.net -topologie et théorie des modèles

scholar.google.fr -simon donaldson: la géométrie des 4 variétés

 

Cordes et supercordes:

wikipedia.org -théorie_des_supercordes  fr.wikipedia.org -théorie_des_cordes

iramis.cea.fr -cordes et supercordes ou le rêve d’einstein?

molaire1.perso -la théorie du tout, superforce

 

molaire1. -superforce  assos.utc.fr -superforce, cordes    public.web -Superforce-

wikipedia.org -Supersymétrie   diffusion.ens -supersymétrie, supergravité

futura-sciences.com -supersymetrie

futura-sciences.com -la-supersymetrie-ne-sest-pas-encore-montree-au-lhc

techno-science.net -supersymétrie    techno-science.net -SUSY

www.phys.ens -mécanique quantique supersymétrique

irfu.cea.fr -boson de higgs et supersymétrie

astrosurf.com/luxorion -quantique-supercordes

arte.tv/fr -paysage de cordes   fbon.free.fr -l’unification de la physique et la théorie des cordes

iramis.cea.fr -cordes et supercordes, le rêve d’einstein

physique.coursgratuits.net -la theorie-des-cordes

sciences.ch -théorie des cordes

college-de-france.fr -gabriele-veneziano, leçon inaugurale

soinenmagnetisme.free -Theorie-des-Cordes.pdf

techno-science.net -théorie supercordes

théorie grande unification:

fr.wikipedia.org/wiki/Grande_unification

fr.wikipedia.org -théorie du tout

astronomes.com -le-big-bang/grande-unification

futura-sciences.com -le boson de higgs et la grande unification

dallaglio.free.fr -la grande unification

 

instantons, monopôles: 

arxiv.org edgar witten: petits instantons en théorie des cordespdf 

en.wikipedia.org -Instanton (anglais)

futura-sciences.com -instantons-monopoles

webastro.net -instanton, théorie de hawking

forums.futura-sciences.com -theorie-instantons

wikipedia.org -Instanton   fr.wikipedia.org -monopôle magétique

humbug.in/physics/fr -what-is-localisation-of-instantons

 

futura-sciences.com -monopole-magnetique   news.discovery.com -on-the-trail-of-magnetic-monopoles

larecherche.fr -monopôles magnétiques    antares.in2p3.fr -thèse, détection des monopôles magnétiques.pdf

instanton à partir des dordes ouvertes et des Dbranes -lerda.pdf

la théorie de hawking-turok (instanton)

sydney coleman: conférences gratuites sur le net

 

2) Autres liens que j’ai retenus en rédigeant l’article « l’étincelle du big bang »

xavier.sallantin -histoire de l’univers


membres.multimania.fr -la valse de la mécanique quantique 

linternaute.com -l’origine de l’Univrers 10 puiss-43 sec après le big bang

strange-univers.over-blog.com -L’origine_de_lUnivers

lesturgeons.blogs.nouvelobs -le mur de planck

web-utopia.org -Le-mur-de-Planck

bladi.net dieu et le mur de planck

astro-forum.forumactif.com -mur-de-planck-l-avant-big-bang

yrelay.com -le mur de planck

terre.tv/fr -le visage de Dieu          paperblog.fr -le-visage-de-dieu

pauledouard.over-blog.com -derriere-le-mur-de-planck?

caplibre.over-blog.com -le mur de la connaissance

astrosurf.com/luxorion -le bigbang   astrofiles.net -big_bang

futura-sciences.com -le big-bang

molaire1.perso.sfr -le big bang et l’origine de la matière

youtube.com -la mort du big bang: la théorie des cordes 

cafardcosmique.com -La-theorie-des-supercordes

arapao.org -l’ère de planck


futura-sciences.com -instantons-monopoles

webastro.net -instanton, théorie de hawking

wikipedia.org -Instanton

 

unités de planck    villemin.gerard.free.fr -dimensions de planck

cnrs.fr -unités de planck

thèse des frères bogdanov (.pdf)         journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov

 

wikipedia.org -Physique théorique     wikipedia.org -Physique_quantique

futura-sciences.com -introduction-a-la-physique-quantique

astrosurf.com/luxorion -physique quantique

astrosurf.com/luxorion -la relativite    wikipedia.org -la relativité générale

sciences.univ-nantes- la relativité

 

cosmologie quantique: luxorion. -cosmologie quantique

luxorion -cosmologie quantique instabilité du vide, instanton

futura-sciences.com -cosmologie quantique et conscience

math-et physique.over-blog.com -cosmologie quantique à boucles

fdier.free.fr -cosmologie quantique par le théorie de l’information

consentino.unblog.fr -une-cosmologie-quantique-par-la-theorie-de-linformation

pythacli.chez-alice.fr -cosmologie…quantique

luth2.obspm.fr -la topologie de l’univers est-t-elle chiffonnée?

linternaute.com -mousse quantique à l’échelle de planck

fr.wikipedia.org -Gravitation_quantique_A_boucles

fr.wikipedia.org -la gravitation quantique à boucles et Carlo_Rovelli

arte.tv -entretien avec Rovelli (grav. quant. à boucles)

cpt.univ-mrs.fr -rovelli: la gravitation quantique à boucles

 

 

principe holographique: jeanzin.fr -la-theorie-holographique-de-la-gravitation

wikipedia.org -Principe_holographique

cidehom.com -principe holographique    horobindo.centerblog.net -univers-hologramme-theorie-du-tout

larecherche.fr -l’univers est un hologramme (L Susskind)

futura-sciences.com ‘-univers-sans-frontiere-ni-bord    astrosurf.com/luxorion -hawking univers sans bord

etre-humain.net -stephen-hawking n’est pas dieu

 

futura-sciences.com -le désordre de l’univers, l’entropie      techno-science.net -entropie

jeanzin.fr -entropie, énergie, information

 


satellitesjb.man. -planck surveyor     astro.cardiff.ac planck surveyor       planck.cf.ac.uk -mission

casca.ca -firstplanck/                                cesr.fr centre études spatiales, planck surveyor

physorg.com -planck-surveyor-celestial    astro.cf.ac -plank et hershell satellites

map.gsfc.nasa.gov -wmap

 

 

3) Quelques autres liens découverts en rédigeant l’article la première seconde:

http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-primordiale/

matière et anti-matière: après 10 puissnace -35 secondes

notions de base de la radio-activité

eres-cosmologiques- ere-leptonique      les éres cosmologiques

Historique_du_Big_Bang

températures: Ordre_de_grandeur

science.gouv- aux-origines-de-l-univers-l-enigme-des-premiers-instants

mondedemain.org- l’origine-de-l’univers

cnrs.fr- mysteres-univers

scienceinschool.org- le lhc ou l’etude du big bang

l’univers- de-la-premiere-seconde-a-aujourd’hui

Univers, du big bang aux galaxies  strange-univers.over-blog- Lorigine_de_lUnivers

cnrs.fr- définitions

 

lévolution de l’Univers     knowtex.com -histoire-de-l-univers  syti.net -l’univers, la matière, l’évolution

futura-sciences. question posée par le temps-de-lobservateur

blog.slate.fr -histoire-univers-resume-un-an

les très vielles étoiles (12 milliards d’ années)

la doyenne du cosmos a 13 milliards d’années

science-et-vie.com -l’astre-le-plus-lointain-de-lunivers/

sytinet. histoire de l’univers, de la vie, de l’homme

le big bang par astronoo.com    notre Univers: Chronologie     techno-science: le big bang

Lorigine_de_lUnivers par strange univers

la-machine-a-remonter-14-milliards-dannees

les limites des modèles du big bang   la cosmologie: les problèmes du modèle standard

les premiers pas de l’Univers    -gaz-primordial quelques minutes après le big bang

l’univers structure   l’univers  l’univers visible -jusqu’à 14 milliards d’années

l’horizon cosmologique (contradictions)

l’âge de l’univers et l’exégèse biblique

 

sciences_de_l_ingenieur- les_limites_de_la_connaissance_physique

sciences_de_l_ingenieur- la_relativite_generale

 

4) Quelques liens et blogs notés dans les articles précédents que je revisite de temps en temps:

astronoo- telescopesSpatiaux                                     cnrs.fr les mystères de l’univers 

*la relativité générale.

Penrose: wikipedia.org -la Théorie_des_twisteurs 


*La relativité restreinte.


*blogs sur le principe holographique


*Blogs sur la complexité.


*Autres blogs.